Quittebeuf

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Quittebeuf
Quittebeuf
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Neubourg
Maire
Mandat
Benoît Hennart
2020-2026
Code postal 27110
Code commune 27486
Démographie
Gentilé Quittebeuviens
Population
municipale
659 hab. (2018 en augmentation de 8,03 % par rapport à 2013)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 29″ nord, 1° 00′ 39″ est
Altitude Min. 131 m
Max. 149 m
Superficie 13,45 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Évreux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Neubourg
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Quittebeuf

Quittebeuf est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Quittebeuf se situe sur le plateau du Neubourg[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 682 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Canappeville », sur la commune de Canappeville, mise en service en 1960[9] et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,6 °C et la hauteur de précipitations de 744 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Évreux-Huest », sur la commune de Huest, mise en service en 1968 et à 16 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,3 °C pour la période 1971-2000[13] à 10,8 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,2 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Quittebeuf est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évreux, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 108 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (97,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (91,5 %), zones urbanisées (5,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Quittebeuf vers 1060 (forme manifestement rajeunie dans une copie du XVIIIe siècle), Guitebuet vers 1140, Guiteboe en 1190, Witebof en 1200, Witeboe 1205[23].

Ce toponyme est composé de deux éléments.

Le premier, Quitte-, résulte de l'évolution de Guite-, dont le [g] initial s'est assourdi en [k], phénomène mainte fois attesté dans la toponymie normande cf. Lanquetot (Seine-Maritime, pays de Caux, Languetot XIIe siècle). Cette évolution phonétique secondaire n'est pas attestée avant le XIVe siècle[24]. Cependant ce [g] initial résultait déjà ici de l'évolution régulière du [w] germanique en [g] en français central, comme le montre d'ailleurs la forme Witeboe de 1205. Quittebeuf est situé au sud de la ligne Joret qui est parallèle à l'isoglosse [v] (au nord) / [g] (au sud) constatée en Normandie. Le [v] au nord résulte dans ce cas d'une évolution régionale secondaire de [w] à partir du XIIe siècle, ainsi note-t-on des attestations du type Vittebeuf encore en 1339.

C'est pourquoi Quitte- représente peut-être l'anthroponyme germanique continental Witto[23], mais le dictionnaire d'Albert Dauzat et Charles Rostaing envisage aussi le mot viti « perche servant de signal »[25], mais aussi plus généralement « marque, repère ». En vieux danois et en anglo-scandinave, l'évolution de la consonne initiale V- est notée W-.

Le second élément, -beuf, fréquent en toponymie normande, est issu du vieux norrois de l'ouest both (c'est-à-dire bóð) « maison, village »[23], lui-même du vieux norrois búð « camp, baraque, maison, foyer ».

Remarque : François de Beaurepaire accorde à bóð le sens de « village » qu'il n'a pas en vieux norrois, mais qu'il a peut-être pris en Normandie selon lui. L'association de -beuf avec un nom de personne n'est pas usuelle, car le même auteur n'en propose aucun pour les autres toponymes en -beuf comme Criquebeuf, Daubeuf, Elbeuf, Marbeuf, Quillebeuf, etc. En outre, l'association d'un nom de personne germanique continentale avec un appellatif d'origine scandinave suffixé est rarement établie dans la toponymie normande. Il est vraisemblable d'attribuer la même origine au Quitte- de Quittebeuf qu'au Vitte- de Vittefleur, Seine-Maritime (voir ce nom) situé au nord de l'isoglosse [v] / [g].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2008 Raymond Prévost    
mars 2008 En cours Benoît Hennart DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

En 2018, la commune comptait 659 habitants[Note 7], en augmentation de 8,03 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
774721780751649648631897611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
562528519535541503502505510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
504509508452441445459441410
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
462404412482481524597598639
2018 - - - - - - - -
659--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne église Saint-Pierre a été détruite par un violent incendie en 1893 ; l'ensemble de l'édifice et du mobilier de la nouvelle église date de 1896.
  • Le monument aux morts commémore les morts des deux guerres mondiales.
  • La Voie Verte Évreux - Le Bec-Hellouin et l'ancienne gare de Quittebeuf.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le plateau du Neubourg », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
  2. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Canappeville - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Quittebeuf et Canappeville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Canappeville - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Quittebeuf et Huest », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique d'Évreux-Huest - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique d'Évreux-Huest - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique d'Évreux-Huest - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. a b et c François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 163.
  24. Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, (lire en ligne), p. 179.
  25. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]