Règlement de la Coupe du monde de football

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Article principal : Coupe du monde de football.

Le règlement de la Coupe du monde de football est l'ensemble des règles encadrant entre autres le classement, la qualification, l'arbitrage et le jeu de la Coupe du monde de football

Remplacements[modifier | modifier le code]

À partir de la Coupe du monde 1994, chaque équipe a le droit à 3 remplacements par rencontre[1]. En 2018, la FIFA ajoute un quatrième remplacement en cas de prolongation[1].

Critères de qualification[modifier | modifier le code]

Pour les classements en phase de poule, outre les points gagnés (2 puis 3, à partir de 1994, pour une victoire, 1 pour un nul, 0 pour une défaite), la FIFA définit des règles pour départager les équipes en cas d’égalité[2] :

  • en 1954, deux équipes à d’égalité de points ne sont pas départagées par d’autres critères. Si les deux équipes occupent deux places qualificatives, elles sont classées par un tirage au sort, si les deux équipes non départagées ne se disputent qu’une seule place qualificative, elles jouent entre elles un match d’appui qui décide du classement ;
  • en 1958, un critère de départage est rajouté si les deux équipes occupent deux places qualificatives avec le rapport entre le nombre de buts marqués et le nombre de buts encaissés mais si les deux équipes à égalité de points ne se disputent qu’une seule place qualificative, elles jouent encore entre elles un match d’appui ;
  • en 1962 et 1966, le rapport entre le nombre de buts marqués et le nombre de buts encaissés est aussi utilisé pour départager deux équipes à égalité de points ne se disputant qu’une seule place qualificative (la première équipe à devoir à ce critère sa qualification directe pour la suite de la compétition est l’Angleterre au détriment de l’Argentine en 1962) ;
  • à partir de 1970, ce rapport entre le nombre de buts marqués et le nombre de buts encaissés est remplacé par la différence de buts ;
  • à partir de 1974, un critère supplémentaire est rajouté avec une prime à l’attaque, à points et différence de buts identiques, c’est l’équipe qui a marqué le plus de buts qui est classée devant (les premières équipes à devoir à ce critère leur qualification directe pour la suite de la compétition sont l’Italie au détriment du Cameroun et l'Espagne au détriment de la Yougoslavie en 1982) ;
  • ensuite, s’il y a toujours égalité entre deux équipes ou davantage, sont rajoutés les mêmes critères (points, différence de buts, attaque) uniquement dans les matchs entre les équipes à égalité sur les critères précédents. Ces critères supplémentaires ont permis à trois reprises de classer des équipes entre elles : les trois fois en 1994 et uniquement entre équipes partageant des places qualificatives, cela n’a donc pas abouti à l’élimination d’une équipe ;
  • à partir de 2018, est rajouté le critère dit du fair-play, des équipes à égalité de points, de différence de buts, d’attaque dans l’ensemble du groupe et dans les matchs entre ces équipes sont départagées selon le nombre de cartons reçus dans l’ensemble des matchs du groupe (cela profite dès l’année de mise en place du règlement au Japon au détriment du Sénégal qui doit quitter la compétition).

Pour les matchs à élimination directe (huitièmes de finale, quarts de finale, demi-finales, match pour la troisième place et finale), en cas d’égalité à l’issue du temps règlementaire puis des deux périodes de prolongation, le règlement prévoit jusqu’en 1970 de rejouer le match (jusqu’en 1982 pour la finale). La séance de tirs au but pour départager deux équipes ayant fait match nul après prolongation entre en vigueur en 1974[3] mais ne concerne jusqu’en 1982 que très peu de matchs car les Coupes du monde à l’époque proposaient une phase de poules au premier tour comme au second tour. Les matchs touchés par ce nouveau point de règlement sont ainsi celui pour la troisième place (en 1974, 1978 et 1982), les demi-finales (en 1982) et éventuellement la finale à rejouer (en 1974, 1978 et 1982) si une finale s’était terminée sur un nul lors d’un premier match. La séance de tirs au but se généralise à partir de 1986, y compris pour la finale qui n’est plus à rejouer. Dans les faits, aucune finale n’a jamais été rejouée (la première qui aurait pu l'être, sans le changement de règlement, est celle de 1994). Le dernier match rejoué a été Brésil-Tchécoslovaquie (victoire du Brésil) en quarts de finale en 1938. La première qualification décidée aux tirs au but a vu l’Allemagne de l’Ouest éliminer la France en demi-finales en 1982 et le premier titre joué aux tirs au but après un match nul en finale après prolongation est celui de la Coupe du monde 1994 remporté par le Brésil au dépens de l’Italie.

Sur l’ensemble des 21 premières Coupes du monde, pour départager des équipes à égalité :

  • à l'issue d’une rencontre à élimination directe : quatre matchs ont été rejoués (tous en 1934 et 1938) et trente séances de tirs au but ont été nécessaires (au moins une à chaque édition depuis 1982) ;
  • à l’issue d’une phase de poules : cinq matchs d’appui ont été joués (tous en 1954 et 1958) et quatre tirages au sort ont été effectués. Les quatre tirages sont les suivants :
    • deux tirages en 1954 pour classer les deux qualifiés du groupe 1 (Brésil et Yougoslavie) et du groupe 3 (Autriche et Uruguay) : à égalité de points, le rapport de buts (entre le nombre de buts marqués et le nombre de buts encaissés) ou la différence de buts ne sont alors pas pris en compte. Le premier tirage profite à la Yougoslavie qui rencontre en quarts de finale le deuxième du groupe 2 et le deuxième tirage à l’Autriche qui rencontre le deuxième du groupe 4 tandis que Brésil et Uruguay rencontrent respectivement les premiers des groupes 2 et 4 ;
    • pour classer les deux premiers du groupe 1 en 1970, Mexique et Union soviétique à égalité de points et de différence de buts, le tirage permet à l’Union soviétique de terminer première de son groupe (ce qu'elle aurait été effectivement avec le critère du nombre de buts marqués introduit ultérieurement et toujours en vigueur aujourd'hui, tandis que le critère de départage en place jusqu'en 1966 aurait profité au Mexique) ;
    • pour classer les deuxièmes ex æquo du groupe F en 1990, Irlande et Pays-Bas. Cela profite à l’Irlande qui obtient la deuxième place et un huitième de finale plus abordable face au deuxième d’un autre groupe quand les Pays-Bas avec un ticket de troisième doivent rencontrer au même stade de la compétition le vainqueur d’un autre groupe.

Jusqu’alors, le tirage au sort pour classer à l'issue d’une phase de poules des équipes à égalité sur tous les points du règlement n’a jamais abouti à l’élimination d’une équipe et n’a toujours concerné que des équipes occupant des places de qualifiés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b N.B. et R.T., « Coupe du monde 2018 : les cinq nouvelles règles à connaître », sur leparisien.fr, (consulté le 27 juillet 2018).
  2. AFP, « Qualifiés pour les 8e, cartons: le règlement de la Coupe du monde de la Fifa », sur lexpress.fr, (consulté le 27 juillet 2018).
  3. Kicker, numéro spécial pour la Coupe du monde 1974, page 131.