Réchicourt-la-Petite

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Réchicourt-la-Petite
Mairie-école
Mairie-école
Blason de Réchicourt-la-Petite
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Lunéville
Canton Baccarat
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Sânon
Maire
Mandat
Philippe Guillaumont
2014-2020
Code postal 54370
Code commune 54446
Démographie
Population
municipale
62 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 11″ nord, 6° 35′ 01″ est
Altitude Min. 228 m – Max. 313 m
Superficie 5,5 km2
Localisation

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Réchicourt-la-Petite

Réchicourt-la-Petite est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Réchicourt-la-Petite est situé à 16 km au nord-est de Lunéville la plus grande ville aux alentours. La commune est proche du parc naturel régional de Lorraine à environ 7 km.

Le territoire de la commune est limitrophe de 6 communes, dont Bezange-la-Petite se trouve dans le département voisin de la Moselle. Une septième commune, Xanrey, également dans la Moselle, touche Réchicourt-la-Petite dans le nord.

Communes limitrophes de Réchicourt-la-Petite
Juvrecourt Bezange-la-Petite (Moselle)
Arracourt Réchicourt-la-Petite
Bures Parroy Coincourt

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Situé à 258 mètres d'altitude, la commune de Réchicourt-la-Petite s'étend sur 5,5 km2. Le ruisseau de Richarmenil est le principal cours d'eau qui traverse la commune [1]. Le ruisseau de Rozat prend sa source sous Réchicourt-la-Petite et passe sur les territoires de Bures et de Parroy pour se jeter dans le Sanon. Le ruisseau appelé La Prèle prend sa source à Arracourt et passe sur le territoire de Réchicourt-la-Petite pour se jeter dans le Moncel[2].

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Réchicourt vient probablement de "Richari" auquel s'adjoint le mot latin "Curtis" qui signifie domaine[3]. Ce domaine appartenait sans doute à un "Richari" qui est probablement le nom de baptême d'un personnage puissant d'origine allemande, et qui y laisse son nom. "Richari" est composé de "ric" qui signifie puissant et "hari" qui signifie armée[4].

Le nom de Réchicourt-la-Petite a évolué au cours des siècles au gré des copistes et des prononciations avant de se stabiliser au XIXe siècle. Entre 1127 et 1168, le village s'appelait Richiscurt d'après une charte du prieuré de Flavigny, qui nomme son seigneur Matfridus de Richiscurt. Les évêques de Metz semblent avoir rapidement mis la main sur le village dont ils sont les suzerains depuis des temps immémoriaux. Deux chartes de l'abbaye de l'Isle du XIIe siècle mentionnent Richeyrcort et Richicort… La proximité de l'abbaye de Salival avec Réchicourt-la-Petite donne plus de poids à la véracité du nom Richeicourt que l'on trouve en 1269 dans le cartulaire de l'abbaye. En 1447, apparaît La Petite Réchiecourt[5]. Le 17 frimaire An 10 (8 décembre 1801), on voit La Petite Réchicourt, et le 3 ventôse An 10 (22 février 1802) Réchicourt-la-Petite[6].

Kleinrixingen en allemand.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge et la période moderne[modifier | modifier le code]

La toponymie de Réchicourt-la-Petite nous renseigne sur les origines du village qui semble être fort ancien. Il y avait dès les temps romain ou gallo-romain un domaine, un "Curtis" dont le premier possesseur s'appelait probablement Richard. Entre 1127 et 1168, le village a des seigneurs particuliers. Il appartient, d'après une charte du prieuré de Flavigny-sur-Moselle, à un seigneur nommé Matfridus de Richiscurt. Une autre charte du prieuré de Flavigny-sur-Moselle mentionne le don d'une dame, nommée Cunégonde, aux Bénédictins de Flavigny de la moitié de la cure d'Essey-les-Nancy entre 1126-1140. Cette dame est la femme de Mafridi de Richiscurt comme le souligne le texte en latin: "Cunigondis, uxor Mafridi de Richiscurt pro salute animae suae & mariti, & filiorum dedit Sancto Firmino dimidium ecclesiae de Aceio, quartarium unum cum uno servo"[7]. La même Cunégonde, veuve "du seigneur de Richiscurt en contemplation de l’âme de Thierry, son fils" donne la dime de la paroisse de Dompierre à l'Église de Chaulmousey[8].

