Province de Córdoba (Argentine)

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Province de Córdoba
Provincia de Córdoba
Blason de Province de Córdoba
Héraldique
Drapeau de Province de Córdoba
Drapeau
Localisation de la province de Córdoba
Localisation de la province de Córdoba
Administration
Pays Drapeau de l'Argentine Argentine
Capitale Córdoba
Gouverneur Juan Schiaretti (UpC-PJ)
2015-2019
ISO 3166-2 AR-X
Démographie
Gentilé Cordobés/esa
Population 3 567 654 hab. (2015)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Superficie 165 321 km2
Liens
Site web http://www.cba.gov.ar

La province de Córdoba est une subdivision de l'Argentine. Située au centre-nord du pays, elle est parfois appelée le « cœur de l'Argentine ». Sa capitale est Córdoba, la deuxième plus grande ville du pays. La province a une superficie de 165 321 km2 et une population de 3 567 654 habitants en 2015, ce qui en fait la deuxième province la plus peuplée, après celle de Buenos Aires.

Situation[modifier | modifier le code]

Les provinces voisines sont, depuis le nord et dans le sens des aiguilles d'une montre : Santiago del Estero, Santa Fe, Buenos Aires, La Pampa, San Luis, La Rioja et Catamarca.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la conquête espagnole quelques tribus vivaient sur le territoire de la province, notamment les Comechingóns et les Sanaviróns.

Dès qu'ils furent les maîtres du Pérou, les espagnols cherchèrent une route pour transporter l'or et l'argent du Pérou vers le Río de la Plata où ils avaient établi un port. Il s'agissait d'amener les richesses en Europe le plus facilement et le plus rapidement possible. Ainsi naquit la route royale (Camino Real) de Potosí en Bolivie - Haut Pérou à l'époque - au Río de la Plata jalonnées de diverses villes dont Córdoba.

Córdoba de la Nueva Andalucía, aujourd'hui Córdoba) fut ainsi fondée à mi-chemin sur cette route le 6 juillet 1573 par le brave Jerónimo Luis de Cabrera. Le Colegio Convictorio de Nuestra Señora de Monserrat fut lui fondé par les Jésuites en 1599, et en 1622 elle devint l' Universidad de Córdoba, la première en Argentine, et la seconde en Amérique du Sud. Dès cette époque, la ville ne cessa de grandir comme important centre culturel, croissance soutenue par le commerce des métaux précieux du Pérou. En 1761 une imprimerie fut installée à l'université.

En 1783, 7 ans après l'établissement de la Vice-royauté du Río de la Plata, l'intendance de Córdoba devint un territoire qui inclurait actuellement les provinces de La Rioja, Mendoza, San Juan et San Luis, divisant ainsi l'ancienne intendance de Tucumán en deux. Fin du XVIIIe siècle la ville comptait 38 800 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La province de Córdoba présente trois aires très différentes[1] :

  • La plaine Pampéenne qui occupe la partie orientale avec deux sous-régions : au nord, se trouve le bassin de la grande lagune salée appelée Mar Chiquita, et au sud le bassin purement pampéen du río Quinto.
  • Les Sierras de Córdoba occupent un cinquième du territoire provincial, s'étendant sur la partie nord-ouest de la province. Cette zone comprend les Sierras australes ou de Córdoba (et de San Luis). Ces sierras sont des plissements anciens et de hauteur modérée. Entre les plissements ou sierras se sont formées des vallées longitudinales (nord-sud), d'origine tectonique.Parmi elles il faut mentionner la Vallée de Punilla très étendue. L'altitude maximale de la province est le cerro Champaquí de 2.884 mètres, ce qui est quand même plus élevé que le plus haut sommet des Carpathes en Europe. À partir de là, un cordón appelé sierra de Comechingones prend son départ.
Vue des Sierras de Córdoba. A l'avant-plan, le lac San Roque sur le Río Primero (près de Villa Carlos Paz, dans le Valle de Punilla.

Aires naturelles protégées[modifier | modifier le code]

Montagne Los Gigantes, frontière nord de la Pampa de Achala, avec ses 2 350 m.

