Référendum espagnol de 1976
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| Référendum sur le projet de loi pour la réforme politique | ||||||||||||||
| Méthode de vote | ||||||||||||||
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| Type d’élection | Référendum | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Votants | 17 599 562 | |||||||||||||
| 77,8 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 17 546 739 | |||||||||||||
| Votes blancs | 523 457 | |||||||||||||
| Votes nuls | 52 823 | |||||||||||||
| Approuvez-vous le projet de loi pour la réforme politique ? | ||||||||||||||
| Oui | 94,17 % | |||||||||||||
| Non | 2,56 % | |||||||||||||
| Nuls | 0,30 % | |||||||||||||
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Le référendum sur le projet de loi pour la réforme politique (en espagnol : Referéndum sobre la Ley para la Reforma Política) est un référendum qui se tint en Espagne le mercredi .
La question soumise au vote était formulée ainsi :
« ¿Aprueba el Proyecto de Ley para la Reforma Política? »
« Approuvez-vous le projet de loi pour la réforme politique ? »
Contexte
[modifier | modifier le code]Le dictateur espagnol Francisco Franco, au pouvoir depuis , est mort le . Lui succède Juan Carlos Ier, nouveau roi d’Espagne à partir du . Il va contribuer à la transition démocratique vers une monarchie parlementaire.
Le roi nomme Adolfo Suárez président du gouvernement, lequel présente la loi pour la réforme politique (Ley para la Reforma Política), ensemble de réformes démocratiques, adoptée par les Cortès (le Parlement) le . En particulier, les modes de scrutin pour l’élection des parlementaires aux deux chambres[1] : un Congrès des députés (scrutin proportionnel, avec les provinces comme circonscription électorale de base), et un Sénat (scrutin majoritaire).
Résultats
[modifier | modifier le code]| Nombre | Pourcentage des votants | |
|---|---|---|
| Votants | 17 964 607 | 77,8 % |
| Blancs et nuls | 576,280 | 3,27 % |
| Exprimés | 17 546 739 | 99,69 % |
| Non : 450 102 (2,56 %) |
Oui : 16 573 180 (94,17 %) | ||
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Les résultats sont homogène par provinces, le "oui" l'emportant sur tout le territoire que ce soit en Cantabrie (89,8 %) ou Almería (96,9 %). Le "Non" dépasse les 5 % en Cantabrie et Tolède, tandis qu'il est inférieur à 1,5 % à Lerida, Orense, Huesca et Huelva. Toutefois le votes blancs dépasse légèrement la barre des 5 % dans les trois provinces basques. La seule province où le vote nul a dépassé 0,5 % est Séville (1,5 %).
Le vote du peuple espagnol au référendum du est, dans l’ensemble, fortement en faveur du projet présenté, bien qu’une partie des oppositions, insatisfaite, ait prôné l’abstention[2], à gauche mais aussi chez les ultras de droite. Quant aux Espagnols résidant en Europe occidentale (hors Espagne), autorisés à voter pour la première fois. les résultats montrent chez eux une abstention massive[3].
Conséquences
[modifier | modifier le code]Cette loi a permis ensuite les élections parlementaires du , premières élections démocratiques (pluralistes) depuis l’éphémère Seconde République (Espagne).
Le Congrès des députés (Congreso de los Diputados) et le Sénat (Senado) issus de ces élections vont élaborer la nouvelle Constitution démocratique, soumise au vote du référendum constitutionnel espagnol de 1978.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Referéndum sobre la Ley para la Reforma Política » (voir la liste des auteurs).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ José-Antonio Novais, « L'instauration d'un régime parlementaire en Espagne sera soumise à referendum en décembre », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Marcel NIEDERGANG, « Une partie de l'opposition prône l'abstention au référendum », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Le Monde, « Le référendum du 15 décembre. Les espagnols résidant en Europe occidentale se sont massivement abstenus », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