Les premières mentions de Réchicourt-la-Petite apparaissent aussi dans les cartulaires des monastères de Salival et de Haute-Seille qui vont soit bénéficier des largesses des seigneurs locaux, soit acheter les terres, rentes et héritages dont se séparent la noblesse locale. Ainsi, "en 1268, Mathieu, duc de Lorraine, déclare qu'en sa présence, Mathieu de Moyenvic, du consentement de sa femme Isabelle, a vendu à l'abbé du couvent de Clairvaux, la troisième partie de la dîme de Réchicourt, près Marsal (de Regis curia juxta Marsallum)". Au mois de mai 1269, l'abbaye de Salival achète d'une nommée Jakematte, veuve de Perrin Kabaire, bourgeois de Vic, une maison et une grange, situées à la Petite-Réchicourt, (Richeicourt), et plusieurs terres et prés au ban dudit lieu. Le 22 janvier 1279, Renbauz et Perrins Charterius donnent à la même abbaye ce qu'ils avaient au cours d'eau du moulin de la Petite Réchicourt. En 1290, Bauldouin, dit Thoneins, de Bathelémont, fait encore donation aux religieux de Salival de ce qu'il possédait en héritages à la Petite Réchicourt. Au mois de novembre 1485, l'abbé de Salival admondie à Jacob This et à Hanus de Marsal le moulin de la Petite Réchicourt, avec les dépendances, pour en faire un foulon (moulin).

Par son testament en date du 25 novembre 1657, Nicolas Gérardin, prêtre séculier, curé de la Petite Réchicourt, [du vocable de Saint Laurent] donne à son église et à ses successeurs tous les acquêts qu'il avait faits audit lieu moyennant une messe haute de Requiem tous les vendredis soirs de l'année, et une messe basse, le premier samedi de chaque mois, à l'autel de la Vierge. Un pied-terrier de 1731 fait mention de terres dites le ban Saint-Jean, situées au finage de Réchicourt et appartenant à la commanderie de Gelucourt[9].

La cure du village était unie dès les temps les plus reculés; c'est-à-dire qu'elle était associée avec la manse d'un chapitre, en l'occurrence celui de Domèvre. Il n'est pas connu à quelle date la cure devînt régulière. Peu après 1726, un bras de fer commence entre le Révérend Père Piart, abbé de Domèvre, collateur des cures de Destrich (Destry) et de la Petite Réchicourt, et Mgr de Coislin, prince-évêque de Metz et duc et pair de Coislin, pour pourvoir les deux cures.

En 1737, l'église fut rebâtie sous l'administration du P. Renardy. À sa mort (1747), le P. Malherbe lui succéda ; mais l'évêque ne lui donna qu'une institution restreinte contre laquelle il n'osa réclamer; il n'y resta pas, mais ses successeurs furent plus heureux. (Arch dép., H 1384, 1440). En effet, L'évêque de Metz, Mgr de Saint-Simon, avait donné les pouvoirs au P. Malherbe, " pour un an seulement et en faisant insérer dans les lettres d'institution cette clause inaccoutumée: 'salva natura benecifii, salve juro nostro et cujuslibet alterius.' Le chanoine régulier écrivait qu'il n'avait osé protester contre cette nouveauté, 'parce que, disait-il, je craignais de le fâcher beaucoup par là, ce que je devais extrêmement craindre, non seulement pour moi, mais pour notre congrégation, contre laquelle il est extrêmement indisposé"'[10].

Un colombier, signe de la puissance seigneuriale, se dressait sur le territoire de Réchicourt-la-Petite. Se trouvait-il à côté d'une maison seigneuriale ou d'une maison-forte, résidence des seigneurs attestés possesseurs de la terre ? Rien n'est certain. Le moulin, où les habitants faisaient moudre leur grain, a également disparu.a Révolution de 1789 à Réchicourt-la-Petite

La Révolution de 1789 n'épargna pas le village. En 1907, M. Charles Étienne a publié, sous l'égide du ministère de l'instruction civique, les cahiers de doléances des bailliages de Metz et de Nancy pour les États-Généraux de 1789. Les habitants de Réchicourt-la-Petite y insèrent vingt-neuf doléances dans un procès-verbal daté du 15 mars 1789. Le village compte vingt-neuf feux et les députés sont Jean-Joseph Hannezo et Nicolas Fouquignon. Les signataires du cahier sont Jean Griffaton; Jean-François Marcel, maire et syndict; Jean-Joseph Hannezo; Nicolas Fouquignon et Jean-Gaspard Simon"[11].

