Puiforcat (entreprise)

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Puiforcat
Forme juridique SASU[1]
Direction Anne Sarah Panhard
Activité Fabrication d'articles de joaillerie et bijouterie
Société mère Hermès
Effectif 39 en 2018
SIREN 535 205 157
Site web www.puiforcat.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires 4 633 300  en 2018
Résultat net −4 055 800  en 2018 (perte)[2]

Puiforcat est une maison d'orfèvrerie fondée en 1820 à Paris par les frères Émile et Joseph-Marie Puiforcat, et leur cousin Jean-Baptiste Fuchs[3]. La maison Puiforcat se spécialise plus tard dans l'orfèvrerie, par la création d'objets d’usage et d’art de style classique, Art déco et contemporain.

Puiforcat appartient au groupe Hermès depuis 1993[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison Puiforcat est fondée à Paris en 1820 par les frères Émile et Joseph-Marie Puiforcat avec leur cousin Jean-Baptiste Fuchs. C'est le gendre de ce dernier, Louis Victor Tabouret-Puiforcat, qui assure la succession en 1902[5], et c'est surtout grâce à son fils, Jean Puiforcat (1897-1945), l’un des maîtres de l’Art déco qui appliqua dans les années 1920 son esprit moderniste et sa rigueur géométrique au monde de l’orfèvrerie, qu'elle prendra sa notoriété avec des créations « modernistes ». L'entreprise est ensuite achetée en 1943 par Johannes Poncet[6], puis par Castille Investissement, une holding conjointe de Hermès et de Pochet aujourd'hui dissoute[7], avant de passer sous le contrôle intégral du groupe Hermès en 1993.

La collection de pièces d’orfèvrerie exceptionnelles des XVIIe siècle et XVIIIe siècle constituée par son père, Louis-Victor Puiforcat, a été achetée par Stavros Niarchos qui l'a offert en totalité au musée du Louvre à Paris.

Savoir-faire[modifier | modifier le code]

Puiforcat, service à thé Art Déco.

Dans l’atelier de Pantin, les quinze artisans de la maison travaillent essentiellement l’argent massif. Les gestes et les outils s'y transmettent de génération en génération depuis la création de la coutellerie familiale en 1820[8].

L’élaboration de chaque pièce passe par différentes étapes de production : la mise en forme (avec le planage et le tour à repousser), le montage entre les mains de l’orfèvre, le polissage et l’avivage pour la finition. L’élaboration de certaines pièces a nécessité plus de 500 heures de travail[8].

Collaborations[modifier | modifier le code]

En 2000, le spécialiste des champagnes Bruno Paillard a collaboré avec la maison Puiforcat pour créer une timbale à champagne[9]. Le designer Patrick Jouin a conçu en 2010 avec Puiforcat les couverts Zermatt[10], exposés au Museum of Arts and Design à New York[11].

En 2011, en collaboration avec le chef cuisinier Pierre Gagnaire et le designer Gabriele Pezzini, Puiforcat a produit la ligne « Les couteaux d’orfèvre[12] ». En 2013, Puiforcat sort une collection de sept œuvres sculpturales, nommée Magnificat, et signée par les designers Paloma et Juan Garrido[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Chiffre d'affaires, résultat, bilans et mentions légales de la société décrite. », sur www.societe.com (consulté le 4 juin 2019)
  2. Puiforcat sur www.societe.com
  3. Orfèvrerie Puiforcat, Maison +, 5 février 2009
  4. « Hermès et Pochet rachètent Puiforcat », Les Échos, 24 avril 1992.
  5. Notice Puiforcat et Tabouret sur le site du musée d'Orsay.
  6. Françoise de Bonneville et Jean Frémon, « Jean Puiforcat », vol. 9 de Artistes méconnus à reconnaître, éditions du Regard, 1986, p. 38.
  7. « Hermès et Pochet rachètent Puiforcat », sur lesechos.fr, Les Échos, (consulté le 27 octobre 2012).
  8. a et b Marine de la Horte, « Vis ma vie d'artisan chez Puiforcat », Le Point, 11 janvier 2013.
  9. « Puiforcat Launch Champagne Collection », SuperYachts, 7 septembre 2011.
  10. « Patrick Jouin sculpte l'acier pour Puiforcat », Les Échos, 28 janvier 2010.
  11. (en) « French Design Phenom Patrick Jouin Makes His American Museum Debut at MAD this November », Mad Museum, 5 août 2010.
  12. « Le couteau selon Puiforcat », Les Échos, 30 septembre 2011.
  13. « Puiforcat voit l'objet en grand », Côté Maison, 27 février 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]