Pteraeolidia ianthina

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Pteraeolidia ianthina est une espèce de nudibranches éolidiens de la famille des Facelinidae, endémique du sud-est de l'Australie.

Description[modifier | modifier le code]

Cette espèce a été séparée de Pteraeolidia semperi en 2015 : même si le nom Pteraeolidia ianthina est encore souvent donné à tous les Pteraeolidia tropicaux, il doit être réservé à l'espèce endémique du sud-est de l'Australie[2].

Cette espèce peut mesurer jusqu'à 10 cm[2].

Le corps est très allongé, fin et tubulaire, sa teinte est très variable et est directement liée aux zooxanthelles présents dans les nombreux cérates[3]. Cependant, il est souvent bleu-mauve à beige clair[4]. Les juvéniles sont généralement blancs tant qu'ils n'ont pas encore acquis de zooxanthelles[2].

Le corps est couvert de cérates relativement longs, étroits et répartis symétriquement le long du corps afin d'optimiser le processus de photosynthèse de ses hôtes internes. Ceux-ci peuvent être longs et comme échevelés, ou recourbés vers l'arrière[4].

Les rhinophore sont lamellés et leur extrémité apicale est en pointe, deux appendices frontaux en forme de corne caractérisent aussi l'espèce, l'ensemble possède une coloration variable. Les tentacules buccaux portent deux anneaux violets, et la tête n'a pas de marques blanches. Des marques colorées sont présentes sur les côtés du corps (jamais de marques blanches)[2].


Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre exclusivement dans le sud-est de l'Australie (Nouvelles-Galles du Sud), notamment dans la région de Sidney[2].

Habitat[modifier | modifier le code]

Son habitat correspond à la zone côtière et les platiers jusqu'à 30 m de profondeur[4].

Éthologie[modifier | modifier le code]

Ce Pteraeolidia est benthique et diurne.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Pteraeolidia ianthina se nourrit principalement d'un hydraire solitaire, Ralpharia[4].

La particularité de cette famille est leur relation symbiotique avec des zooxanthelles (algues unicellulaires) prélevées via leur mode alimentaire et conservées dans leurs glandes digestives (ce sont les taches beiges ou autre teinte visibles à la surface du corps). Une fois ingérées, ces zooxanthelles continuent à vivre, grandir, se reproduire et poursuivent leur cycle de vie via la photosynthèse dans les tissus du nudibranche lui fournissant ainsi des nutriments[4].

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Nerida G Wilson et Ingo Burghardt, « Here be dragons - phylogeography of Pteraeolidia ianthina (Angas, 1864) reveals multiple species of photosynthetic nudibranchs (Aeolidina: Nudibranchia) », Zoological Journal of the Linnean Society, vol. 175, no 1,‎ , p. 119–133 (DOI 10.1111/zoj.12266, lire en ligne).
  • P.L. Beesley, G.J.B. Ross et A. Wells, Mollusca-The southern synthesis, vol.5, (ISBN 0-643-05756-0)
  • David Behrens, Nudibranch behaviour, (ISBN 978-1878348418)
  • Gary Cobb et Richard Willan, Undersea jewels- a colour guide to nudibranchs, (ISBN 0642568472)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Angas, G.F. (1864). Description d'espèces nouvelles appartenant à plusieurs genres de Mollusques Nudibranches des environs de Port-Jackson (Nouvelles-Galles du Sud), accompagnée de dessins faits d'après nature. Journal de Conchyliologie, 12: 43-70.
  2. a, b, c, d et e (en) Nerida G Wilson et Ingo Burghardt, « Here be dragons - phylogeography of Pteraeolidia ianthina (Angas, 1864) reveals multiple species of photosynthetic nudibranchs (Aeolidina: Nudibranchia) », Zoological Journal of the Linnean Society, vol. 175, no 1,‎ , p. 119–133 (DOI 10.1111/zoj.12266, lire en ligne).
  3. Jack Harrang, « Pteraeolidia ianthina », sur SousLesMers.
  4. a, b, c, d et e DORIS, consulté le 16 septembre 2015