Quinsac (Gironde)

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Quinsac
La mairie
La mairie
Blason de Quinsac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement de Bordeaux
Canton de Créon
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de l'Entre-deux-Mers
Maire
Mandat
Lionel Faye
2014-2020
Code postal 33360
Code commune 33349
Démographie
Gentilé Quinsacais
Population
municipale
2 115 hab. (2012)
Densité 260 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 45′ 22″ N 0° 29′ 12″ O / 44.7561, -0.48666666666744° 45′ 22″ Nord 0° 29′ 12″ Ouest / 44.7561, -0.486666666667  
Altitude Min. 2 m – Max. 86 m
Superficie 8,14 km2
Localisation

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Liens
Site web www.quinsac33.com

Quinsac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte des régions naturelles de la Gironde.

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux et de son unité urbaine, Quinsac est située dans l'Entre-deux-Mers, au bord de la Garonne, à 15 km en amont de Bordeaux sur la rive droite.

L'Entre-deux-Mers est la région girondine implantée sur un plissement compris entre Dordogne et Garonne. Hachée par leur nombreux petits affluents, elle offre un paysage très vallonné. L'Entre-deux-Mers est bordé au sud par le Bazadais, à l'ouest par le Bordelais, au nord par les Fronsadais, Libournais et Castillonnais et enfin à l'est par la Guyenne. Cette dénomination est popularisée par l'appellation viticole de vin blanc sec correspondant à cette région (avec les Premières côtes de Bordeaux et les appellations de vin moelleux face au Sauternais).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Camblanes-et-Meynac au nord, Cambes au sud-est, Isle-Saint-Georges au sud et Cadaujac à l'ouest, sur la rive gauche de la Garonne.

Communes limitrophes de Quinsac[1]
Camblanes-et-Meynac
Cadaujac               La Garonne
                              Île de la Lande
Quinsac[1]
Isle-Saint-Georges Cambes


Limites administratives de la commune

Hydrographie[modifier | modifier le code]

À Quinsac, la Garonne est très large et toujours sous l'influence des marées. Ainsi, à marée haute, se forme un mascaret qui remonte le fleuve. La vague se brise cependant sur l'île de la Lande et réapparaît en amont, à mi-chemin entre le lieu-dit Esconac et le bourg de Cambes.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de l'Aquitaine est de type océanique, qui se caractérise dans le bordelais par des hivers très doux et des étés chauds. Les précipitations sont fréquentes et réparties tout au long de l'année avec 820 mm d'eau et environ 150 jours pluvieux par an. L'été, les précipitations sont souvent dues à des orages de chaleurs. 

Les températures moyennes sont de 6,4 °C en janvier et de 20,9 °C en août avec une moyenne annuelle de 13,3 °C. La région connaît en moyenne 15 à 20 jours en été où les températures dépassent les 30 °C

Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jul Aoû Sep Oct Nov Déc
Temp. max. moy. (°C) 9 11 14 16 19 23 26 26 23 18 13 10
Temp. min. moy. (°C) 2 3 4 6 10 13 15 15 12 9 5 3
Moyenne (°C) 6 7 9 11 15 18 21 21 18 14 9 7
Précipitations moy. (mm) 76 64 66 66 71 66 53 58 71 86 89 86
Source : The Weather Channel Météo France

Toponymie[modifier | modifier le code]

Quintacius était sans doute, pour nos ancêtres sous influence des Romains, le domaine de Quintius selon certains auteurs[2], de Quintus selon d'autres. Avec le temps, Quintacius se transforme en Quinsac[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Trésor de Garonne trouvé à Quinsac, musée d'Aquitaine.

