Récepteur des stéroïdes

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Les récepteurs des stéroïdes[1] (RS, SR en anglais pour steroid receptor) sont des protéines de la superfamille des récepteurs nucléaires liant naturellement les hormones stéroïdes (dont les hormones sexuelles) produites par l'organisme à partir du cholestérol comme :

Ils sont composés des:

Structures[modifier | modifier le code]

Il existe trois types de récepteurs nucléaires.

1) Les récepteurs stéroïdiens homodimèriques: Leur domaine de reconnaissance est souvent palindromique et une fois activé, permettent d'induire l'expression génétique. Ceci est réalisé grâce à l'induction de la liaison d'un coactivateur.

2) Les récepteurs non stéroïdiens hétérodimèriques: Les plus connus sont ceux qui fixent les hormones thyroïdiennes. Il s'agit ici non pas de dimère identiques mais de deux récepteurs totalement différent. Cela implique donc deux hormones différents. L'hormone thyroïdienne se lie au récepteur parallèlement au rétinoïdes (vitamine A) qui se fixe sur son récepteur spécifique. Ces fixations vont se solder par une dissociation du corépresseur ainsi que le recrutement d'un coactivateur.

3) Les récepteurs Orphan.

Mécanisme d'action[modifier | modifier le code]

Les récepteurs aux stéroïdes réalisent une interaction avec l'ADN grâce à un domaine en doigt de zinc[2].

Fonctions[modifier | modifier le code]

Physiopathologie[modifier | modifier le code]

Ces récepteurs peuvent être perturbés par de très nombreux perturbateurs endocriniens — à des doses nettement inférieures (de cent à mille fois) aux doses cytotoxiques — qu'ils soient d'origine biologique, naturelle ou de synthèse comme les xénoestrogène, ou chimique à l'exemple des dioxines, du bisphénol A, des phtalates, des agents ignifuges bromés ou de l'arsenic[3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La formulation « récepteur stéroïde » est fautive : c'est un calque erroné de l'anglais steroid receptor. La traduction mot-à-mot aboutit à un non-sens : ce n'est pas le récepteur qui est un stéroïde, mais l'hormone qui est son ligand naturel. La formulation « récepteur stéroïdien » est utilisée couramment (où « stéroïdien » est un adjectif relationnel renvoyant à « stéroïde »), mais c'est « Récepteur des stéroïdes » qui est la formulation la plus correcte scientifiquement et grammaticalement.
  2. http://atlasgeneticsoncology.org/Educ/TFactorsEng.html
  3. Davey JC, Bodwell JE, Gosse JA, Hamilton JW (2007), Arsenic as an endocrine disruptor: effects of arsenic on estrogen receptor-mediated gene expression in vivo and in cell culture ; Toxicol Sci. juillet 2007; 98(1):75-86. Epub 2007-02-05. (résumé)
  4. Davey JC, Nomikos AP, Wungjiranirun M, Sherman JR, Ingram L, Batki C, Lariviere JP, Hamilton JW (2008 ), Arsenic as an endocrine disruptor: arsenic disrupts retinoic acid receptor-and thyroid hormone receptor-mediated gene regulation and thyroid hormone-mediated amphibian tail metamorphosis ; Environ Health Perspect. février 2008 ; 116(2):165-72 (résumé)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Leonard P. Freedman, The Molecular Biology of Steroid and Nuclear Hormone Receptors — Progress in Gene Expression, éditions Springer, 1998, (ISBN 9780817639525)
  • (en) Q. Ashton Acton, Steroid Receptors—Advances in Research and Application, Scholarly Éditions, 2013, (ISBN 9781481692557)