Québec, Printemps 1918

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Le monument Québec, Printemps 1918.

Québec, Printemps 1918 est une sculpture créée par l'artiste québécoise Aline Martineau et commémorant les événements survenus lors de l'émeute de Québec, en 1918. Fabriqué par la firme Delisle Monuments Inc.[1] et inaugurée le 4 septembre 1998, elle est érigée à l'angle des rues Saint-Vallier, Saint-Joseph et Bagot, dans le quartier de Saint-Sauveur à Québec[2].

Événements de 1918[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Émeute de Québec de 1918.

Au printemps 1918, des incidents tragiques marquent l'histoire de Québec : le 28 mars, et durant cinq jours consécutifs, des citoyens et des citoyennes manifestent leur opposition à la mobilisation obligatoire et aux méthodes prises par le Gouvernement fédéral pour rabattre les conscrits.

Le 1er avril, tout se gâte lorsque les autorités militaires donnent l'ordre aux 1 200 soldats anglophones amenés expressément de l'Ontario et de l'Ouest canadien de disperser à la baïonnette les gens rassemblés au centre-ville. Les cavaliers chargent la foule. Celle-ci, rassemblée à l'angle des rues Saint-Vallier, Saint-Joseph et Bagot réagit en lançant des pierres aux soldats. Après avoir lu, en anglais, l'ordre de dispersion, les soldats mitraillent la foule tuant quatre personnes et en blessant soixante-dix autres.

Victimes du 1er avril 1918[modifier | modifier le code]

  • Honoré Bergeron, 49 ans, menuisier
  • Alexandre Bussières, 25 ans, mécanicien
  • Georges Demeule, 15 ans, cordonnier et machiniste
  • Joseph-Édouard Tremblay, 20 ans, étudiant à l'École technique

Œuvre commémorative[modifier | modifier le code]

Quatre-vingts ans plus tard, une fleur à pétales humains s'élève en ce lieu au sommet d'une sculpture monumentale. Elle symbolise la vie dont on retrouve la puissance dans le mouvement spontané d'un peuple qui se dresse pour défendre ses convictions et qu'on découvre si fragile aussi quand la mort arrive de façon violente, comme ce le fut, ce printemps-là, pour quatre Québécois. Cette fleur, ainsi déposée, témoigne du respect qu'inspire aux vivants le souvenir de ceux qui laissèrent ici leur vie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Delisle Monuments Inc. », sur www.delislemonuments.com (consulté le 3 avril 2018)
  2. Marie-Josée Nantel, « Modeste commémoration de l'émeute sanglante de 1918 », sur http://www.cyberpresse.ca, Le Soleil,

Voir aussi[modifier | modifier le code]