Quartier de reconquête républicaine

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Le quartier de reconquête républicaine (QRR) est un dispositif de la Police de sécurité du quotidien. Il a pour but de lutter contre la délinquance et les trafics en déployant progressivement des moyens de police supplémentaires dans les lieux ciblés.

Ce dispositif, annoncé en février 2018 par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, entre en vigueur à la rentrée 2018 dans quinze quartiers, puis se poursuit jusqu’à la fin 2020 dans quarante-cinq autres quartiers sélectionnés.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les quartiers de reconquête républicaine découlent de la mise en place de la police de sécurité du quotidien. Ils doivent permettre un renforcement de la présence policière sur le terrain mais aussi des unités en charge de l’action judiciaire de proximité[1].

Ainsi, chaque nouveau QRR bénéficie d’un renfort de quinze à trente agents, composés de jeunes policiers sortis d’école mais également de fonctionnaires expérimentés. Au total, le ministre de l’Intérieur a annoncé le déploiement de 1 300 policiers supplémentaires à terme.

Objectifs[modifier | modifier le code]

La lutte contre les trafics est l’un des objectifs majeurs des effectifs supplémentaires déployés, en permettant à la fois d’étendre la présence horaire des policiers, mais également une meilleur connaissance du terrain[2]. À cet égard, le dispositif suit un modèle expérimenté à Marseille[3].

Par ailleurs, une cellule de renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS) est créée dans chaque département accueillant un QRR, dont la mission est de décloisonner les renseignements criminels.

Enfin, un autre objectif affiché est le renforcement des contacts avec la population et les partenariats avec les élus et les autres administrations de l'État.

Quartiers ciblés[modifier | modifier le code]

Les QRR sont choisis parmi les territoires où la délinquance et les trafics ont significativement augmenté. Ils doivent concerner soixante quartiers à la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Lors de l'inauguration du dispositif en septembre 2018, Gérard Collomb a annoncé les quinze premiers quartiers sélectionnés qui accueillent 300 fonctionnaires. Une seconde vague de renforts intervient ensuite dans quinze autres quartiers difficiles avant l’été 2019.

Les quinze premiers QRR annoncés concernant les communes de Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Pau, Nouméa, Trappes, Corbeil-Essonnes, Sarcelles/Garges-lès-Gonesse, Champigny-sur-Marne, Marseille, Lyon, Besançon, Lille, Strasbourg, et Aulnay-sous-Bois/Sevran[4].

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]