Pyrogène

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En médecine, pyrogène signifie qui « élève la température », « donne de la fièvre ».

La fièvre est généralement une réaction accompagnant un processus inflammatoire.

Les cytokines font partie des pyrogènes permettant certaines réactions immunitaires, ainsi que la « régulation du thermostat hypothalamique ».

Par exemple de l'interleukine-1 (IL-1), cytokine augmente la valeur du « thermostat hypothalamique », qui est sécrétée par les cellules phagocytaires présentes sur un site infectieux. Cette sécrétion est assurée par la prostaglandine E2 (PGE2), qui est elle-même synthétisée à partir de l'acide arachidonique via la cyclo-oxygénase 2 (COX2). Ce qui explique l'effet anti-pyrétiques de d'aspirine lors d'un état fébrile ; il inhibe la COX2 et, diminue indéniablement la production de PGE2 et donc d'Il-1. Ce qui a pour effet de diminuer la chaleur corporelle[1].

  • Certaines maladies infectieuses produisent des fièvres accompagnées de pétéchies produits par thrombocytopénie. La fièvre est généralement une réponse à un microbe ou parasite, et parfois à une sustance pyrogène produite par le microbe et restant présente après sa mort (substance résistant à la cuisson)
    C'est par exemple le cas d'une fièvre récurrente (borréliose endémique de l'Est de l'Afrique, due à la bactérie spirochète Borrelia recurrentis, transmise par des poux ou tiques lors de leurs morsures)[2]. Butler & al.(1979), ont confirmé que ces spirochètes concentrés à partir du sang de trois patients produisent une fièvre chez le lapin. Ce matériau reste cependant pyrogène (produit de la fièvre) après chauffage à 100 °C pendant 15 minutes, ce qui laisse penser que des endotoxines thermorésistantes produites par la bactérie puissent être impliquées, d'autant qu'une endotoxémie a été détectée chez certains patients (7sur 28 patients dans ce cas), mais « associée à d'autres infections bactériennes et à une dysfonction hépatique marquée ». Des Pétéchies ont été observées dans 37 cas (41 %) des 90 patients. Les biopsies des pétéchies y révèlent des cellules rouges et effectivement la présence de spirochètes dans le derme, sans vascularite ni thrombose. La numération plaquettaire de 37 patients porteurs de pétéchies (moy:34x10⁹/L) était significativement plus faible que celle des 53 autres patients (48x10⁹/L) sans pétéchies (P <0,05). D'autres études laissent penser que des toxines émises dans le sang par cette bactérie contribuent à d'autres symptômes dont la « réaction de Jarisch-Herxheimer »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Physiologie humaine : Une approche intégrée, Dee Unglaub Silverthorn (Auteur), Andrew C Silverthorn (Auteur), Bruce R Johnson (Auteur), William C. Ober (Illustrations), Claire Garrison (Illustrations)
  2. (en) Thomas Butler, Paul Hazen, Craig K. Wallace, Sissay Awoke and Aklog Habte-Michael « Infection with Borrelia recurrentis: Pathogenesis of Fever and Petechiae » The Journal of Infectious Diseases Vol. 140, No 5 (Nov., 1979), pp. 665-675 (résumé et 1re page) PMID 528787
  3. (en) Bryceson AD, Cooper KE, Warrell DA, Perine PL, Parry EH. « Studies of the mechanism of the Jarisch-Herxheimer reaction in louse-borne relapsing fever: evidence for the presence of circulating Borrelia endotoxin » Clin Sci. 1972 Sep; 43(3):343-54. PMID 5077513

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr)

Bibliographie[modifier | modifier le code]