Quand les ténèbres viendront (nouvelle)

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Quand les ténèbres viendront
Publication
Auteur Isaac Asimov
Titre d'origine Nightfall
Langue Anglais américain
Parution 1941
Traduction française
Traduction Michel Deutsch
Parution
française
1966
Intrigue
Genre Science-fiction

Quand les ténèbres viendront (titre original : Nightfall) est une nouvelle de science-fiction d'Isaac Asimov initialement parue en 1941. Elle a été publiée en France dans le recueil de nouvelles Quand les ténèbres viendront en 1970. Cette nouvelle, qui a révélé Outre-Atlantique Isaac Asimov en tant qu'auteur de science-fiction, considérée comme un classique du genre; est présente dans de nombreuses anthologies.

Résumé[modifier | modifier le code]

La planète Lagash est d'être entourée de six soleils (Onos, Dovim, Tano, Sitha, Trey et Petru), offrant à ses habitants un monde sans nuit : la luminosité dépend du nombre de soleils présents dans le ciel, et tout au plus y a-t-il parfois de la pénombre.

Des astronomes de l'université de Saro découvrent qu'une lune orbite autour de Lagash. Cette lune éclipse pendant une demi-journée le seul soleil des six qui reste visible, tous les 2049 ans. Cette découverte s'ajoute à la fouille d'une ville détruite par des destructions cycliques, et à des expériences montrant que la population de Lagash devient folle au bout de seulement 15 minutes de noir total. Enfin, une secte se répand, qui affirme que le monde sera détruit par des choses nommées « étoiles » quand viendra la nuit absolue.

La communauté scientifique se prépare donc au pire pour la planète, par des expériences et en créant un refuge doté d'un dispositif d'éclairage (récemment inventé), où une poignée de personnes pourront se réfugier le temps de l'éclipse.

Celle-ci se produit enfin, et les astronomes découvrent non seulement la réalité des étoiles et l'immensité du cosmos, mais le ciel inimaginable d'une planète située dans un amas globulaire. Cette révélation couplée au noir total les plonge dans le délire, tout comme les cultistes qui s'attaquaient à l'observatoire, et la population entière, qui brûle ses villes pour faire de la lumière.

Parutions[modifier | modifier le code]

Parutions aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Isaac Asimov commença à écrire cette nouvelle le et la termina le . Après quelques modifications, elle fut acceptée par John W. Campbell le .

La nouvelle est parue pour la première fois dans le numéro de de Astounding Science Fiction. C'était la 32e œuvre d'Isaac Asimov, alors étudiant à l'université Columbia. Il fut payé cent soixante six dollars : le tarif habituel de un cent le mot plus une prime de un quart de cent le mot accordée par Campbell, alors directeur de Astounding Science Fiction, pour la qualité de son œuvre[1].

Quand les ténèbres viendront est parue ensuite dans des dizaines d'anthologies. En 1968, l'association Science Fiction Writers of America a élu Nightfall meilleure nouvelle de science-fiction jamais écrite.

En 1990, deux ans avant la disparition d'Asimov, Robert Silverberg et lui ont publié le roman Le Retour des ténèbres (le titre original en anglais, inchangé, reste Nightfall), dans lequel ils développent la nouvelle et y ajoutent une portion se passant avant l'éclipse décrite dans la nouvelle et une autre se passant après. Le roman présente également la particularité – extrêmement rare – de ne faire apparaître strictement aucun être humain.

Parutions en France[modifier | modifier le code]

Elle a été publiée en France dans le recueil de nouvelles Quand les ténèbres viendront en 1970.

Conditions de la rédaction[modifier | modifier le code]

C'est John W. Campbell, directeur de la revue Astounding Science Fiction, qui lui en donna l'idée en lui montrant une citation de Ralph Waldo Emerson :

« Si les étoiles devaient briller une seule nuit au cours d'un millénaire, combien plus les hommes croiraient-ils, adoreraient-ils et conserveraient-ils pendant des générations le souvenir de la Cité de Dieu ! »

Asimov (poussé par Campbell, comme il le raconta par la suite) prit cette phrase à contrepied, et en tira une histoire sombre sur la fragilité des civilisations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Solaris, système doublem
  • Des systèmes avec six étoiles existent vraiment, notamment le système Castor.