Pterocarpus erinaceus

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Pterocarpus erinaceus, le Vène, appelé aussi Palissandre du Sénégal est une espèce d’arbre du genre Pterocarpus et de la famille des Fabaceae. Cet arbre pousse dans le Sahel et le Soudan en Afrique.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Le bois, qui varie du rouge jaunâtre au rouge rosé et au brun riche, est apprécié pour le travail du bois et fait du bon charbon de bois et du bois de feu. L'arbre dégage une sève rouge appelée kino, qui est utilisée comme colorant dans le tannage et la confection de tissus. En tant que légumineuse, l'arbre abrite des rhizobiums qui renvoient de l'azote dans le sol, ce qui le rend plus fertile. Ces plantes sont souhaitables sur les terres agricoles. De plus, le feuillage est un fourrage nutritif pour les animaux de ferme. Le Mali a un marché actif pour le feuillage de P. erinaceus, qui est très demandé par les éleveurs de moutons pour le fourrage.

L'arbre a plusieurs usages médicinaux, notamment la réduction de la fièvre et la suppression de la toux.

Pterocarpus erinaceus est l'un des bois de djembé traditionnels. C'est aussi le seul bois utilisé pour fabriquer les clés et une partie de la structure du balafon et c'est le bois le plus couramment utilisé pour fabriquer le col de la kora.

Pterocarpus erinaceus a été importé en Europe au 19e siècle par l'explorateur écossais Mungo Park. L'arbre est recherché mais facile à cultiver, donc les efforts de reboisement ont montré un certain succès.

Synonymes[modifier | modifier le code]

Pterocarpus erinaceus dans l'Atakora (Bénin)
  • Lingoum erinaceum Kuntze
  • Pterocarpus adansonii DC.
  • Pterocarpus africanus Hook.

Les autres noms de l'arbre incluent bani en peuhl, wén en wolof et ban en sérère.

Exploitation[modifier | modifier le code]

L'espèce est surexploitée pour son bois par les exploitants forestiers. Au Nigeria, dans l'État de Taraba, depuis 2010, les bûcherons ravagent le Parc national de Gashaka Gumti pour l'exportation de bois pour la Chine[1]. Le bois de vène fait également l'objet d'un important trafic entre la Casamance et la Gambie[2].

Pour lutter contre son trafic, l'espèce est inscrite à l'annexe II de la Convention de Washington[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Stop au pillage du bois de vène au Nigéria ! », Sauvons la forêt
  2. « Entre Gambie et Casamance, les saigneurs du bois de vène », sur lemonde.fr, (consulté le )
  3. « Annexes de la CITES », sur cites.org, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]