Quartier de la Croix de Pierre

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Croix de Pierre
(oc) Crotz de Pèira
Quartier de la Croix de Pierre
L'avenue de Muret
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Commune Toulouse
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 45″ nord, 1° 25′ 25″ est
Transport
Gare TER :
Gallieni-Cancéropôle
Tramway Tramway de Toulouse Ligne T1 du tramway de Toulouse Ligne T2 du tramway de Toulouse :
  • Déodat de Séverac
  • Croix de Pierre
Bus Liste des lignes de bus de Toulouse1112133452​​​​​​​​​​​
Localisation

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Croix de Pierre
(oc) Crotz de Pèira

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Croix de Pierre
(oc) Crotz de Pèira

La Croix de Pierre (en occitan Crotz de Pèira) est un ensemble de quartiers de Toulouse situé dans le sud de Toulouse, près de la Garonne et au sud du quartier Saint-Cyprien. Il correspond au quartier no 11. Il regroupe les quartiers historiques de la Croix de Pierre, des Oustalous et de Sainte-Cécile.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La croix de pierre de la rue Lafage

Le quartier doit son nom à une croix en pierre située au carrefour de l'avenue de Muret et du boulevard Déodat-de-Séverac. Elle fut détruite par la crue de 1875. Une nouvelle croix a été réalisée par la suite, encastrée dans le mur d'une maison à l'angle de la rue Lafage.

Ruines au niveau de l'Avenue de Muret lors de la crue du XIXe siècle

Histoire[modifier | modifier le code]

Démolition du bureau d'octroi en 1967.

Le quartier est situé au sud du centre historique de Toulouse, sur la route de Lugdunum Convenarum, lieu routier majeur mentionné sur les itinéraires antiques d’époque romaine, comme l'Itinéraire d'Antonin qui le place sur la route de Narbonne à Dax (Aquae Tarbellicae) par Toulouse[1].

Dès les années 1500, l'existence de plusieurs croix de pierre, parfois remplacées par des croix métalliques ou dorées, est établie. Un quartier croix-de-pierre existait déjà, où devait s'élever l'église de Croix Daurade [2] ; il s'agissait possiblement alors de Quartier Croix-Daurade ou bien de la Basilique de la Daurade.

Une Carte de Cassini du XVIIIe siècle montre, dans le prolongement de l'avenue de Muret et de l'actuelle route d'Espagne, l'existence de route rectiligne reliant Muret, Noé, Martes [3] menant en terres de Comminges où se trouve notamment la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges qui prit de l'importance dès les XIe et XIIe siècles. Cela laisse supposer qu'en l'empruntant, Clément V et des pèlerins ont dû passer par la Croix de Pierre.

Lors de la crue de 1875, l'avenue de Muret et la Croix de Pierre ont vu 95 et 88 maisons écroulées sur un total de 1002 pour le faubourg Saint-Cyprien[4]. L'actuel boulevard Déodat-de-Séverac constituait alors la limite de l'Octroi, c'est-à-dire la frontière de la ville.

En 1901, cette section de la commune de Toulouse compte déjà environ 1000 habitants [5]. Mais le boulevard Déodat-de-Séverac n'arrive pas encore à la Garonne [6].

Lors de la catastrophe de l'usine AZF de Toulouse en septembre 2001, le quartier est rudement touché par l'explosion. Un rond-point du quartier a été dédié à la mémoire de cet événement. Depuis la catastrophe, le quartier connaît une réhabilitation importante et une partie du quartier a été placée en zone franche pour attirer de nouvelles entreprises[7].

Emplacement du quartier[modifier | modifier le code]

La route d'Espagne.
La Barrière de Muret, au centre du quartier et croisement des 3 principaux axes.

Le quartier est le n°11. Il est entouré par ceux de Langlade au sud, Papus au sud-ouest, la Faourette à l'ouest, Fontaine Lestang et les Arènes au nord-ouest, le Fer à Cheval au nord et l'Île du Ramier à l'est, de l'autre côté de la Garonne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les limites du quartier sont marquées par le boulevard Déodat-de-Séverac au nord, la ligne ferroviaire de Saint-Agne à Auch à l'ouest et au sud et la Garonne à l'est.

