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Qiu Chuji

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Qiu Chuji
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
CambalucVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
丘處機Voir et modifier les données sur Wikidata
Prénom social
通密Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de pinceau
長春子Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Explorateur, conseiller, chef religieux, écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Nom en religion
長春 子Voir et modifier les données sur Wikidata
Maître
Œuvres principales
Panxi Ji (d), Dadan Zhizhi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Qiu Chuji (chinois simplifié : 丘处机 ; chinois traditionnel : 丘處機 ; pinyin : qiū chǔjī) ou Chang Chun (长春 / 長春, chángchūn, « Printemps long ») est un moine taoïste de la province du Shandong (1148-), disciple du fondateur du courant Quanzhen Dao, Wang Chongyang. Il est lui-même le fondateur de la branche du taoïsme Longmen (龙门 / 龍門, « Porte du dragon »). Il est célèbre pour son voyage en Asie centrale à la rencontre de Gengis Khan, qu'il a instruit dans les principes religieux.

Originaire de la péninsule du Shandong, un bastion du taoïsme, Qiu Chuji entre à l'âge de 18 ans dans la retraite taoïste du mont Kunlun à Ninghai. Il y devient le disciple de Wang Zhe, le fondateur du courant Quanzhen Dao. Avant sa mort en 1170, Wang Zhe désigne Qiu Chuji, désormais titré Maître Qiu Chuji, comme son successeur. Sa renommée grandit à travers la Chine du Nord sous domination de la dynastie Jin. En 1188, il est reçu en audience par l'empereur Jin. Bien que confiné temporairement dans sa ville natale après la mort de ce dernier en raison de l'opposition de ses détracteurs, le soutien continu de la famille impériale lui permet rapidement de retrouver sa liberté de mouvement dans le Shandong[1].

Au début du XIIIe siècle, alors que les Mongols envahissent le Nord de la Chine, la péninsule du Shandong est épargnée par les attaques directes. Cependant, en 1213, de vastes insurrections éclatent contre les Jin, et de nombreux rebelles se rallient à la dynastie Song. Face à cette instabilité, la dynastie Jin et la dynastie Song tentent toutes deux, sans succès, d'obtenir le soutien politique de Qiu Chuji[1].

En 1219, Qiu Chuji, déjà âgé, reçoit une invitation de Gengis Khan, qui avait pris quatre ans auparavant Yanjing (Pékin). La lettre, datée du a été conservée. Le Grand Khan, alors en campagne contre le Khwarezm, est influencé par son médecin personnel qui prétend que Qiu Chuji est âgé de 300 ans et connaît l'immortalité. D'autres conseillers plus sceptiques, tels que Yelü Chucai, soutiennent cette invitation dans l'espoir que le sage taoïste puisse tempérer la violence des méthodes mongoles. La convocation est remise au Shandong par Liu Zhonglu et Jabar Khoja, et Qiu Chuji accepte immédiatement le voyage[1],[2].

Parti en février 1220 avec dix-huit disciples pour Yanjing, Qiu Chuji appris en arrivant que le khan était reparti en expédition en Asie Centrale. Après un an de séjour dans la ville, il se remit en route et rejoignit enfin le conquérant mongol dans le Nord de l'Afghanistan, près de l’Hindū-Kūsh (aujourd'hui dans les environs de Kaboul) aux environs de mai 1222. Le khan lui manifesta un grand respect, le nommant « immortel »[1],[2].

Dès leur premier entretien, Qiu Chuji clarifie la situation en informant le khan qu'il n'existe aucune pilule d'immortalité. Les enseignements spirituels sont brièvement interrompus par la reprise des combats en Afghanistan et reprennent en octobre. Pour prolonger sa vie, Qiu Chuji recommande au souverain l'abstinence sexuelle périodique. Il formule également des conseils politiques et moraux. Il suggère d'accorder une exemption d'impôts de trois ans à la Chine du Nord. Il interprète une forte tempête de neige comme le signe de la colère céleste face au manque de piété filiale des Mongols. À la suite d'un accident de chasse du khan, il condamne la pratique de la chasse[1].

Gengis Khan approuve ces discours. Il remet à Qiu Chuji un paiza ainsi qu'un décret exemptant d'impôts tous les monastères de son ordre, avant de le nommer chef de l'ensemble des moines de Chine[1]. Don fut fait à Qiu Chuji d'une partie des jardins impériaux de Pékin et du temple taoïste du Faite suprême (太极观 / 太極觀, tàijí guàn) qui s’y trouvait[2].

Qiu Chuji regagne Zhongdu (Pékin) un an plus tard et y passe le reste de sa vie. Fort des pouvoirs octroyés par le khan, il mène une politique d'expansion agressive pour son ordre : il convertit de nombreux monastères bouddhistes au taoïsme Quanzhen et ordonne la destruction de leurs images bouddhiques. Cette expansion rapide suscite la colère du conseiller bouddhiste Yelü Chucai, qui en vient à considérer Qiu Chuji comme un imposteur corrompu. Qiu Chuji meurt le 22 août 1227[1].

Un de ses disciples qui l'accompagnait Li Zhichang 李志常 tint un journal de voyage. Un autre admirateur du sage, Sun Xi 孙锡, le publia, et écrivit une préface, datée de 1228. Le texte est intitulé Voyage en Occident du maitre taoïste Qiu Chuji (Chǎngchūn zhēnrén xīyóu jì 長春真人西遊記)[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) Christopher Pratt Atwood, Encyclopedia of Mongolia and the Mongol Empire, Facts On File, (ISBN 978-0-8160-4671-3, lire en ligne), p. 89-90
  2. 1 2 3 Marie Favereau : La Horde, chap. I, 2023, Éd. Perrin, (ISBN 978-2262099558)

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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