Quoi de neuf, Pussycat ?

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Quoi de neuf, Pussycat ?
Titre original What's New, Pussycat?
Réalisation Clive Donner
Scénario Woody Allen
Acteurs principaux
Sociétés de production Famous Artists Productions
Famartists Productions S.A.
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Romance
Durée 108 min
Sortie 1965

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Quoi de neuf, Pussycat ? (What's New, Pussycat?) est un film franco-américain réalisé par Clive Donner, sorti en 1965.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Michael James, rédacteur en chef d'une revue féminine à Paris, est un séducteur invétéré. Malgré son amour pour Carole Werner, il ne peut ignorer les femmes avenantes qui l'entourent. Pensant qu'il a un problème, il consulte le psychiatre Fritz Fassbender. Ironie du sort, celui-ci souffre d'un complexe de frustration. Un ami de Michael, Victor Shakapopulis, est transi d'amour pour Carole. Cette dernière attend de Michael qu'il la demande en mariage. Mais celui-ci rencontre tour à tour Liz et Renée. Excédée, Carole décide de donner de faux espoirs à Victor dans le but de rendre jaloux Michael.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

L'actrice Capucine en 1962

L'acteur Warren Beatty est à l'origine du projet[1]. Au début des années 1960, après son rôle prometteur dans La Fièvre dans le sang d'Elia Kazan, sa carrière n'avance plus et, alors qu'il se considère l'héritier de James Dean et de Marlon Brando, il se sent relégué aux rôles de playboy par les professionnels du cinéma américain[1]. Il a l'idée de Quoi de neuf, Pussycat ?, une comédie qui traiterait de la « détresse » d'un séducteur[1], lui-même très grand séducteur est notamment connu pour aborder ses conquêtes par la formule « What's new, Pussycat ? ». Il commence à écrire avec son ami le producteur Charles K. Feldman dont il espère qu'il produira le film[1]. Warren Beatty insiste auprès de lui pour qu'il ne donne pas de rôle à sa compagne du moment, la française Capucine (Feldman est connu pour faire engager ses conquêtes sur les films sur lesquels il travaille)[1].

Cherchant un troisième co-scénariste qui puisse insuffler au film la drôlerie nécessaire, ils proposent à Woody Allen, rencontré au cabaret Blue Angel, de travailler avec eux[1]. Woody est alors un humoriste qui se produit dans les clubs et commence à être connu. Feldman lui propose 30 000 dollars, Allen en veut 40 000 mais il accepte finalement le prix de Feldman à condition de tenir un rôle dans le film[1].

Voyant que le personnage féminin du film devient trop « français » (Capucine tiendra effectivement le premier rôle féminin) et que le personnage imaginé pour Woody Allen prend trop d'importance au détriment du sien, Warren Beatty quitte brutalement le projet en imaginant que les deux autres vont lui demander de revenir, ce qu'ils ne font pas[1].

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film est un grand succès[1].

Woody Allen se sentira néanmoins assez frustré du résultat, pensant que le film aurait été meilleur s'il l'avait écrit seul et réalisé[1]. Cette expérience l'incitera à prendre un meilleur contrôle sur ses projets suivants[1].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le personnage que joue Capucine s'appelle Mme Lefebvre, c'est son véritable nom.
  • Françoise Hardy admettra plus tard avoir essentiellement accepté sa petite apparition à la toute fin du film dans l'espoir de rencontrer Peter O'Toole. Elle avouera aussi n'avoir gardé aucun souvenir de cette rencontre.
  • En répétant le petit discours de son personnage d'hôtelier à propos des relations extra-conjugales de sa clientèle, Jacques Balutin, qui doit plusieurs fois employer le verbe anglais "cheat on" ("tromper"), le prononce mal et, lui donne, malgré lui, un sens autrement plus scabreux et provoque l'intarissable hilarité de son partenaire Peter O'Toole.
  • Certaines scènes se déroulant dans la maison du psychanalyste utilisent comme décor naturel le Castel Henriette (1899) d'Hector Guimard, qui sera malheureusement démoli quelques années plus tard, en 1969.

Critique cinématographique[modifier | modifier le code]

  • Marcel Martin, Où est la sincérité ? Qui de neuf, Pussycat ? de Clive Donner, Les Lettres françaises no 1117, 3 février 1966, p. 21

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j et k Peter Biskind, Le Nouvel Hollywod, Le Cherche Midi (réédité en Points), , 692 p. (ISBN 978-2-7578-0427-8), p. 25-28.

Liens externes[modifier | modifier le code]