Puihardy

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Puihardy
Puihardy
L'église Saint-Nicolas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Arrondissement de Niort
Canton Autize-Egray
Intercommunalité CC Val de Gâtine
Maire
Mandat
Patrice Douteau
2014-2020
Code postal 79160
Code commune 79223
Démographie
Population
municipale
55 hab. (2015 en diminution de 17,91 % par rapport à 2010)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 27″ nord, 0° 32′ 09″ ouest
Altitude Min. 64 m
Max. 140 m
Superficie 1,18 km2
Localisation

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Puihardy est une commune française, située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine. On peut également trouver le nom de la commune orthographié : Puy-Hardy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 7 km du chef lieu de canton de Coulonges-sur-l'Autize et à environ 30 km de trois villes principales (Niort, Parthenay et Fontenay-le-Comte) Puihardy  est la plus petite commune du département des Deux-Sèvres. Elle s'étend sur 118 hectares et comptait 73 habitants au recensement de 2012.

Elle est limitée au nord par la commune de La Chapelle-Thireuil, Saint-Laurs à l’ouest, Ardin au sud et Fenioux à l’est.

Topographiquement, le territoire communal est un promontoire encadré par deux failles géologiques, plus précisément au nord-est et au sud-ouest deux accidents verticaux N110°E où s’écoulent dans chacun un ruisseau intermittent rejoignant à l’est le ruisseau du Saumort, affluent de l’Autize.

Géologiquement, Puihardy repose sur des niveaux géologique du Cambrien supérieur caractérisé par ses brachiopodes (genre Billingsella). Cette faune est caractéristique de la marge nord-gondwanienne et unique en France.

La commune possède le lieu-dit Les Grandes Landes et La Sauvagère.

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Puihardy
La Chapelle-Thireuil
Saint-Laurs Puihardy Fenioux
Ardin

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Paléolithique, les quartzites de la région de Puihardy semblent avoir servi à la production de bifaces notamment ceux découverts sur la commune de Béceleuf par Roland Sacré.

Pour le moment on ne connait pas de vestiges antiques.

Étymologiquement, Puihardy tire son nom de son relief avec la racine puy qui désigne un tertre, une éminence. Cette racine issue du mot  grec pied, devint podium en latin pour désigner également la rangée de sièges dans un théâtre. En bas latin, le mot Podium a pris le sens de toute chose sur laquelle on s'appuie, de là dérivent les mots appui, appuyer.

 En 1471, son nom s’écrit Puyardy (archives des Deux-Sèvres, E. 279) La carte de Cassini mentionne la même graphie. En 1648,  le nom le de la paroisse est  précédé du vocable de son saint protecteur et devient Saint-Nicolas de Puyhardi  (Pouillé).

Deux bulles du pape Paul II accordent en 1469 à Enjourrand de Monsorbier, abbé de la Chaise Dieu en Auvergne, l’usufruit de la chapelle de Puihardy, soit 50 livres tournois provenant des revenus de ladite chapelle, de ceux de Notre-Dame de Brusson et de maisons à Parthenay.

Puihardy est un fief relevant de Bois-Chapeleau. Après avoir fait partie de l'élection de Parthenay au XVIe siècle, il dépend de la sénéchaussée et de l'élection  de Fontenay-le-Comte.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Honoré Couturier    
1989 2014 André Jean-Larippe[1]    
2014 en cours Patrice Douteau    

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Puihardy, cela correspond à 2004, 2009, 2014[2], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2010, etc.) sont des estimations légales.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8780101109106898898105
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
118104100104102959610389
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
778872809082796874
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
675553554439335757
2015 - - - - - - - -
55--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

}

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Nicolas mesure environ 18 m sur 6,25 m. Elle possède un chevet plat et un transept saillant. Le terrain contigu au bas-côté nord est occupé par le cimetière paroissial à partir duquel une chapelle funéraire formant l’extension du transept nord est accessible.

En 1700, lors de la visite de l’évêque de La Rochelle Mgr Frezeau de la Frezelière à Puihardy, le prieur-curé de la paroisse, Jacques Guicheteau attire son attention sur la vétusté de l’édifice. Il l’informe de la proposition faite par Louis de Raoul, seigneur des Châteliers de Fenioux. Il veut faire entièrement restaurer l’édifice contre la faveur d’y construire une chapelle funéraire pour lui et ses proches. Un accord est signé le jour même entre les parties.