Il existe différentes aires naturelles protégées dans la province. Elles comprennent des zones situées dans les sierras comme dans les plaines.

La zone des sierras inclut :

Article détaillé : Pampa de Achala.

Dans les plaines on trouve :

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

Vue de la Mar Chiquita

Dans la partie nord-ouest, il y a de courtes rivières coulant dans des bassins endoréiques (vers les Salinas Grandes). L'eau y est retenue dans des lacs artificiels, telle la retenue du barrage de Cruz del Eje sur le río Cruz del Eje. Parmi ces rivières, il faut citer le río Pichanas, le río Candelaria et le río Soto[2].

Les rivières principales de la province naissent dans les sierras "Grande" et de "Comechingones" . Du nord au sud on distingue: le río Primero ou Suquía, le río Segundo ou Xanaes, le río Tercero ou Ctalamochita, le río Cuarto ou Chocancharava et le río Quinto ou Popopis (ce dernier nait en province de San Luis), qui parcourent la province d'ouest en est. Ces rivières présentent un débit maximal pendant l'été, avec des crues violentes et soudaines dues aux pluies.

Au nord-ouest de la province se trouve la grande lagune de Mar Chiquita, alimentée avant tout par le río Dulce, avec son importante population de flamants. Au sud le río Cuarto avant de confluer avec le río Tercero forme une importante zone humide appelée "Bañados del Saladillo" ou de "Loboy".

Le río Quinto quant à lui a un régime exceptionnel: il forme une zone humide, vaste et d'étendue très variable, dans laquelle il se perd normalement; ce sont les « Bañados de la Amarga ». Certaines années de fortes précipitations, il dépasse ces Bañados de la Amarga et divague sans lit précis dans le nord de la province de Buenos Aires pour se jeter dans le río Salado de Buenos Aires.

Au total, comme dans toute la Pampa, le réseau hydrographique est maigre et composé de rivières très irrégulières. Par contre les ressources souterraines abondent, la province étant en majeure partie située au-dessus de l'aquifère Guarani.

Villes principales[modifier | modifier le code]

Quelque 1,5 million d'habitants habitent dans l'agglomération de la capitale Córdoba selon le recensement de 2010. Les 12 plus grandes villes de la province étaient en 2010 :

Ville Agglomération
Córdoba 1 329 604 1 535 868
Río Cuarto 157 010 163 048
Villa María 79 351 98 169
San Francisco 61 750 74 060
Villa Carlos Paz 62 423 69 840
Río Tercero 46 421 46 421
Alta Gracia 55 064
Bell Ville 34 439
Cruz del Eje 30 680
Villa Dolores 31 853 47 793
Jesús María 31 602 47 770
Marcos Juárez 27 004

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

La province est subdivisée en 26 départements

Département Superficie Population
(2005)
Densité Chef-lieu Carte des départements
Calamuchita 4 642 38 493 8,28 San Agustín Córdoba province (Argentina), departaments and capital with names.png
Capital 562 1 431 544 - Córdoba
Colón 2 588 172 779 66,76 Jesús María
Cruz del Eje 6 653 50 468 7,58 Cruz del Eje
General Roca 12 659 36 553 2,89 Villa Huidobro
General San Martin 5 006 119 468 23,86 Villa María
Ischilín 5 123 31 091 6,07 Deán Funes
Juárez Celman 8 902 58 887 6,61 La Carlota
Marcos Juárez 9 490 100 897 10,63 Marcos Juárez
Minas 3 730 4 748 1,27 San Carlos Minas
Pocho 3 207 4 676 1,46 Salsacate
Presidente Roque Saénz Peña 8 228 36 754 4,46 Laboulaye
Punilla 2 592 152 064 58,67 Cosquín
Río Cuarto 18 394 251 952 13,70 Río Cuarto
Río Primero 6 753 40 522 6,00 Santa Rosa de Río Primero
Río Seco 6 754 11 281 1,67 Villa de María
Rio Segundo 4 970 95 923 19,3 Villa del Rosario
San Alberto 3 327 28 991 8,71 Villa Cura Brochero
San Javier 1 652 50 622 30,64 Villa Dolores
San Justo 13 677 196 539 14,37 San Francisco
Santa María 3 427 80 433 23,47 Alta Gracia
Sobremonte 3 307 3 901 1,17 San Francisco del Chañar
Tercero Arriba 5 187 117 427 22,66 Oliva
Totoral 3 145 15 358 4,88 Villa del Totoral
Tulumba 10 164 11 164 1,10 Villa Tulumba
Unión 11 182 102 340 9,15 Bell Ville

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la province est tempéré, avec des étés chauds et humides et des hivers doux et secs[3].

