Pujols (Gironde)

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Pujols
Pujols (Gironde)
La mairie dans le château (juillet 2014).
Blason de Pujols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Intercommunalité Communauté de communes Castillon-Pujols
Maire
Mandat
Delphine Condot
2020-2026
Code postal 33350
Code commune 33344
Démographie
Gentilé Pujolais
Population
municipale
528 hab. (2019 en diminution de 11,41 % par rapport à 2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 28″ nord, 0° 01′ 47″ ouest
Altitude Min. 9 m
Max. 98 m
Superficie 7,4 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Coteaux de Dordogne
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web communepujols33.fr/

Pujols est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur un promontoire surplombant les vallées de l'Escouach et de la Dordogne, à environ 5 km à vol d'oiseau au sud (rive gauche) de cette dernière, au sud de Castillon-la-Bataille, la commune de Pujols se trouve à 49 km à l'est de Bordeaux, chef-lieu du département et à 24 km au sud-est de Libourne, chef-lieu d'arrondissement[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Mouliets-et-Villemartin au nord, Doulezon à l'est, Ruch au sud-est sur environ un kilomètre, Bossugan au sud-ouest et Saint-Pey-de-Castets à l'ouest.

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La principale voie de communication routière est la route départementale D 17 qui passe à moins d'un kilomètre à l'ouest du village et qui conduit vers le nord à Castillon-la-Bataille et vers le sud à Bossugan et, au-delà, à Pellegrue ; le village est traversé par la route départementale D 18 qui mène vers l'ouest à cette D 17 puis à Saint-Pey-de-Castets et vers l'ouest vers Doulezon et, au-delà, à Gensac ainsi que par la route départementale D 232 qui rejoint la D 17 au nord et au sud du village.
L'accès à la rive gauche de la Dordogne (département de la Dordogne) le plus proche est le pont dit de Castillon-la-Bataille (pont de pierre entre Mouliets-et-Villemartin et Castillon-la-Bataille), sur la route départementale D 17, distant de 5,5 km vers le nord ; le pont dit de Saint-Magne-de-Castillon (pont « Eiffel » entre Mouliets-et-Villemartin et Saint-Magne-de-Castillon), sur la route départementale D 119, distant de 6 km vers le nord-nord-ouest.
L'accès à l'autoroute A89 (Bordeaux-Lyon) le plus proche est celui de l'échangeur autoroutier avec la route nationale 89 qui se situe à 25 km vers le nord-ouest, tandis que l'accès no 11, dit de Coutras, est distant de 28 km vers le nord et l'accès no 12, dit de Montpon, est distant de 32 km vers le nord-est.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le no 4, dit de La Réole, distant de 38 km par la route vers le sud.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 6,5 km vers le nord-nord-ouest, de Castillon-la-Bataille, sur la ligne Libourne - Sarlat du TER Nouvelle-Aquitaine.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les cours d'eau notables arrosant le territoire communal sont, d'une part, au sud, l'Escouach, qui fait office de limite territoriale avec la commune de Ruch, puis continue vers l'ouest vers Saint-Pey-de-Castets et Civrac-sur-Dordogne où il se jette dans la Dordogne, d'autre part, au nord, son affluent, le Romédol qui fait office de limite avec Mouliets-et-Villemartin avant de rejoindre l'Escouach sur la commune de Saint-Pey-de-Castets et, enfin, le ruisseau de Pedayne, affluent du Romédol, qui naît dans l'est de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 13,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 821 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Sauveterre-de-Guyenne », sur la commune de Sauveterre-de-Guyenne, mise en service en 1978[8] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 809,1 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, dans le département de la Dordogne, mise en service en 1988 et à 41 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[12], à 13,1 °C pour 1981-2010[13], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pujols est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (60,7 %), terres arables (11 %), zones agricoles hétérogènes (10,8 %), prairies (8,3 %), forêts (5,1 %), zones urbanisées (4,1 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme « Pujol Ce lien renvoie vers une page d'homonymie », également patronyme, est assez fréquent en aires linguistiques occitane et catalane ; il s'agit d'un mot occitan issu du bas latin podiollum avec le sens de « petite colline » et dérivé lui-même du latin podium qui désigne une « console », une « élévation ». Le nom de Pujols est dû à sa situation à une centaine de mètres d’altitude.

Le nom de la commune est Pujòus en gascon.

Les habitants en sont les Pujolais[21].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Révolution, la paroisse Notre-Dame de Pujols forme la commune de Pujols[22].

Le , l'amiral Charles Platon, secrétaire d'État du maréchal Pétain, est enlevé par les maquisards du 6e Bataillon FTP à son domicile de Pujols. Condamné à mort, il est exécuté le à Valojoulx[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Gachinard    
mars 2008 2020 Marie-Émilie Sallette PS[24] Retraitée de l'enseignement
2020 En cours Delphine Condot    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2019, la commune comptait 528 habitants[Note 6], en diminution de 11,41 % par rapport à 2013 (Gironde : +7,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0061 012944916892839755839760
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
838803818753770764726745791
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
813765714688668669669636629
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
580534465517573604580595544
2019 - - - - - - - -
528--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Pujols se blasonnent ainsi :

Écartelé, au premier et au quatrième d'argent à la bande d'azur, au deuxième et au troisième de gueules à la grappe de raisin tigée d'argent feuillée d'une pièce d'or.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 43 km pour Bordeaux et 20 km pour Libourne. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 26 août 2014.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Sauveterre-de-Guyenne - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Pujols et Sauveterre-de-Guyenne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Sauveterre-de-Guyenne - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Pujols et Bergerac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Bergerac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Bergerac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bergerac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 25 août 2014.
  22. Historique des communes, p. 42, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 25 août 2014.
  23. Patrice Rolli, « L’Exécution de l’amiral Platon où les errements d’un soldat perdu », Le Périgord dans la Seconde Guerre mondiale, Chronique des années noires du Mussidanais et de l'Ouest de la Dordogne, Éditions l'Histoire en Partage, 2012.
  24. « Résultats départementales 2015 », sur interieur.gouv.fr.
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  29. « Classement MH de l'église Saint-Pierre », notice no PA00083689, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 24 août 2014.
  30. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - pp. 224-225 - Picard - Paris - 1992 - (ISBN 2-7084-0421-0).
  31. « Classement MH du sarcophage », notice no PM33000635, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 25 août 2014.
  32. « Inscription MH du château », notice no PA00083688, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 24 août 2014.