En 2018 le quartier a perdu, en territoire sud, la zone d'activité de l'oncopole située sur l'ancienne implantation de l'usine AZF détruite par une explosion en 2001.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aménagement urbain[modifier | modifier le code]

Le lycée Gallieni est situé dans le quartier

Habitat[modifier | modifier le code]

Ce quartier essentiellement résidentiel possède un habitat extrêmement hétérogène :

Le quartier est en évolution constante. Les maisons laissées vacantes au décès des anciens sont achetées, soit par une population plus jeune à la recherche de logements individuels à rénover, soit par des promoteurs immobiliers qui les achètent pour les remplacer par de petits immeubles qui tendent à altérer l'esthétique et la convivialité du quartier. Le comité de quartier veille à vérifier le respect des permis de construire te les engagements pris lors des consultations citoyennes.

Plusieurs commerçants exercent leur métier, de génération en génération quand la vocation commerciale n'est pas sujette à inconvénients d'habitat moderne.

Le quartier se situe sous l'axe de vol des avions pour les décollages et les atterrissages à partir de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Le comité de quartier s'assure que les compagnies aériennes et les autorités de gestion et régulation de l'aéroport respectent bien toutes les règlementations en vigueur.

Une "avant-garde" d'habitants a délaissé la voiture individuelle au profit des transports en commun, du vélo et de la marche à pied. Certains couples n'ont plus qu'une seule voiture.

Éducation[modifier | modifier le code]

Forment le réseau éducatif local :

  • L'école primaire Maurice Bécanne[N 1],
  • le collège Maurice Bécanne,
  • les lycées Galliéni et Déodat de Séverac,
  • l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation de Toulouse Midi-Pyrénées (ESPE)[8],
  • le centre de réinsertion sociale et professionnelle d'adultes handicapés (CRIC Toulouse)[9].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Circuler en vélo[modifier | modifier le code]

Les stations de VélôToulouse[10] :

  • n° 104 sur le trottoir du restaurant et de la salle de spectacle Le Bijou, avenue de Muret,
  • n° 129 et 142, sur le Boulevard Déodat de Séverac,
  • n° 190 et 241, sur la route d'Espagne,
  • n° 274, sur la route de Seysses.

La digue de la Garonne (de la prairie des filtres jusqu'à Portet-sur-Garonne), le boulevard Déodat de Séverac, une partie de la route d'Espagne (en contre voie) et la piste cyclable le long de la ligne SNCF Toulouse Auch offrent des voies sécurisées de circulation cycliste[11]. Ailleurs, des problèmes de coexistence des différents modes de circulation et de transport se posent[12]

Certains espaces de l'île du Ramier (ancienne poudrerie) sont susceptibles de permettre une circulation paisible en vélo avec des enfants.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La station Croix de Pierre du tramway.

Présent[modifier | modifier le code]

Le quartier est bien desservi par le réseau de transports publics de la ville

  • Arènes (à proximité directe)
    • TER Occitanie
    • Train urbain (TER cadencé) de l'agglomération toulousaine Ligne C du réseau de transports en commun de Toulouse
    • Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse
    • Tramway de Toulouse Ligne T1 du tramway de Toulouse Ligne T2 du tramway de Toulouse
    • Linéo de ToulouseL2L3​​​​​​​​​​​​​​
    • Liste des lignes de bus de Toulouse143467​​​​​​​​​​​​​
  • Déodat de Séverac :
    • Tramway de Toulouse Ligne T1 du tramway de Toulouse Ligne T2 du tramway de Toulouse
    • Liste des lignes de bus de Toulouse1334​​​​​​​​​​​​​​
  • Croix de Pierre :
    • Tramway de Toulouse Ligne T1 du tramway de Toulouse Ligne T2 du tramway de Toulouse
    • Liste des lignes de bus de Toulouse11123452​​​​​​​​​​​​

Futur[modifier | modifier le code]

En 2019, les lignes de bus Liste des lignes de bus de Toulouse1252​​​​​​​​​​​​​​ qui desservent le quartier deviendront respectivement les lignes de Linéo (BHNS) L4 et L5.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Les principales artères du quartier sont :

Le quartier est également accessible par :

Vie du quartier[modifier | modifier le code]

Lorsqu'ils s'installent, les nouveaux arrivants apprécient l'esprit de la vie de village entretenu par les habitants car il y a de nombreux artisans et commerçants indépendants, une annexe de la mairie, un bureau des postes, et le marché de plein vent abrité sous les grands platanes du Rond-point de Croix-de-Pierre. La proximité de la Garonne et de l'île du Ramier offre des promenades bucoliques le long du fleuve. L'accès tant au centre ville qu'à la rocade est aisé.