L'est et le sud de la province ont un climat typique des plaines de la Pampa: les étés sont longs avec des maximums moyens autour de 30-32°C et des minimums autour de 17-19°C pour le mois le plus chaud (janvier), avec des températures légèrement plus fraîches en décembre et en février. Les précipitations pendant le trimestre chaud dépassent les 300 mm. L'hiver s'étend de la fin du mois de mai jusqu'au début du mois de septembre: les températures maximales moyennes en juillet sont aux alentours de 15-17°C alors que le minimum moyen est aux alentours de 3-5°C[4]. Pendant cette période, la plupart des régions ont des températures en dessous de 0°C entre 15 et 25 fois par saison[5]; cependant il fait rarement moins de -6°C. Les précipitations sont faibles (moins de 20 mm par mois) et augmentent légèrement vers l'est. Le brouillard est très courant et épais, et dure souvent jusqu'à midi. Le printemps et l'automne ont un climat variable, avec des précipitations plus régulières et des journées agréables suivies de nuits fraîches. Les précipitations annuelles varient entre 700 mm et 900 mm dans cette région, ce qui permet une agriculture intensive produisant principalement du maïs, du blé, des cacahuètes et du soya. La neige y est rare mais peut être présente: par exemple en 2007 une grande partie de la région a eu un couvert de neige (jusqu'à 20 cm par endroits)[6].

Climogramme de Córdoba.

L'extrême nord de la province connaît des étés plus longs et chauds avec des maximums moyens atteignant 32-33°C. Les hivers sont encore plus secs et variables: il gèle autant que dans le sud, mais il y a aussi des périodes où les températures dépassent facilement les 25°C (même avec des nuits à 5°C)[7].

Les montagnes de la Sierra ont une grande variété de micro-climats qui sont, généralement, considérés comme étant parmi les plus agréables en Argentine: la chaleur estivale est présente pendant le jour, mais les nuits sont plus fraîches et moins humides que dans la plaine. Les hivers sont extrêmement secs, et même si le gel est très courant, l'absence d'humidité produit des sensations moins froides qu'en plaine. Il neige assez souvent au-delà des 1.000 m d'altitude, mais les quantités sont faibles en raison du climat hivernal sec. Dans les régions les plus élevées, le climat est froid et les précipitations atteignent 1.000 mm donnant naissance à de nombreuses rivières.

Derrière la Sierra, à l'ouest, le climat est plus sec et ensoleillé. Les températures estivales atteignent les 32°C (18°C la nuit) alors qu'en hiver on atteint 18°C (4°C la nuit). Les précipitations varient de 600 mm proche des montagnes à 400 mm, donnant un climat pratiquement aride[8].

Flore et faune[modifier | modifier le code]

La flore[modifier | modifier le code]

Dans les plaines, l'agriculture a fait disparaître presque totalement la flore originelle. Cependant dans les régions semi-désertiques du nord-ouest (Salinas Grandes), étant donnée la piètre qualité des terres aucune agriculture n'a été pratiquée. Il en va de même dans bien des endroits de la Sierra. Là se trouvent des étendues bien conservées du point de vue de la nature. Tant dans les plaines que dans les montagnes prédominent des espèces d'arbre de petite taille et des buissons épineux.

Dans les zones chaquéennes non inondables, la végétation native est composée d'arbres peu élevé dans des bosquets ouverts avec des arbustes xérophiles ou épineux. On trouve différentes espèces de Prosopis), le quebracho blanco (Aspidosperma quebracho-blanco) , le chañar (Geoffroea decorticans), le tala (Celtis), le mistol (Zizyphus mistol), le tusca (Acacia aroma).

