Puck (magazine)

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Puck
Image illustrative de l'article Puck (magazine)
Columbia en couverture du numéro du . Gravure d'Ehrhart d'après un dessin de Dalrymple.

Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue Anglais, allemand (1871-1882 ?)
Périodicité hebdomadaire
Genre satirique humoristique
Date de fondation 1871
Date du dernier numéro 1918
Ville d’édition St. Louis, puis New York

Propriétaire Keppler & Schwartzmann Publishing Co.
ISSN 1094-6489

Puck est un magazine hebdomadaire satirique illustré américain publié de mars 1871 à septembre 1918.

Histoire du magazine[modifier | modifier le code]

Puck a été fondé en mars 1871 par le dessinateur autrichien Joseph Ferdinand Keppler, réfugié[1] aux Etats-Unis depuis au moins 1867, à St. Louis dans l'État du Missouri : il est associé à son compatriote Adolph Schwartzmann (1838-1904)[2], et c'est d'abord une édition hebdomadaire en langue allemande destinée à la communauté germanophone qui est publiée. Elle est illustrée de caricatures, pour la plupart dessinées par Keppler, et exécutées à partir de gravures sur bois ; il n'est pas certain que l'impression fut en plusieurs couleurs. Cette édition prend fin en février 1872[3].

Le titre emprunte son nom au personnage de l'œuvre de William Shakespeare, Le Songe d'une nuit d'été. Plus tard, un sous-titre est ajouté, « What fools these mortals be » (Comme fous sont ces mortels), tiré de la même comédie.

La rédaction s'installe ensuite à New York, pour une nouvelle série qui démarre le 27 novembre 1876, toujours en allemand ; l'édition anglaise de Puck, an humorous and satirical weekly démarre véritablement le 14 mars 1877 au prix de 10 cents pour 16 pages en moyenne (et ira jusqu'à 32 pages). Progressivement, les unes passent en couleurs grâce à un emploi de la chromolithographie. Au fil des années, Keppler fait appel à de nouveaux dessinateurs comme Opper, Louis Dalrymple, Tom Merry... L'édition allemande semble s'arrêter au début des années 1880. Le principal concurrent est l'Illustrated Newspaper dirigé par Frank Leslie, que Puck dépasse bientôt par des ventes de plus en plus élevées, atteignant les 85 000 exemplaires par semaine.

En 1884, Puck soutient le candidat démocrate Grover Cleveland à la présidence. Les Républicains décident de contre-attaquer en créant Judge, débauchant même des dessinateurs[4].

En 1885, débute la construction d'un nouveau siège social, qui va devenir le Puck Building, énorme bâtisse de couleur rouge, située entre Lafayette et Houston Street, à Manhattan. C'est bientôt une maison d'édition, la Puck Publishing Company, qui édite, en plus du périodique, de nombreux suppléments, des albums illustrés, etc. Les bâtiments incluent un étage dévolue à l'impression (rotatives en noir, presses lithogravure).

En 1888-1890, il existe une édition londonienne du magazine.

L'année 1893 fut particulièrement lourde pour Keppler, il avait décidé d'associer Puck à l'exposition internationale de Chicago, l'organisation d'une édition spéciale lui pesa, sa santé en souffrit et il mourut peu de temps après, en février 1894. Henry Cuyler Bunner (1855-1896), associé de longue date, prit le relais jusqu'à sa mort.

Entre 1902 et 1916, c'est le fils de Keppler, Udo dit « Joseph Keppler Junior » (1872-1956), qui prend la direction du magazine. Le magazine évolue et passe sur papier glacé et à une formule en quadrichromie.

Fin 1916, le magazine est vendu au groupe de presse de William Randolph Hearst, qui passe à une formule mensuelle, et ne parvient pas à enrayer la chute des ventes : le dernier numéro sort le 5 septembre 1918.

Direction[modifier | modifier le code]

  • Joseph Ferdinand Keppler (1871-1894)
  • Sydney Rosenfeld (1877-1878), rédacteur en chef
  • Henry Cuyler Bunner (1894-1896), rédacteur en chef
  • Harry Leon Wilson (1897-1901)
  • Udo Joseph Keppler Jr (1902-1916)
  • John Kendrick Bangs (1904-1905), rédacteur en chef
  • Arthur H. Folwell (1905-1916), rédacteur en chef
  • Karl Schmidt (1916), rédacteur en chef
  • William Randolph Hearst (1917-1918)

Contributeurs[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Deux hypothèses expliquent ce voyage définitif de Keppler et cette volonté de quitter Vienne : son père y vivait déjà, ayant fui l'Autriche après la révolution de 1848 ; d'autre part, en 1866, eut lieu la guerre austro-prussienne : Keppler, plus ou moins comédien, marié à l'actrice Mina Rubens, voulait peut-être échapper à la conscription.
  2. (en)Nécrologie d'Adolph Schwartzmann, in Los Angeles Herald, 5 février 1904.
  3. (en) « Keppler, Joseph » par Catherine Palmer Mitchell, in Dictionary of American Biography, volume V, New York, Charles Scribner's Sons, p. 352–353.
  4. Source d'autorité : Notice du Sénat américain, en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard Samuel West, Satire On Stone, Chicago, University of Illinois Press, 1988, (ISBN 0-252-01497-9).
  • (en) Dan Backer, Puck's Role in Gilded Age Politics, University of Virginia, 1996 — en ligne.
  • (en) Michael Alexander Kahn et Richard Samuel West, Puck: What Fools These Mortals Be. America's first and most influencial magazine of color political cartoons , San Diego, IDW Publishing, 2014, (ISBN 978-1631400469).

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]