Quintus Caecilius Metellus Baliaricus

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Quintus Caecilius Metellus Baliaricus ou Balearicus est un homme politique de la Rome antique, consul en 123 av. J.-C.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est membre des Caecilii Metelli, branche de l'influente gens romaine plébéienne des Caecilii. Il est le fils aîné de Quintus Caecilius Metellus Macedonicus, il a trois frères (Lucius Caecilius Metellus Diadematus, Marcus Caecilius Metellus et Caius Caecilius Metellus Caprarius) et deux sœurs dénommées Caecilia Metella. Il est le petit-fils d'un Quintus Caecilius. Son nom complet est Quintus Caecilius Q.f. Q.n. Metellus Baliaricus[1].

Il est le père de Quintus Caecilius Metellus Nepos, consul en 98 av. J.-C. et de Caecilia Metella qui épouse Appius Claudius Pulcher, consul en 79 av. J.-C.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

De par son ascendance, de rang consulaire depuis plus de trois générations, Quintus Caecilius est promis à une carrière brillante. Il est nommé triumvir monétaire vers 132 av. J.-C.[2] Il devient ensuite préteur vers 126 av. J.-C.[3]

Consulat et proconsulat (123-121)[modifier | modifier le code]

Il représente la génération où sa famille exerce le plus grand pouvoir sur la République : en 123 av. J.-C., il est consul, ses frères le sont en 117, 115 et 113 av. J.-C., ses cousins germains en 119 et 109 av. J.-C. Quintus Caecilius reçoit le commandement militaire pour soumettre les habitants des îles Baléares qui résistent à la domination romaine depuis trois-quart de siècle et ont laissé se développer une intense activité de piraterie[4]. Sa campagne se poursuit jusqu'en 122 av. J.-C. et la fin de son mandat de consul. Il est alors nommé proconsul afin de mener l'expédition à terme. Vers 121 av. J.-C., il défait les pirates et conquiert Mallorca et Menorca. Pour consolider l'emprise romaine sur les Baléares, Quintus Caecilius fonde à Palma et Pollentia deux colonies de 3 000 Romains qu'il fait venir d'Ibérie[5]. Ses victoires lui valent de célébrer un triomphe à Rome et le surnom de Baliaricus[a 1].

Censure (120)[modifier | modifier le code]

En 120 av. J.-C. il est censeur avec Lucius Calpurnius Piso Frugi pour collègue[6]. Ils confirment probablement Publius Cornelius Lentulus dans sa fonction de princeps senatus mais le ressentiment populaire provoqué par les actions de ce dernier contre Caius Gracchus le contraint à quitter Rome pour la Sicile[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. Broughton 1951, p. 512.
  2. Hamilton 1969, p. 197.
  3. Broughton 1951, p. 508.
  4. Broughton 1951, p. 513.
  5. Morgan 1969, p. 217-231.
  6. a et b Broughton 1951, p. 523.
  • Sources antiques :
  1. Tite-Live, Periochae, 60

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ronald Syme, La révolution romaine, Paris,
  • (en) T. Robert S. Broughton (The American Philological Association), The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, Press of Case Western Reserve University (Leveland, Ohio), coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p.
  • (en) Charles D. Hamilton, « The Tresviri Monetales and the Republican Cursus Honorum », Transactions and Proceedings of the American Philological Association, The Johns Hopkins University Press, vol. 100,‎
  • (en) M. Gwym Morgan, « The Roman Conquest of the Balearic Isles », Californian Studies of Classical Antiquity, no 2,‎ , p. 217-231