De Raoul promet de faire fondre une cloche de 100 livres. Un an plus tard les travaux de restauration sont achevés. La cloche porte l’inscription suivante : IVAISSADE PRIEUR ET SEIGNEUR DE PUYHARDY MRE GABRIEL DE VILLENON/CHEVALIER SEIGNEUR DE SANSAY PARIN DAME MARGUERITE RAOUL/SON EPOUSE MARAINE 1739/LE BRUN (?)

Elle est datée de 1739, le prieur curé était messire Vaissade, son parrain était Gabriel de Villedon, chevalier-seigneur de Sansais et son épouse Marguerite Raoul fut la marraine.

  • La chapelle mortuaire - famille Raoul, chapelle funéraire de la famille des Châteliers accolée au mur nord de l’église reconstruite.

Cette petite chambre rectangulaire voûtée avec une faible élévation est accessible à partir du cimetière par une porte en plein cintre à l’ouest. Au-dessus de cette entrée on trouve cette inscription : Chapelle des Mort 1701, surmontée d’une pierre carrée, légèrement saillante ayant pu porter un écusson.

L’intérieur est éclairé par une fenêtre en plein cintre ornée de vitraux au nord. Au-dessus, au ras de la voûte se trouve une pierre portant un écusson dont une partie est recouverte d’une ou plusieurs couches de chaux gênant la lecture. Face à la porte d’entrée, au fond, l’autel bas en pierre est sans aucune sculpture. Au pied, faisant l’effet d’une marche, une large pierre rectangulaire écornée porte un écusson.

Devant l’autel, à moins de deux mètres on trouve trois dalles funéraires en granite. Deux mesurent 2 m sur 1,80 m. La troisième est plus petite (la moitié des autres).

Les inscriptions sont peu lisibles du fait des passages successifs. Il s’agit de trois inhumations des seigneurs Raoul.

1) Le 7 août 1700, Claude Raoul meurt et est inhumé dans l’église de Puihardy.

2) Le 2 juillet 1729, une cousine des Villedon, alliés à la famille Raoul des Châteliers, Dame Magdeleine de Marconay, meurt à l’âge de 34 ans et est inhumée dans l’église de Puihardy .

3) Ensuite le 8 juillet 1745, meurt et est inhumé dans l’église de Puihardy, Gabriel Raoul, chevalier seigneur des Châteliers âgé de 53 ans.

Les seigneurs des Châteliers ont choisi leur inhumation à Puihardy plutôt qu’à Fenioux leur paroisse, ou aux Châteliers même, où ils possédaient une chapelle domestique dans laquelle un mariage fut célébré le 1e octobre 1729.

Entre les extrémités de la plus petite dalle et l’autel, un peu à gauche, on voit sur le pavage de la chapelle une trace octogonale, peut-être un bénitier ou une statue quelconque.

Lors de la reconstruction de l’église, on a ménagé dans le mur nord, une large baie cintrée, donnant accès à la chapelle des morts. Une grille fixe en fer forgé sert de séparation.

En 1750, selon le cartulaire d’Alphonse de Poitiers, il y a 22 feux. La paroisse est ensuite réunie à la Chapelle-Thireuil lors du Concordat. En 1820, elle revendique les vases sacrés de l’église ruinée. Le maire s’y oppose mais le préfet intervient et le maire cède. Ensuite, la cloche subit le même sort. Le maire M. Chabiron exige un reçu.

Comme le prouve l’inscription placée à gauche du portail: La première pierre de la reconstruction a été posée le 30 mars 1900, l’église de Puihardy est restaurée.

De la restauration antérieure de 1700 subsiste une pierre trouvée dans les décombres. On ne connaît pas sa place d’origine. Elle porte cette inscription Restaurateur et bienfaiteur de cette église, et fut replacée à droite du portail. La nouvelle église n'offre rien de particulier, excepté sa vieille cloche conservée et réinstallée en 1930.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  2. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 16 avril 2012)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.