Quintette pour piano et cordes no 1 de Dohnányi
Le Quintette pour piano et cordes en ut mineur op. 1 est une composition de musique de chambre d'Ernst von Dohnányi. Composé en 1895 alors que l'auteur est élève à l'Académie des Beaux-arts de Budapest, il est créé la même année à Budapest par le compositeur au piano.
Contexte et création
[modifier | modifier le code]Ernő Dohnányi est encore élève à l'Académie des Beaux-Arts de Budapest lorsqu'il écrit son Quintette pour piano[1]. Il prend pour référence le Quintette pour piano et cordes de Johannes Brahms, mais il est cependant moins torturé que son modèle[1]. Le matériau mélodique est particulièrement riche[1]. Il y a aussi, dans le respect de la forme, une influence de Felix Mendelssohn[1]. L'œuvre est jouée quasiment immédiatement par le Tonkunstlerverein de Vienne[1]. Le Quintette est créé durant l'automne 1895 à Budapest puis à Vienne[1]. L'œuvre est publiée chez N. Simrock sur la recommandation de Johannes Brahms[1].
Structure
[modifier | modifier le code]L'œuvre comprend quatre mouvements[1] :
- Allegro
- Scherzo – Allegro vivace
- Adagio quasi andante
- Finale – Allegro animato
La durée d'exécution est d'environ trente minutes.
Analyse
[modifier | modifier le code]Allegro
[modifier | modifier le code]Le premier mouvement est d'une forme sonate stricte. Le premier thème est donné par le piano dans la tonalité de do mineur[1]. Le deuxième thème est donné dans la tonalité du relatif, en mi bémol majeur[1]. Le développement est court, dans un tempo più mosso[1]. L'exposition, tempo primo, se fait dans la tonalité de do mineur[1]. Une interruption cependant, par un passage adagio, se fait par les cordes, amenant à la coda donnée par le piano[1].
Scherzo – Allegro vivace
[modifier | modifier le code]Le deuxième mouvement est un scherzo classique, où la rythmique est importante et dans un style virtuose[1]. Le trio, qui se joue au violon, au violoncelle et au piano, a des allures schubertiens[1].
Adagio quasi andante
[modifier | modifier le code]Le troisième mouvement est qualifié par Marc Vignal sans « vraie originalité » ni « outrance », « marquant la différence entre l'élève et le modèle »[1].
Finale – Allegro animato
[modifier | modifier le code]Le finale rappelle à plusieurs égards le premier mouvement, notamment par l'invention mélodique et rythmique[1]. La mesure varie du ![]()
au ![]()
[1]. Avant la récapitulation, le thème du premier mouvement revient brièvement, cette fois dans une mesure asymétrique, de même que l'exposition, qui se trouvent être dans une mesure à ![]()
[1]. La fin se fait économe en énergie[1].
Références
[modifier | modifier le code]Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- François-René Tranchefort (dir.) et Marc Vignal, Guide de la Musique de Chambre, Paris, Fayard, , 995 p. (ISBN 9782213024035).

Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la musique :