Province de Phuket

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Phuket
ภูเก็ต
Province de Phuket
Localisation de la province en Thaïlande.
Administration
Pays Drapeau de la Thaïlande Thaïlande
Capitale Phuket
Région Sud
Amphoe 3
Tambon 17
Muban 103
Gouverneur Tri Akaradecha
2010
ISO 3166-2 83
Démographie
Population 525 018 hab. (2010)
Densité 967 hab./km2
Rang 66e
Géographie
Coordonnées 7° 53′ 24″ nord, 98° 23′ 54″ est
Superficie 54 300 ha = 543,0 km2
Rang 75e

La province de Phuket est une des provinces méridionales (changwat) de la Thaïlande.

Même si les provinces voisines sont celles de Phang Nga au Nord et de Krabi au Sud, la province de Phuket est essentiellement constituée par l'île de Ko Phuket et n'a donc aucune frontière terrestre. Seule l'île principale est reliée par un pont au continent, le Sarasin Bridge.

La province est l'une des régions les plus touristiques de la Thaïlande et est desservie par l'aéroport international de Phuket.

Géographie[modifier | modifier le code]

La province compte non seulement Ko Phuket elle-même, mais aussi d'autres îles environnantes dont :

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2010, la population de la province était estimée à 525 018 habitants dont 115 881 étrangers représentant 21 % de la population.

Comme dans la majeure partie de la Thaïlande, la majorité de la population est bouddhiste, mais il y a un nombre significatif de musulmans (40 %)[1] [2] sur Ko Phuket.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, comme le raconte l'écrivain thaïlandais Chart Korbjitti dans son livre Chiens fous (พันธุ์หมาบ้า), le tourisme explose avec l'arrivée massive de touristes étrangers dont de nombreux jeunes hippies. Depuis les années 1980, Ko Phuket est devenue l'une des attractions touristiques principales de la Thaïlande. Et, en 2019, 14 millions de touristes sont venus à Phuket mais seulement 4 millions étaient thaïlandais[1].

Il y a aujourd'hui à Phuket, en 2021, plus de 1 800 hôtels (près de 1 945) avec plus de 93 400 chambres (près de 100 000[2]) : des centaines et des centaines d'hôtels ont été construits accompagnés de son lot de spéculations immobilières, de dégradations massives de l'environnement, d'escroqueries et de corruptions[3] et aussi de hausse de l'alcoolisme et de crimes tels la prostitution et le trafic de drogues[4] ; mais aussi de prospérité économique, d'emplois, de rencontres cosmopolites et d'échanges culturels, intellectuels et fraternels...

En 2020 et 2021, le tourisme s'est effondré à cause de la pandémie de Covid 19 : les conditions d'entrée en Thaïlande sont alors drastiques et les visiteurs sont placés en quarantaine dans les hôtels pour protéger la santé des citoyens et éviter une catastrophe sanitaire : Phuket a perdu près de 90 % de ses touristes et n'a donc accueilli que 1,5 million de touristes en 2020[5] (touristes de janvier et février 2020 non inclus), essentiellement des expatriés et des thaïlandais. C'est un désastre pour l'industrie du tourisme et pour les très nombreux citoyens qui y travaillent et en vivent mais, pour la nature, la pandémie a des conséquences positives : la pollution de l'eau, de l'air et sonore a fortement chuté ; l'eau est redevenue turquoise, cristalline et claire[6] ; la faune et la flore sous-marine revivent ; les paysages ont retrouvé leur splendeur d'antan avec de superbes plages de sable blanc entièrement désertes : c'est pourquoi, pour la première fois depuis 20 ans, des tortues marines sont revenues pondre sur les plages de l'île[7] ... Face à ce constat, les autorités thaïlandaises aimeraient engager leur pays dans une nouvelle voie : en finir avec le tourisme de masse pour se tourner vers un développement plus raisonné, en accord avec la protection de l’environnement et de ses écosystèmes[8].

Depuis le mois de juillet 2021 il est de nouveau possible aux étrangers de ce rendre à Phuket sans à avoir à faire de quarantaine. Les étrangers devront cependant rester 14 jours sur l'île avant de pouvoir se rendre dans le reste de la Thaïlande (en cas de test PCR négatif).

Menaces[modifier | modifier le code]

Panneau de signalisation du risque de tsunami

L'île de Phuket est fréquemment victime de catastrophes naturelles : par exemple, tout comme sa voisine de Phi Phi, la côte occidentale de la province de Phuket a été sinistrée et endeuillée par le tsunami provoqué par le séisme du 26 décembre 2004 même si aujourd'hui il ne subsiste plus aucune trace visible de cet événement, si ce ne sont des mémoriaux que l'on retrouve dans plusieurs endroits du littoral et sur les îles dépendant de la province ; de plus, cette région est régulièrement frappée par des typhons[9].

Embouteillage et la pollution qui en résulte à Phuket, janvier 2021

Le réchauffement climatique et l'acidification des océans ainsi que la pollution de l'eau, de l'air et sonore et aussi les innombrables déchets plastiques... constituent aussi de sérieuses menaces pour l'environnement mais aussi pour l'attractivité touristique de l'île :

  • en 2019, plus de 10 % des coraux au large de Phuket sont en train de blanchir (ce qui les conduit à la mort) en raison du réchauffement de la mer[10] ;
  • l'approvisionnement de la population en eau potable devient problématique[11] ;
  • pollution par les pesticides et les insecticides utilisés dans l'agriculture et dans les plantations d'hévéa ;
  • etc.

Symboles[modifier | modifier le code]

Provincial seal Le sceau provincial montre les deux héroïnes de la province, Thao Thep Kasattri et Thao Sri Sunthon.

L'arbre provincial est le bois de rose de Birmanie (Pterocarpus indicus), et sa fleur la fleur de poivre (Bougainvillea sp.).

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Phuket est divisé en trois circonscriptions (Amphoe), qui sont subdivisées en 17 communes (Tambon) et 103 villages (Muu-baan).

  1. Map of Amphoe
    Mueang Phuket
  2. Kathu
  3. Thalang

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ooi Keat Gin, "Junk Ceylon", Southeast Asia : a historical encyclopedia, from Angkor Wat to East Timor, Volume 1, 2004, p. 701, (ISBN 1-57607-770-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Philip, « A Phuket, l’industrie touristique mise en veilleuse », sur lemonde.fr, Le Monde,
  2. (en) Kanana Katharangsiporn, « Phuket developer touts guaranteed yield strategy », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  3. (en) Nauvarat Suksamran, « End to Phuket's land scandals demands bold steps », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  4. (en) Associated Press, « Mergui Archipelago tourism rush raises alarm », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  5. Jeanne Cassez, « Thaïlande : à Phuket, le retour à la case touriste », sur liberation.fr, Libération,
  6. (en) Adis Israngkura et Kanjana Yasen, « The future is not mass tourism », sur Bangkok Post, Bangkok Post,
  7. « Avec le Covid et l'absence des touristes, les tortues sont de retour sur les plages de Thaïlande », sur francetvinfo.fr,
  8. « Thaïlande, le paradis retrouvé » (reportage télévisé d’Hakim Abdelkhalek avec Caravelle diffusé dans "Envoyé spécial" diffusé sur France 2), sur francetvinfo.fr,
  9. (en) Prasit Tangprasert, Supapong Chaolan et Online Reporters, « Storm warnings as typhoon enters Vietnam », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  10. « Les coraux de Phuket menacés par le réchauffement climatique », sur thailande-fr.com, (consulté le )
  11. (en) Achadthaya Chuenniran, « Masterplan to protect Phuket water », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,