Pseudo-labour

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Le pseudo-labour est une technique culturale superficielle exécutée à la herse, à l'araire ou au scarificateur pour compléter ou remplacer le travail de labour classique à la charrue. Il consiste à fendre le sol à une profondeur voisine de celle d'un labour, mais sans retournement, ce qui évite de concentrer les débris végétaux en fond de travail. Plutôt, on retrouve après coup ces débris en surface (effet anti-érosif) ainsi que d'éventuelles adventices non enfouies[1].

Avantages[modifier | modifier le code]

  1. Gain de temps et d'énergie pour l'agriculteur.
  2. L'activité biologique du sol est fortement accrue : le nombre de galeries de vers de terre est 2 fois plus élevé en pseudo-labour qu'en labour et plus de 3 fois plus élevé en semis direct.
  3. La dilution des matières organiques ou éléments minéraux équivaut au labour à profondeur de travail identique.

Types de pseudo-labour[modifier | modifier le code]

Le pseudo-labour peut être :

  • superficiel (5-8 cm de profondeur avec des outils à disques ou à dents),
  • moyen (cultivateur à 10-15 cm),
  • profond (25-30 cm avec un ciseau ou un décompacteur).

Pré-requis[modifier | modifier le code]

Pour le semis direct avec pseudo-labour superficiel, cinq conditions préalables doivent être remplies.

  1. Sol non tassé (attention en terres limoneuses!).
  2. Drainage naturel satisfaisant, pas de risques d'eaux stagnantes.
  3. Pas d'ornières.
  4. Mauvaises herbes et repousses de la culture précédente maîtrisées.
  5. Paille récoltée ou, si elle est laissée sur le champ, elle doit être bien hachée et répartie régulièrement (la balle et les menues pailles aussi!).

Si l'une de ces conditions n'est pas remplie, il vaut mieux recourir au pseudo-labour moyen à profond.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Clément Mathieu et Jean Lozet, Dictionnaire encyclopédique de science du sol, 5e ed., Lavoisier, 2011, p. 476.