En 1965, face au château Maleret, à la limite des communes de Camblanes et Quinsac, la grue du dragueur l'Iris remonte un grand nombre de pièces de monnaie. Une équipe d'archéologues conduite par Robert Étienne et Marguerite Rachet fouille alors le site et trouve les restes d'un bateau marchand (gabare) ayant sombré à la suite d'un incendie durant le règne d'Antonin le Pieux (161), les monnaies les plus récentes étant à son effigie.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le 6 février 1352, la seigneurie de Quinsac a été acheté à Marie de Clarac par Galin de Montaut[4],[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Une bâtisse Renaissance (plusieurs chapiteaux de portes ornées) est construite sur le sommet du bourg.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1831, le maire et les habitants envoient une pétition contre leur curé M. Boudon afin que celui-ci soit déplacé. Cette demande ne fût pas retenue, les habitants furent accusés de mauvaise foi à l'égard du curé[6].

Durant l'Occupation, le village est un élément central du maquis local alors qu'il est pourtant le siège de la Kommandantur la plus importante après Bordeaux. Nombre de rues actuelles perpétuent le souvenir de résistants tombés sous les balles de l'occupant.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Quinsac fait partie de l'arrondissement de Bordeaux et de la neuvième circonscription de la Gironde. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune demeure dans le canton de Créon remodelé[7],[8]. Quinsac fait également partie de la communauté de communes des Portes de l'Entre-deux-Mers, membre du Pays du Cœur de l'Entre-deux-Mers.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1989 Claude Massé    
mars 1989 juin 1995 André Daigne    
juin 1995 mars 2001 Jean-Michel Dupont    
mars 2001 mars 2008 Lucien Alloza PCF  
mars 2008 en cours Lionel Faye    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Quinsacais[11].

En 2012, la commune comptait 2 115 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 105 1 096 944 917 1 002 1 036 1 028 1 073 1 129
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 125 1 230 1 183 1 218 1 231 1 171 1 239 1 216 1 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 195 1 166 1 068 969 940 910 948 884 1 013
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 239 1 422 1 527 1 829 1 866 1 764 1 928 1 950 2 115
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'aire d'appellation premières-côtes-de-bordeaux (AOC) du vignoble de l'Entre-deux-Mers. L'exploitation des vignes et la production d'un vin rouge de couleur claire inspiré par les vins exportés vers l'Angleterre au Moyen Âge (french claret) a permis à la commune d'être surnommée la « Capitale du bordeaux-clairet[14] ». Une fête annuelle (initialement le jour de la sainte Catherine) est organisée au mois de mai pour célébrer ce type de vin au caractère particulier. La principale attraction est la mise en fonctionnement d'une fontaine de clairet qui coule pendant une heure, fontaine à laquelle les participants peuvent se servir gratuitement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens, à l'origine d'architecture romane a été entièrement détruite à la fin des années 1860 et a fait place à l'actuelle construction de style néo-gothique due à l'architecte J. Mondet, achevée en 1872[15],[16].
  • L'église Saint-Pierre accueille depuis 1990 un retable inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1986. Ce retable provient de la chapelle édifiée en 1733, par J.-B. Labat de Montclairon, sur les rives de la Garonne (entre les lieux-dits Port du Roy et Esconac). Celle-ci se dénommait chapelle de Sainte-Foy-de-Conques.
  • Le château Péconet, actuel musée local du mur de l'Atlantique, est un édifice représentant l'un des rares exemples de demeure de la première moitié du XVIIe siècle conservé en Bordelais. Le décor sculpté architectural, d'inspiration maniériste, a été puisé dans les recueils d'ornemanistes. Les façades, les toitures du château et l'entrée de la citerne sont classés au titre des monuments historiques par un arrêté du 14 février 2005[17].
  • Le calvaire du chemin du Port du Roy est une sculpture en bois et fonte du milieu du XIXe siècle[18].
  • Le monument aux morts pacifiste, inauguré en 1920, est dû au travail de Gaston Schnegg, sculpteur local — les images du monument sont soumises à droit d'auteur jusqu'en 2023 —.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Rosa Bonheur, née le 18 mars 1822 à Bordeaux au 29 de la rue Saint-Jean à Saint-Seurin (aujourd'hui 55 rue Duranteau à Bordeaux) et morte le 25 mai 1899 au château de By à Thomery, en Seine-et-Marne, est une peintre française qui s'est spécialisée dans les représentations animalières. Son père, Raymond Bonheur, est peintre et l'a encouragée et soutenue dans sa voie alors qu'elle était encore enfant. Sa mère, née de père inconnu, est adoptée par Jean-Baptiste Dublan de Lahet. Rosa Bonheur se plaira à imaginer que le mystère de ses origines cache quelque secret d'État, qu'elle est de sang royal, mais on sait à présent que son protecteur, Dublan de Lahet, était en fait son véritable grand-père.

