Public cible

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Ce terme (masculin) est relativement polysémique :

  • À la télévision ou pour d'autres médias (radio, presse papier, site internet), le terme public cible désigne les caractéristiques principales de l'auditoire qu'une émission de télévision donnée cherche à rejoindre et fidéliser. On le modélise à partir de différentes variables telles que l'âge, le sexe, les goûts culturels ou sportifs, etc.
  • En politique, le public-cible d'un parti au sein de l'électorat est soit celui qui vote déjà pour un parti politique, soit celui qui pourrait changer de camp ou cesser d'être abstentionniste, soit de nouveaux électeurs fraichement inscrits sur les listes électorales[1].

Variante[modifier | modifier le code]

Dans tous ces cas, et d'autres, la notion de public cible peut aussi désigner les influenceurs (personnes qui au sein d'un groupe-cible, seront le plus d'influentes pour faire accepter une idée ou un programme par les autres membres du groupe).

Évolutions au début du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans le domaine de la communication (commerciale, religieuse, militaire, idéologique et de propagande politique…), l'apparition du Web 2.0, des réseaux sociaux, des algorithmes d'exploration du big data, et de logiciels dits d'intelligence artificielle a développé l'astroturfing, la manipulation par les fake news et le trollisme et fait naitre un « micro-ciblage » de plus en plus fin. Ce fut le cas par exemple, avec des campagnes de micro-ciblage construites par AggregateIQ, sur la base des données (illégalement) réunies par Cambridge Analytica, afin de modifier — sans qu'il ne s'en rendent compte — le comportement de vote ou d'abstentionnisme d'électeurs-cibles lors de l'élection présidentielle américaine de 2016 (qui a conduit à l'élection de Donald Trump), puis lors du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne (qui a conduit au Brexit). Ce faits ont été publiquement mis en évidence lors des révélations de lanceurs d'alerte, lors scandale Facebook-Cambridge Analytica. Ces manipulations faisaient suite à des commandes de partis conservateurs, mises en œuvre par AggregateIQ et Cambridge Analytica. Le micro-ciblage a notamment été construit à partir de données personnelles (volées dans environ 87 millions de comptes-Facebook mal protégés), afin de faire élire Donald Trump et de retourner les sondages et votes en faveur du Brexit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julie Champagne, Le Parti Bleue : analyse de réception d'une campagne publicitaire « électorale » auprès de son public-cible québécois (mémoire de maîtrise en communication), Montréal, Université du Québec à Montréal, , 155 p. (lire en ligne).