Putot-en-Auge

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Putot-en-Auge
Putot-en-Auge
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Intercommunalité Communauté de communes Normandie-Cabourg-Pays d'Auge
Maire
Mandat
Alain Asmant
2020-2026
Code postal 14430
Code commune 14524
Démographie
Gentilé Putotalgiens
Population
municipale
295 hab. (2018 en diminution de 1,34 % par rapport à 2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 03″ nord, 0° 04′ 07″ ouest
Altitude Min. 3 m
Max. 139 m
Superficie 6,58 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Caen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cabourg
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Putot-en-Auge

Putot-en-Auge est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 295 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 750 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Argences », sur la commune d'Argences, mise en service en 1997[8] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,5 °C et la hauteur de précipitations de 748 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Deauville », sur la commune de Deauville, mise en service en 1973 et à 19 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10,3 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,7 °C pour 1981-2010[13], puis à 11 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Putot-en-Auge est une commune rurale[Note 6],[15]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (97 %), forêts (3 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Capella de Putot en 1190[22]; Putot en Auge en 1344[23]; Putot en 1793[24].

En 1906, Putot redevient Putot-en-Auge[24] évitant ainsi l'homonymie avec Putot-en-Bessin.

La plupart des spécialistes ont cru reconnaître dans le type toponymique Putot, un composé en -tot, appellatif d'origine scandinave topt > toft, signifiant « emplacement bâti, ferme », précédé du nom de personne germanique Puto[25],[26]. Cette hypothèse repose sur le fait qu'une grande partie des noms de lieux en -tot sont composés avec un anthroponyme et sur l'existence de toponymes français du type Putteville, dont il existe un hameau dans le département de la Seine-Maritime et une ancienne paroisse dans le département de la Manche.

Outre le fait que le type Putteville soit rare en Normandie, il n'est pas sûr non plus que Putte- représente un nom de personne. Pour François de Beaurepaire, Puteville ancien nom de Saint-Maurice-en-Cotentin, est un pute ville c'est-à- dire « domaine rural, village sale », put(e) étant un terme d'ancien français signifiant « sale »[27], à comparer avec le type Merdosavilla observé dans la Manche et la Seine-Maritime.

Pour expliquer l'élément Pu- de Putot (nom de plusieurs communes et hameaux des départements du Calvados, de la Manche et de la Seine-Maritime), Jean Renaud propose l'ancien scandinave pyttr « puisard » que l'on retrouve également dans Pibeuf (Seine-Maritime, anciennement Putbou), nom de lieu en -beuf de type scandinave[28]. On note aussi un type Putemare, avec -mare également d'origine norroise, dont le premier élément peut être semblable ou représenter l'ancien français put(e). On trouve effectivement en vieux norrois de l'est pyttr (> vieux danois pytt) et en vieil anglais pytt (anglais pit) ayant les sens divers de « fosse, tombe » et « puits, bassin ».

Le gentilé est Putotalgien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
? avril 1998 Jean Moreau - -
avril 1998 2005 Brigitte Lambert - -
avril 2005[29] En cours Alain Asmant[30] SE Éducateur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[30].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2018, la commune comptait 295 habitants[Note 8], en diminution de 1,34 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Après avoir compté jusqu'à 286 habitants en 1836 et 1841, la population de Putot-en-Auge était redescendu à 201 habitants en 1954, avant de dépasser le maximum précédent en 1975 (304) et d'atteindre 352 habitants en 1990. La population baisse à nouveau depuis.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
231187235214273286286264236
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
230240270223217238264214245
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
239221216221238222225234201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
208202304344352330295296298
2018 - - - - - - - -
295--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Candidat au palmarès 2019 du Concours départemental des villes et villages fleuris, Putot-en-Auge a reçu le 2ème prix dans la 1ère catégorie (communes de moins de 1 000 habitants) le 14 octobre 2019[34].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 25 juillet 2021)
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 25 juillet 2021)
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 25 juillet 2021)
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le 25 juillet 2021)
  8. « Station Météo-France Argences - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 25 juillet 2021)
  9. « Orthodromie entre Putot-en-Auge et Argences », sur fr.distance.to (consulté le 25 juillet 2021).
  10. « Station Météo-France Argences - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 25 juillet 2021).
  11. « Orthodromie entre Putot-en-Auge et Deauville », sur fr.distance.to (consulté le 25 juillet 2021).
  12. « Station météorologique de Deauville - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 25 juillet 2021)
  13. « Station météorologique de Deauville - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 25 juillet 2021)
  14. « Station météorologique de Deauville - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 25 juillet 2021)
  15. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  16. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. Charte de Saint-Étienne.
  23. Pouillé de Lisieux, p. 49.
  24. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968
  26. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, éditions Presses universitaires de Caen 1994
  27. François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 206
  28. Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie. Dictionnaire des toponymes d'origine scandinave en Normandie, éditions OREP, 2009 (ISBN 978-2-915762-89-1)
  29. « Municipales à Putot-en-Auge. Alain Asmant prêt pour un troisième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 25 novembre 2015)
  30. a et b Réélection 2020 : « Municipales à Putot-en-Auge. Alain Asmant élu pour un quatrième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 février 2021)
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  34. « Concours des villes et villages fleuris », sur www.calvados.fr (consulté le 22 mai 2020)
  35. « Église », notice no PA00111629, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Manoir », notice no PA00111630, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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