Le quartier est animé par ses diverses associations, culturelles et sportives, la plupart logées dans la maison des associations sise au 2 rue Lafage. Les habitants regroupés dans le comité de quartier de la Croix de Pierre[13] sont très actifs et contribuent au développement de leur environnement et à la diminution des nuisances modernes. L'un des soucis majeurs des habitants du quartier, traumatisés par le souvenir de l'explosion de l'usine AZF, est le déménagement de l'usine SEVESO[14] SH ArianeGroup (ex. SNPE)[15], classée en Seuil haut lors de l'inspection du 19 juin 2018, et située sur l'ile, au sud, la plus en amont.

Les habitants suivent de près le réaménagement de l'île du Ramier qui est à l'étude[16].

Il est prévu la construction d'une maison de quartier lors du réaménagement du site industriel EdF/GdF désaffecté.

La digue, qui protège le quartier des crues de la Garonne, est un lieu de promenade et d'activités sportives. Elle est équipée d'escaliers et de rampes d'accès pour personnes à mobilité réduite.

Le théâtre de la digue est en cours de réhabilitation[17].

Le Bijou est à la fois un bar-restaurant et une salle de spectacles indépendante[18].

Personnages natifs du quartier ou y ayant œuvré[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Bécanne, né le 27 mars 1888 au Mas-d'Azil, Ariège, mort le 2 février 1955 à Toulouse, adjoint au maire de Toulouse de 1947 à sa mort, directeur de l'école de garçons - cours complémentaire Fabre, s'occupa au conseil municipal des œuvres sociales, des cantines scolaires et de l'instruction publique. Source : Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, éditions Milan, 1989.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La station du quarantième des Gaules à Lugdunum des Convènes (Saint-Bertrand-de-Comminges) ausonius.u-bordeaux-montaigne.fr/aloha/PDF/jerome.france/Statio%20SB.pdf
  2. La Grande-Lande et Croix-Daurade (partie du gardiage de Toulouse) / par l'abbé G. Lafforgue,... ; introduction de M. le baron Desazars de Montgailhard,... Auteur : Lafforgue, Guillaume (1845-1912). Auteur du texte Éditeur : E. Privat (Toulouse) Date d'édition : 1909 gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k165109q/f281.image
  3. Carte de Cassini (XVIIIe siècle) Carte de Cassini en couleur (feuilles gravées et aquarellées), issue de l’exemplaire dit de « Marie-Antoinette » du XVIIIe siècle. Producteur de la donnée: Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Laboratoire de démographie et d'histoire sociale, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Bibliothèque nationale de France (BnF (Source gallica)
  4. Les drames de l'inondation à Toulouse / Théophile Astrié Auteur : Astrié, Théophile Éditeur : Arnaud et Labat (Paris) Éditeur : Librairie centrale (Toulouse) Date d'édition : 1875 gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5778575j/f114.image
  5. Guide national et catholique du voyageur en France : avec notices religieuses, historiques et biographiques, pèlerinages, stations balnéaires, renseignements divers, cartes, plans et gravures, tables alphabétiques, etc. Partie 2, 2 Éditeur : maison de la bonne presse (Paris) Date d'édition : 1900-1901 gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1031323/f898.image
  6. gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1031323/f909.image
  7. « Quartier 11: Croix-de-Pierre, Oustalous, Sainte-Cécile », L'Express (consulté le 14 juin 2007)
  8. « Site de Toulouse Croix de Pierre », sur http://espe.univ-toulouse.fr (consulté le 29 janvier 2019).
  9. « Le Cric de Toulouse », sur MDPH31 (consulté le 29 janvier 2019). , « Centre de rééducation des invalides civils », sur CRIC asso (consulté le 29 janvier 2019).
  10. « rouler en vélo en ville », sur VélôToulouse (consulté le 29 janvier 2019).
  11. « Voies cyclables du territoire », sur Toulouse Métropole (consulté le 29 janvier 2019).
  12. « Sécurité routière : piétons et cyclistes très vulnérables », sur FranceInter (consulté le 29 janvier 2019).
  13. « Comité de quartier » (consulté le 29 janvier 2019).
  14. « Les établissements classés SEVESO », sur Ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le 29 janvier 2019).
  15. « Fiche de l'établissement : ARIANE GROUP (ex HERAKLES) » (consulté le 29 janvier 2019).
  16. « Ce sont les premières orientations proposées pour le futur Central Park de l’île du Ramier », (consulté le 29 janvier 2019).
  17. « Le Théâtre de la Digue, acte II », 20 minutes,‎ (lire en ligne, consulté le 29 janvier 2019).
  18. « Le Bijou » (consulté le 29 janvier 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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