Réchicourt-la-Petite au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1836, l'abbé E. Grosse donne quelques informations sur le village: " […] situé près de la route de Moyenvic à Lunéville, sur une côte peu élevée, à 10 kil. au s. e. de Vic, chef-lieu de Canton, à 16 kil. au s. e. de Château-Salins, chef-lieu de l'arr., et à 39 kil. à l'E. de Nancy. Pop.: 233 ind., 23 élect comm., 10 cons. mun., 47 feux et 39 habitations. Territ: 438 hect., dont 422 en terres arab. et 16 en prés. Mes. de Vic; les lettres viennent par Moyenvic. Ce village paraît remonter à une période assez lointaine: nos anciennes chroniques en font mention, mais en se contentant de le nommer, sans donner aucun détail sur son histoire. On sait que Réchicourt appartenait au domaine des évêques de Metz : il répondait à la châtellenie de Vic, bailliage de cette ville, généralité et parlement de Metz, avec les coutumes de l'évéché. Quant au spirituel, il faisait également partie du spirituel du diocèse de Metz ; aujourd'hui, c'est l'annexe de Bezange-la-Petite"[12].

En 1822, il y avait 182 habitants, 36 feux et 27 habitations[13]. En 1862, Réchicourt-la-Petite fait partie du canton de Vic avec Arracourt, Athienville, Bathelémont-les-Bauxemont, Bezange-la-Grande, Bezange-la-Petite, Bourdonnay, Bures, Coincourt, Donnelay, la Garde, Hellocourt, Juvelise, Juvrecourt, Ley, Lezey, Maizières, Marsal, Moncourt, Moyenvic, Ommezay, Vic, Xanrey et Xures. Ces vingt-quatre communes comptent 13,825 habitants[14].

Avant 1870 cette commune faisait partie du canton de Vic-sur-Seille. Après le traité de Francfort, elle a intégré le nouveau canton d'Arracourt avec les huit autres communes restées françaises.


Village endommagé en 1914-1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1969 mars 2001 Henri Defrance    
mars 2001 en cours
(au 16 avril 2014)
Philippe Guillaumont    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 62 habitants, en diminution de -17,33 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
154 170 169 182 200 219 203 210 177
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
186 197 206 181 168 204 190 182 147
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
152 128 125 104 107 93 74 87 77
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
71 61 69 50 73 72 75 62 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, sous le vocable de Saint-Laurent, a été reconstruite après 1918.

Église Saint-Laurent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules à la croix au pied fiché d’or soutenu par un croissant d’argent accostée de deux saumons adossés d’argent, le tout surmonté d’un gril de même. »

Blason arracourt 54.svg Ce blason est une variante des armes du village voisin d'Arracourt qui se blasonnent ainsi: "De gueules à deux saumons adossés d'argent".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-rechicourt-la-petite.html
  2. Lepage, Henri. Dictionnaire topographique de la Meurthe. Paris: Bibliothèque Impériale. 1862. 121 et 113
  3. Morlet, Marie-Thérèse. Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule. Vol 3. Paris: Ed. du C.N.R.S., 1985. 432.
  4. http://www.genealogie.com/nom-de-famille/RICHER.html
  5. Lepage, Henri. Dictionnaire topographique du département de la Meurthe. Paris: Bibliothèque Impériale, 1862. 116
  6. Rondonneau, L. Collection générale des lois, décrets, arrêtés, sénatus-consultes, avis du conseil d'état et réglemens d'administration publiés depuis 1789 jusqu'au 1er avril 1804. Vol 8. 2e partie. Paris: Imprimerie Royale, 1818.653 et 724
  7. Lepage, Maurice. Communes de la Meurthe. Journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et cens de ce département. Vol 1. Nancy: Lepage, 1853. 42.
  8. Ruyr, Jean. Recherches des Sainctes Antiquitez de la Vosges, province de Lorraine. Epinal: Ambroise, 1634. 373.
  9. Lepage, Henri. Les Communes de la Meurthe. Journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département. Vol 2. Nancy: Lepage, 1855. 402-03
  10. Chatton, Abbé. "Histoire de l'abbaye de Saint-Sauveur et de Domèvre. 1010-1789". Mémoires de la société d'archéologie lorraine et du musée historique lorrain. Vol XLVIII. 3. XXVI. Nancy: René Wiener, 1898. 93-94, 169, 202
  11. Étienne, Charles. Cahiers de doléances des bailliages et des généralités de Metz et de Nancy pour les États Généraux de 1789. Vol 1. Nancy: Berger-Levrault et Cie, 1907. 607-08.
  12. Grosse, E abbé. Dictionnaire statistique du département de la Meurthe contenant une introduction historique sur le pays, avec une notice sur chacune de ses villes, bourgs, villages, hameaux, censes, rivières, ruisseaux, étangs et montagnes. Vol 1. Lunéville: Creusat, 1836. 376-77
  13. Michel, L.A. Statistiques administratives et historiques du département de la Meurthe. Nancy: Michel, 1822.455
  14. Lepage, Henri. Dictionnaire topographique de la Meurthe. Paris: Bibliothèque Impériale, 1862. XIX
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .