Quartet pour le Moyen-Orient

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le Quartet pour le Moyen-Orient, aussi appelé Quatuor pour le Moyen-Orient, Quartet diplomatique ou plus simplement Quartet, est un groupe formé de quatre États et organisations nationales et internationales décidé à réaliser une médiation dans le processus de paix israélo-palestinien. Le Quartet est composé des États-Unis d'Amérique, de la Russie, de l'Union européenne et des Nations unies. Tony Blair est l'envoyé spécial actuel du Quartet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le groupe est nommé en 2002, en réponse à l'escalade du conflit au Moyen-Orient. La création du Quartet fait suite à la déclaration conjointe des membres qui préfigurent le Quartet datant de février 2002 et appelant à une sortie de crise programmée entre Israël et la Palestine[1], et s'inscrit dans le discours du 24 juin 2002 du président américain George W. Bush où il change sa position vis-à-vis de l'État d'Israël et incite à suivre le plan Mitchell[2],[3].

En 2003, le Quartet publie la Feuille de route pour la paix qui vise la reconnaissance par Israël d'un État palestinien autonome, et l'arrêt par la Palestine des attentats contre l'État israélien[4]. La feuille de route a été transmise le 30 avril 2003 au gouvernement israélien et à l'Autorité palestinienne.

James Wolfensohn, l'ancien président de la Banque mondiale, était l'envoyé spécial du Quartet pour le désengagement unilatéral israélien de la bande de Gaza entre et . L'envoyé spécial était chargé par la Quartet de diriger, superviser et coordonner les efforts de la communauté internationale destinés à soutenir l'initiative de désengagement. En mai 2006, la Chine exprime son soutien aux démarches entreprises par le Quartet pour le Moyen-Orient[5].

Le , Tony Blair annonça avoir accepté le poste d'envoyé officiel du Quartet[4], le jour même où il démissionna de ceux de Premier ministre du Royaume-Uni et Membre du parlement. Ceci eut lieu après que des réserves furent émises par la Russie dues à des relations glaciales entre les Royaume-Uni et la Russie, exaspérées par les efforts de l'ancien premier ministre pour obtenir l'extradition d'Andreï Lougovoï pour le meurtre d'un ex-espion du KGB à Londres, Alexandre Litvinenko[6]. L'ONU a néanmoins, vigoureusement soutenu Tony Blair comme étant l'homme adéquat pour ce travail. En novembre 2007, le Quartet organise des pourparlers israélo-palestiniens aux États-Unis afin de concrétiser son projet d'État palestinien à la fin 2008[4].

En 2009, un rapport livré au Sénat et mené par Jean François-Poncet critique dans les faits un Quartet jugé inopérant[7].

En 2010, un conflit diplomatique émerge entre les États-Unis et Israël au sujet de la construction de 1600 logements lancée dans une zone sensible de Jérusalem (Jérusalem-Est) alors que le vice-président Joe Biden est en visite pour échanger sur le sujet. Le Quartet s'est alors prononcé en faveur du camp américain en déclarant ne pas reconnaître l'annexation par Israël de Jérusalem-Est[8]

En octobre 2015, le premier ministre Benyamin Netanyahou annule la visite prévue par le Quartet en Israël[9].

En juillet 2016, le Quartet publie un rapport sur le conflit israélo-palestinien qui encourage Israël à décoloniser certaines régions, et l'État palestinien à réduire ses frappes armées[10]. L'éditorialiste Alexandra Schwartzbrod publie sur Libération un article critiquant l'inutilité du rapport et de ses conclusions[11].

Membres et représentants[modifier | modifier le code]

L'Union européenne est le seul membre de la délégation qui n'est pas également directement présent au Conseil de sécurité des Nations unies[12].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le conseil appuie la déclaration conjointe de Madrid par laquelle les membres du Quatuor demandent aux Israéliens et aux Palestiniens de coopérer aux efforts en cours », sur Un.org, (consulté le 18 novembre 2017)
  2. « Feuille de route : Texte Intégral », sur Ism-france.org, (consulté le 18 novembre 2017)
  3. Ann M. Lesch, « L’ambition hégémonique de George W. Bush sur le Moyen-Orient », sur Cairn.info, (consulté le 18 novembre 2017)
  4. a, b et c « Chronologie d'Israël de 1948 à 2009 », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  5. « Déclaration du Porte-parole du MAE Liu Jianchao sur la question de la paix au Moyen-Orient », sur Amb-chine.fr, (consulté le 18 novembre 2017)
  6. (en) P. Naughton, « Russia and Britain clash over Litvinenko »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times, (consulté le 13 novembre 2017)
  7. « Le Moyen-Orient à l'heure nucléaire », sur Senat.fr, (consulté le 13 novembre 2017)
  8. « Le conflit israélo-palestinien en 2010 : Obama à la barre », sur Iemed.org (consulté le 13 novembre 2017)
  9. « Le Quartet pour le Moyen-Orient annule sa visite prévue mercredi », The Times of Israel,‎ (lire en ligne)
  10. Piotr Smolar, « Le rapport du Quartet au Proche-Orient dénonce la colonisation israélienne et les violences palestiniennes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. Alexandra Schwartzbrod, « A quoi sert le Quartette sur le Proche-Orient ? », Libération,‎ (lire en ligne)
  12. Alfonso Sabatino, « Le rôle de l'Union européenne pour la paix au Moyen-Orient », Le Taurillon,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]