On retrouve là également les espèces typique du Chaco, comme le quebracho colorado santiagueño (Schinopsis lorentzii), la "barba de tigre" (Prosopis kuntzei), le palmier Trithrinax campestris et la "pasionaria" (Passiflora caerulea). Plus au sud, on trouve de belles forêts de Caldén.

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La faune[modifier | modifier le code]

Mammifères[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la province, malgré la destruction massive de leur habitat, on rencontre encore des pumas, des chats de Geoffroy (gato montès), le chat des Andes, diverses espèces de tatous dont le tatou hybridus et le tatou géant, des opossums, des renards d'Aszara ou aguarachays, des renards des Andes. On trouve aussi des viscaches, des tapetis, des petits grisons, des mouffettes ou zorrinos, des maras du Chaco, des ragondins, des cobayes sauvages.

Au sud de la province on trouve des cerfs des pampas.

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Au nord-ouest de la province dans la région aride des Salinas Grandes, notamment dans la Réserve de vie sylvestre Monte de las Barrancas, on trouve une faune variée, comprenant le puma, le chat de Geoffroy des salines, le colocolo, le renard d'Aszara, le guanaco, la daguet rouge ou mazama americana, le pécari à collier, des tatous, la belette, la viscache , le cobaye halophile, le cui.

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Oiseaux[modifier | modifier le code]

L'avifaune est nombreuse et variée : flamants, pavas de monte, ortalides du Chaco ou charatas, faucons pèlerins, caracaras chimangos, caracaras huppés (caranchos), vautours, busards, amazones à front bleu, perruches de Patagonie, cardinaux, chardonnerets.

Au nord, dans les marécages du río Dulce, parmi les espèces vulnérables, il faut citer le flamant des Andes (ou parina grande), le , le faucon pèlerin, ainsi que la Porzana spiloptera (ou burrito overo), le Larus atlanticus (appelé localement gaviota cangrejera), et le Coturnicops notatus (ou burrito enano).flamant de James (ou parina chica)

On trouve aussi des espèces typiques de l' avifaune altoandine ou qui ne se recontrent habituellement que sur les côtes marines (Arenaria interpres, Calidris canutus, Calidris pusilla, Larus atlanticus, Sterna hirundo et Stercorarius parasiticus). Egalement et toujours dans la zone protégée de la Mar Chiquite, il faut citer l' Egretta thula, le Phalaropus tricolor, le Phalacrocorax olivaceus, le Bubulcus ibis et le Plegadis chihi.

La présence des oiseaux coureurs est encore assez importante dans la province, comme le nandou (appelé ici surí ).

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Dans la zone des Sierras de Córdoba, on trouve en outre le géositte à ailes rousses (geositta rufipennis ottowi), le géositte mineuse (geositta cunicularia contrerasi), le cinclode d'Olrog (cinclodes olrogi), le cinclode marron (cinclodes atacamensis schocolatinus), le synallaxe des rocailles de Córdoba (asthenes modesta cordobae), le synallaxe de Cordoba (asthenes sclateri sclateri), le gaucho à queue blanche (agriornis montana fumosus), le dormilon à calotte rousse (muscisaxicola rufivertex rufivertex), la cataménie terne de Córdoba (Catamenia inornata cordobensis), le phrygile gris-de-plomb (phrygilus unicolor cyaneus), le phrygile plébéien (phrygilus plebejus naroskyi), la sturnelle australe (sturnella loyca obscura). Les parois rocheuses les plus inaccessibles sont utilisés comme sites de nidification par la buse aguia (Geranoaetus melanoleucus).

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L'oiseau le plus remarqué dans la province est le condor des Andes présent dans la région des Sierras. On remarque aussi des vautours pape, des urubus ou jote, comme l'urubu à tête rouge ou le sarcoramphe roi.

