Publier ou périr

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L'expression « publier ou périr » (une traduction de l'anglais « publish or perish ») renvoie à l'idée que tout intellectuel doit publier régulièrement, dans les revues scientifiques, des résultats sur ses travaux au risque de voir ses revenus diminuer, ses projets scientifiques suspendus, sa réputation scientifique diminuer ou sa carrière progresser moins vite[1],[2],[3].

La publication régulière est l'une des techniques que peut utiliser un intellectuel pour démontrer sa valeur académique. Ainsi, plusieurs indicateurs, tels l'indice h ou g (en), sont basés sur le nombre de publications et le nombre de citations de ces dernières par les pairs. Les parutions qui sont reconnues par des pairs apportent des avantages à l'intellectuel et à l'institution qui l'emploie. Cette dernière peut voir ses revenus corrélés aux publications du chercheur[4]. Ceux qui enseignent à des élèves qui ne sont pas inscrits dans les cycles supérieurs ou qui complètent des expériences qui ne cadrent pas avec les orientations des publications scientifiques peuvent voir leurs chances d'avancement réduites. La pression imposée par cette approche serait l'une des causes de la piètre qualité de maintes publications scientifiques[5],[6].

Variantes de l'expression[modifier | modifier le code]

  • « Publier ou mourir »[7]
  • « Publier pour exister »[8]
  • « Publier ou crever »

Histoire[modifier | modifier le code]

L'approche publier ou périr existe depuis les années 1960[9]. En 2012, ce phénomène touche les étudiants des cycles supérieurs[9].

Au début du XXIe siècle, « la diffusion des écrits scientifiques est soumise à de profondes mutations liées à la fois à la mondialisation de la science et aux avancées technologiques permises par Internet ». Lors de colloques, des chercheurs en psychologie feraient de multiples présentations centrés sur les mêmes sujets, mais sous des titres différents et en inversant les noms des présentateurs. « Il n’est pas non plus rare [...] de trouver de nombreuses publications sur une thématique à la mode mais dont aucune d’entre elles n’apporte rien de nouveau[10]. »

« Publier est un enjeu majeur pour les chercheurs : c'est par ce moyen qu'ils font connaître leurs travaux, sont reconnus par les collègues de leur discipline, progressent dans leur carrière, obtiennent des financements[11]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Publish or perish » (voir la liste des auteurs)

  1. (en) « Publish or perish », Nature, vol. 467,‎ 2010, p. 252–252 (PMID 20844492, DOI 10.1038/467252a, Bibcode 2010Natur.467..252..)
  2. (en) D. Fanelli, « Do Pressures to Publish Increase Scientists' Bias? An Empirical Support from US States Data », PLoS ONE, Enrico Scalas, vol. 5, no 4,‎ 2010, e10271 (DOI 10.1371/journal.pone.0010271, lire en ligne)
  3. (en) U. S. Neill, « Publish or perish, but at what cost? », Journal of Clinical Investigation, vol. 118, no 7,‎ 2008, p. 2368–2368 (PMID 18596904, DOI 10.1172/JCI36371)
  4. Christina Scott, « Science-Afrique du Sud: De publier ou périr à publier et disparaître », IPS Agence de Presse,‎ 18 mai 2013 (lire en ligne)
  5. (en) M. Gad-El-Hak, « Publish or Perish—An Ailing Enterprise? », Physics Today, vol. 57, no 3,‎ 2004, p. 61–61 (DOI 10.1063/1.1712503, Bibcode 2004PhT....57c..61G)
  6. Marine Corniou, « Science et fraude : à la recherche de solutions », sur http://www.quebecscience.qc.ca, Québec Science,‎ 20 octobre 2013
  7. « 5.1.3 La publication », dans H. Allain et al., Ethique et recherche médicale, Université de Rennes I,‎ 2013 (lire en ligne)
  8. Pierre Trudelle, « Publier pour exister, ou quelques questions à méditer pour cet été… », Kinésiethérapie, La Revue, vol. 6, no 55,‎ juillet 2006 (lire en ligne)
  9. a et b CEETUM, « Séminaires, recherche, rédaction, présenter et publier… ou périr? Pourquoi et comment publier sans prolonger ses études », C d'études ethniques de universités montréalaises,‎ 30 avril 2012 (consulté le 15 novembre 2013)
  10. [PDF] « Publier ou périr ? Quelle place pour la discipline psychologique ? », Pratiques psychologiques, Société française de psychologie, vol. 10,‎ 2004, p. 187–189 (lire en ligne)
  11. Agnès Magron, « La Science accessible à tous », Pour la Science, no 433,‎ novembre 2013, p. 54-55 (frais de consultation requis)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]