Elle passe plusieurs années à la campagne, au château Grimont à Quinsac où elle a la réputation d'être un garçon manqué (« J'étais le plus garçon de tous »), réputation qui la suivra toute sa vie et qu'elle ne cherchera pas à faire mentir, portant les cheveux courts et fumant des havanes.

  • Clémentine-Hélène Dufau (1869-1937), peintre et affichiste, est née dans la commune, elle y vécut sa jeunesse dans le domaine viticole de Clauzel acheté par son père en 1863. En 1888, toute la famille quitte le domaine qui est vendu afin d'accompagner Clémentine-Hélène à Paris où elle suit des études artistiques.
  • Le sculpteur Gaston Schnegg (1866-1953), célèbre praticien d'Auguste Rodin, réalisa le monument aux morts de Quinsac[19] d'inspiration pacifiste. Le monument est dominé par un médaillon représentant le visage de terreur de Pierre Schnegg, fils du sculpteur, disparu dans la bataille du Chemin des Dames.
  • André Berry [1902-1986) publia, en 1941, Les Esprits de Garonne. Il écrit à propos de Quinsac où il passa son enfance : « Votre modeste cité, faisant de moi son citoyen d'honneur m'a fait un honneur et un plaisir très grands […] tant il est vrai que le sol qu'ont foulé nos premiers pas reste pour chacun de nous un sol sacré, magique, dont les fleurs, dont les fruits ont plus de prix à nos yeux que toutes les autres fleurs, que tous les autres fruits ». En 1957, il est lauréat du Grand prix de poésie de l'Académie française.
  • Jean Daniel Plassan, écrivain auteur de Quinsac aux XIXe et XXe siècles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Quinsac Blason Tranché, au premier de gueules à la vigne arrachée d'or, au second de sinople à la barque d'or équipée, habillée et flammée du même, voguant sur une rivière de cinq filets alésés aussi d'or, le tout sommé d'un chef d'or chargé de trois quintefeuilles de sinople.
Détails Officiel, présent sur le site internet de la commune

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Quinsac sur Géoportail, consulté le 14 avril 2015.
  2. Quinsac sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 14 avril 2015.
  3. Études étymologiques de Jean-Daniel Plassan
  4. Jean Justin Monlezun, Histoire de la Gascogne depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, 1847, p. 442, (lire en ligne).
  5. P. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, 1843, p. 25, (lire en ligne).
  6. Collectif, L'Ami de la religion, vol. 70, 1832, p. 25, (lire en ligne).
  7. Décret no 2014-192 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Gironde sur le site de Légifrance
  8. Carte des cantons et communes de la Gironde avant et après le redécoupage de 2014 sur le site du conseil départemental de la Gironde
  9. « Notice no LH/1880/37 », base Léonore, ministère français de la Culture
  10. Amicale de jumelage sur le site de la mairie.
  11. Nom des habitants de la commune sur le site habitants.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  14. Site de la mairie de Quinsac
  15. Église Saint-Pierre sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 14 mai 2015.
  16. « Notice d'inventaire de l'église Saint-Pierre-ès-Liens », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 mai 2015.
  17. « Notice MH du château Péconet », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 avril 2015.
  18. « Notice d'inventaire du calvaire », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 avril 2015.
  19. Le monument aux morts de Quinsac