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Reptiles[modifier | modifier le code]

Parmi les ophidiens, on trouve la dangereuse yarará grande, le redoutable crotale cascabelle, le serpent corail de l'espèce Micrurus pyrrhocryptus, ou encore l'anaconda jaune (comestible grâce à sa chair délicate). Il y a également d'autres reptiles, comme le Boa constrictor occidentalis, ou des lézards comme le tégu rouge, des iguanes, des tortues terrestres et des geckos. Dans la Pampa de Achala, on rencontre une espèce endémique de lézard, le lézard vert d'Achala ainsi que le serpent venimeux Yarará ñata.

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Poissons[modifier | modifier le code]

Dans la réserve Bañados del Río Dulce y Laguna de Mar Chiquita, les poissons abondent et la pêche sportive se pratique largement. La zone des Bañados del Río Dulce fonctionne comme une zone de frai pour au moins 27 espèces de poissons. C'est aussi une zone importante pour le déplacement des espèces migratoires, comme le Prochilodus lineatus et le Salminus brasiliensis.

Cette zone fonctionne comme aire de frai pour au moins 27 espèces de poissons, dont six d'importance majeure : les Prochilodus lineatus, Salminus brasiliensis ou maxillosus, Hoplias malabaricus, Leporinus obtusidens, Pimelodus albicans et le Cyprinus carpio. Ces espèces sont très prisées tant pour la pêche sportive que pour la consommation humaine, et atteignent là leur plus grande densité de population sur le territoire provincial.

Malheureusement, certaines espèces ont vu leur population se réduire fortement, tels le Characidium fasciatum, la Pimelodella gracilis, le Loricariichthys maculatus et l' Aphyocharax erythrurus.

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Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la province est parmi les plus dynamiques et diversifiées du pays.

L'agriculture est concentrée dans l'est et le sud. Cordoba produit entre 90 et 95 % des cacahuètes produites en Argentine, ce qui en fait le 1er exportateur mondial avec près de 600.000 tonnes[12]. La province devrait produire, en 2017, près de 14 millions de tonnes de soya et 14 millions de tonnes également de maïs[13].

Cette forte agriculture donne naissance à un grand secteur agro-industriel, avec d'importantes entreprises locales comme AGD (producteur et exportateur d'huile qui compte pour près de 6 % des exportations mondiales d'huile de soya, 6,5 % de celles de protéine de soya, et presque 25 % des exportations mondiales d'huile de cacahuète)[14], Arcor (principale entreprise alimentaire du pays, avec 40 sites de production, et plus grand exportateur de bonbons au monde, présent dans 120 pays)[15]. On y trouve également une importante industrie laitière, et une industrie de production de machines agricoles avec 475 entreprises employant 11.000 personnes[16].

La ville de Cordoba est un centre industriel et de services (financiers, médicaux, etc.). On y trouve notamment une importante industrie automobile, avec des usines de Renault, FIAT (voitures), Volkswagen (composantes), IVECO (camions) et prochainement, Mercedes-Benz et Nissan[17]

Dans le secteur des services, on y trouve un secteur des technologies de l'information qui emploie 12.500 personnes[18] avec des entreprises multinationales comme Intel (dont la filiale locale a été vendue à McAfee) qui compte 300 employés à Cordoba[19], Indra (Espagne), les entreprises multinationales argentines Globant et MercadoLibre (cette dernière compte plus de 300 employés à Cordoba[20]) et l'entreprise locale Santex. L'entreprise Tarjeta Naranja, basée à Cordoba, est la principale émettrice de cartes de crédit du pays, avec 9 millions de cartes[21]. L'immobilier et le domaine de la santé sont également bien représentés. Plusieurs universités sont basées dans la province, notamment l'Universidad Nacional de Cordoba, fondée en 1613, est parmi les plus importantes d'Argentine avec près de 120.000 étudiants[22]. À Cordoba on trouve plusieurs autres universités (Universidad Tecnologica Nacional, Universidad Catolica de Cordoba, Universidad Siglo 21, Universidad Blas Pascal, Universidad Provincial de Cordoba, Instituto Universitario Aeronautico) et il y en a aussi ailleurs dans la province (Universidad Nacional de Villa Maria, Universidad Tecnologica Nacional - Villa Maria, Universidad Nacional de Rio Cuarto).

