Qasem Soleimani

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Qasem Soleimani
Qasem Soleimani

Naissance (61 ans)
Rabor (Iran)
Origine Iranien
Allégeance Drapeau de l'Iran Iran
Arme Corps des Gardiens de la révolution islamique
Grade Major-général
Années de service 1979-présent
Commandement Force Al-Qods
(depuis 1998)
Conflits Guerre Iran-Irak
Guerre du Saada
Conflit israélo-libanais de 2006
Guerre civile syrienne
Guerre d'Irak
Faits d'armes Siège d'Amerli
Bataille d'Al-Anbar
Bataille de Baïji
Bataille de Tikrit
Offensive de la Badiya
Bataille de Boukamal

Qasem Soleimani (persan : قاسم سلیمانی), né le [1] à Rabor (province de Kerman), est un général iranien, commandant de la Force Al-Qods.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il se joint aux Corps des Gardiens de la révolution islamique en 1979, peu après la chute du Chah et l'instauration de la Révolution iranienne de l'Ayatollah Khomeyni. Après avoir participé à l'écrasement d'une révolte kurde dans le nord-ouest du pays, il devient lieutenant. Pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), il sert sur le front sud. Pendant les années 1990, il est commandant des Gardiens de la révolution dans sa province natale de Kerman et se fait remarquer dans la lutte contre le trafic de drogue en provenance de l'Afghanistan voisin.

Ses premières expériences[modifier | modifier le code]

Dix-huit mois après la révolution islamique, Saddam Hussein a envoyé l'armée irakienne envahir le sud-ouest de l'Iran, dans l'espoir de tirer profit du chaos interne. Au lieu de cela, la résistance de l'armée iranienne dirigée par Khomeini a unifié le pays et a arrêté l'invasion irakienne pour des années de guerre brutale. Suleimani a été envoyé à l'avant avec une tâche simple : approvisionner les soldats du front en eau, et il n'a jamais démérité.

Suleimani a gagné une réputation de bravoure, surtout à la suite des missions de reconnaissance entreprises derrière les lignes irakiennes[2]. Sa première expérience au combat fut d'écraser la révolution menée par des groupes kurdes armés à Mahabad, dans l'ouest de l'Iran. Après avoir aidé à pacifier le Kurdistan iranien, Soleimani est parti à la guerre en 1980, en tant que chef d'une compagnie militaire, composée d'hommes de sa ville natale de Kerman qu'il a personnellement rassemblés et instruits.

Il a rapidement gravi les grades en raison de son rôle dans les opérations réussies de reconquête face à l'armée irakienne, dans la province du Khouzistan. Il a fini par devenir le leader de la 41e Division Tharallah[3].

Al-Qods[modifier | modifier le code]

De la fin de 1997 ou au début de 1998, il est nommé à la tête de la Force Al-Qods, un groupe secret d'intervention extra-territoriale. Reconnu comme un brillant tacticien, y compris par les Occidentaux, il œuvre en faveur des chiites au Moyen-Orient, notamment en bâtissant la branche armée du Hezbollah libanais. Le , il est nommé major général par l'Ayatollah Khamenei. À partir de la fin de 2012, il engage les forces armées d'Al-Qods dans le conflit syrien.

Le , dans les heures qui suivent la chute de Mossoul, l'Iran dépêche Qasem Soleimani en Irak[4]. Au cours des mois suivant il intervient notamment lors du siège d'Amerli, la bataille d'Al-Anbar, la bataille de Baïji et la bataille de Tikrit[5].

Il bénéficie d'une popularité importante en Iran, popularité qu'il encourage par l'envoi de photos prises sur les différents théâtres d'opération où il se trouve[6].

Il est légèrement blessé le 22 novembre 2015 à al-Eiss, au sud-ouest d'Alep, lors de combats contre les rebelles[7],[8].

Il a été élu homme de l'année par le site iranien d'informations Khabaronline.ir (conservateur modéré) à la suite d'un sondage conduit sur le site quelques jours avant le 21 mars 2015 (Nouvel-an iranien)[9].

Positions[modifier | modifier le code]

Après la chute de Ramadi, en mai 2015, le général Soleimani accuse les États-Unis de ne « rien faire » pour aider l'armée irakienne contre les terroristes de l'État Islamique[10].

Son image en Iran[modifier | modifier le code]

L'image de Soleimani en Iran est celle d'un irréprochable héros de guerre, un vétéran décoré de la guerre Iran-Irak, dans laquelle il est devenu commandant de la division à moins de trente ans. En public, il est modeste. Lors d'une récente apparition, il se décrit comme « le plus petit soldat »[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Legifrance
  2. a et b Dexter Filkins, « The Shadow Commander », The New Yorker, 30 septembre 2013.
  3. "The enigma of Qasem Soleimani and his role in Iraq". 13 October 2013. Retrieved 14 July 2016.
  4. Irak: le chef d'une unité d'élite iranienne est arrivé dès la prise de Mossoul, AFP, 28 novembre 2014.
  5. Les Gardiens de la révolution iranienne en première ligne contre l’EI en Irak France 24
  6. Frédéric Pichon, « Qassem Soleimani. L'imam caché de la stratégie iranienne », Conflits, no 6, juillet-septembre 2015, p. 52
  7. Le général iranien Souleimani légèrement blessé en Syrie (ONG, source syrienne), AFP, 25 novembre 2015.
  8. Georges Malbrunot, twitter.
  9. http://www.lorientlejour.com/article/915862/souleimani-designe-homme-de-lannee-en-iran.html L'Orient-Le Jour
  10. « Bataille de Ramadi: l’Iran fustige l’inaction des Etats-Unis / Sputnik France - Actualités - Prises de Position - Radio », sur fr.sputniknews.com (consulté le 28 mai 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]