Régent (diamant)

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Régent
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Diamant Régent

Caractéristiques
Type de pierre Diamant
Type de taille Brillant
Poids 140,5 carats
Couleur Blanc
Découverte
Provenance Golconde (Inde)
Découvreur Esclave[1]
Date de découverte 1698
Date de taille 1704-1706
Diamantaire Harris
Possession
Premier acquéreur Thomas Pitt (1701)
Propriétaire actuel Musée du Louvre (1887)
Valeur estimée 650 000 £ (achat en 1717)

Le Régent est un diamant blanc découvert en 1698 à Golconde, en Inde du Sud[2]. Il tient son nom du régent Philippe d'Orléans, l'un de ses premiers acquéreurs. Considéré comme l'une des pierres précieuses les plus remarquables parmi les joyaux de la Couronne de France, arboré entre autres par le roi Louis XV, la reine Marie-Antoinette et l'empereur Napoléon Ier, il est conservé depuis 1887 au Musée du Louvre.

Description et histoire[modifier | modifier le code]

D'abord désigné sous le nom de « Jamchand », le Régent pesait 426 carats lors de sa découverte, en 1698. Thomas Pitt, alors gouverneur de Madras, en fait l'acquisition pour 20 400 £. Réduit à 140,5 carats par le joaillier londonien Harris, qui le taille en brillant entre 1704 et 1706, il est revendu en 1717 pour six cent cinquante mille livres sterling à Philippe, duc d'Orléans et régent de France ; c'est de cette charge, exercée par Philippe d'Orléans de 1715 à 1723, que le diamant tire son nom. Depuis, il fait partie des joyaux de la Couronne de France. En 1722, Louis XV, qui a atteint sa majorité, c'est-à-dire l'âge de treize ans, porte le diamant sur sa couronne lors de son sacre.

Marie-Antoinette le portera souvent comme bijou. En 1792, durant la Révolution, le diamant est volé en même temps que le Bleu de France et d'autres pierres, mais il est retrouvé dès l'année suivante. En 1797, il est mis en gage par le gouvernement, notamment pour financer la campagne de l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte contre les Autrichiens. Il est cependant racheté cinq ans plus tard par Bonaparte, Premier consul.

En 1804, Napoléon Ier arbore le Régent sur la garde de son épée lors de son sacre. L'impératrice Marie-Louise l'emporte sur la route de l'exil, mais elle doit restituer à la France et à Louis XVIII cette pierre inaliénable.

En 1825, Charles X porte le Régent sur la couronne royale lors de son couronnement. Lors de bals aux Tuileries, il scintille au front de l'impératrice Eugénie, qui le fait sertir sur le diadème grec de sa parure de diamants.

En 1887, il échappe avec d'autre gemmes historiques à la vente des diamants de la couronne. Une partie des joyaux de la Couronne de France sont alors vendus aux enchères : les joailliers français Boucheron et Bapst et l'Américain Tiffany & Co. participent activement à cette vente et « achevèrent de dépecer la plupart des joyaux pour en réutiliser les pierres »[3].

Le Régent, conservé sous le numéro d'inventaire MV 1017, est aujourd'hui exposé dans la galerie d'Apollon du Louvre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Gérard Mabille, Les Diamants de la couronne, Paris, Gallimard - Réunion des musées nationaux, 2001.
  • Maurice Payard, Les Tribulations du diamant dit « le Régent » : Le vol des joyaux de la couronne. Le tribunal du 17 août, Paris, 1938.