Finalement, le tourisme est assez important, notamment dans la région des Sierras, avec près de 5 millions de visiteurs en 2015[23] en provenance surtout des autres régions de l'Argentine: sa participation dans le tourisme local est importante (11 % des voyages touristiques effectués en Argentine par des Argentins) mais celle dans le tourisme international est faible (2 % des voyageurs internationaux en Argentine s'y rendent)[24].

Affaire Suez[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Córdoba (Argentine).

Tourisme[modifier | modifier le code]

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La province de Córdoba a une importante infrastructure tourístique et un grand flux de visiteurs s'y rendent, tant originaires du pays que de l'extérieur. Il y a de plus une grande quantité de fêtes locales qui attirent des visiteurs. Les principales attractions touristiques de la province sont:

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Modèle:Cita libro
  2. « IRN de Córdoba »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. (es) « CLIMA | Gobierno de la Provincia de Córdoba », sur www.cba.gov.ar (consulté le 3 avril 2017)
  4. « SERVICIOS CLIMATICOS », sur www.smn.gov.ar (consulté le 3 avril 2017)
  5. « Heladas en la Argentina », sur www.agro.uba.ar (consulté le 3 avril 2017)
  6. (es) « LAVOZ.com.ar | Histórica nevada en la Capital », sur archivo.lavoz.com.ar (consulté le 3 avril 2017)
  7. « SERVICIOS CLIMATICOS », sur www.smn.gov.ar (consulté le 3 avril 2017)
  8. « SERVICIOS CLIMATICOS », sur www.smn.gov.ar (consulté le 3 avril 2017)
  9. http://fishbase.mnhn.fr/Summary/SpeciesSummary.php?ID=4757&genusname=Hoplias&speciesname=malabaricus
  10. FishBase (en anglais)
  11. Riehl, R. y H.A. Baensch 1991. Aquarien Atlas. Band. 1. Melle: Mergus, Verlag für Natur- und Heimtierkunde, Allemagne. 992 p.
  12. (en) « Córdoba coloca a Argentina como exportador Nro 1 de maní del mundo », Agrovoz,‎ (lire en ligne)
  13. (en) « En Córdoba, la cosecha de soja y maíz crecería 10% », Agrovoz,‎ (lire en ligne)
  14. (en) « Global Operations Network », sur www.agd.com.ar (consulté le 3 avril 2017)
  15. Arcor S.A.I.C | www.arcor.com, « ARCOR :: Global - Grupo Arcor », sur www.arcor.com (consulté le 3 avril 2017)
  16. (es) « AFAMAC | Asociación de Fabricantes de Maquinaria Agrícola y Agrocomponentes de la Provincia de Córdoba  » El Sector », sur afamac.com.ar (consulté le 3 avril 2017)
  17. « Renault, Nissan y Mercedes harán sus pick ups en Córdoba | Embajada de la República Argentina en Reino de los Países Bajos », sur www.epbaj.mrecic.gov.ar (consulté le 3 avril 2017)
  18. « El industria del software quiere duplicarse en Córdoba para 2020: cuál es el plan », LaVos,‎ 21/ 09/2016 (lire en ligne)
  19. « Intel deja Córdoba y aparece McAfee, que se hace cargo de la planta local », La Vos,‎ 3/2/ 2017 (lire en ligne)
  20. (es) « Mercado Libre incorporará 150 empleados en Córdoba », Turello,‎ (lire en ligne)
  21. (en) « Naranja Suma Entretenimiento y Turismo al Negocio Financiero », sur www.lanacion.com.ar, (consulté le 3 avril 2017)
  22. (es) pcallejon, « Población estudiantil: bajo la lupa de la UNC | Telediario Digital », sur www.telediariodigital.net (consulté le 3 avril 2017)
  23. « La provincia de Córdoba espera cinco millones de visitantes esta temporada », sur www.telam.com.ar (consulté le 3 avril 2017)
  24. « Córdoba, con el 2,3% de turistas extranjeros », La Vos,‎ (lire en ligne)