Province d'Avellino

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Province d'Avellino
Provincia di Avellino
Blason de Province d'Avellino
Héraldique
Carte de la province d'Avellino
Carte de la province d'Avellino
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Campanie
Capitale Avellino
Communes 118
Président Domenico Gambacorta
(Forza Italia)  (11/10/2014)
Code postal 83100, 83010-83059
Plaque d'immatriculation AV
Préfixe téléphonique 081, 0824, 0825, 0827
Code ISTAT 064
Démographie
Population 427 936 hab. (31-12-2014[1])
Densité 153 hab./km2
Géographie
Superficie 280 607 ha = 2 806,07 km2
Localisation
Localisation de Province d'Avellino
Liens
Site web http://www.provincia.avellino.it

La province d'Avellino est une province italienne de la région de Campanie. La capitale provinciale est Avellino. La province, d'une superficie de 2 806,07 km²[2], compte 427 936 habitants[1].

Un grand nombre de ses communes font partie de la région historique de l'Irpinia. Le territoire de la province coïncide en grande partie avec celui de l'ancienne province du Principato Ultra, de laquelle elle a hérité le blason.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

La province d'Avellino se trouve dans la partie est de la région de Campanie, en Italie du Sud[3].

Elle confine au nord-ouest avec celle de Bénévent, au nord-est avec les Pouilles (province de Foggia), au sud-est avec la Basilicate (province de Potenza), au sud avec la province de Salerne, à l'ouest avec la Ville métropolitaine de Naples. Elle sert donc de zone tampon entre la région napolitaine, les Pouilles et la Basilicate[3].

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Plateau du Laceno.
Vue sur les monts Picentini (ou Terminio).

La province d'Avellino n'a aucun débouché sur la mer, mais elle possède divers lacs et est irriguée par de nombreux cours d'eau, dont la rivière Calore Irpino (ou tout simplement Calore), qui prend sa source sur le mont Accelica et se jette dans le Volturno, le Sélé, qui ne parcourt toutefois que 12 km dans la province, le Sabato, l'Ofanto, deuxième rivière par sa longueur du Mezzogiorno, le Calaggio et enfin le Cervaro[3].

Le territoire de la province d'Avellino, très montagneux, est occupé au deux tiers par des montagnes et le reste par des collines, avec une absence presque totale de plaines. Il est traversé par les montagnes de l'Apennin du Sud, aussi appelée Apennin méridional, et plus précisément de l'Apennin campanien qui s'étend de la province de Campobasso à la province de Salerne. Les deux chaînes de montagnes principales de la province sont celle du Terminio (aussi appelée Monts Picentini) et celle du Partenio[3].

Ses principaux sommets sont :

  • le Cervialto, qui mesure 1 809 m et se trouve dans la chaîne du Terminio[3] ;
  • le Terminio, dans la chaîne homonyme et mesurant 1 806 m[4] ;
  • le Polveracchio, qui mesure 1 790 m et se trouve dans le parc régional des Monts Picentini[4] ;
  • le Montevergine, de 1 270 m dans la chaîne du Partenio[3].

On trouve également des plateaux, comme le plateau de Laceno (1 053 m) ou le plateau de Campolaspierto (1 290 m), et des vallées, telle la Vallée de la Caccia et celle de Matrunolo[4].

Le mont Raiamagra possède une station de ski à Laceno, frazione de la commune de Bagnoli Irpino où se trouve le Lago Laceno. Ce lac, d'origine karstique, a perdu beaucoup de retenue suite aux failles provoquées sur son fond par le séisme de 1980 en Irpinia.

Administration[modifier | modifier le code]

Les présidents
Période Identité Étiquette Qualité
20 juin 1993 11 mai 1997 Luigi Anzalone PDS - PPI - Patto dei Democratici (it) - PRC Président
28 juin 1999 13 juin 2004 Francesco Maselli PPI - PDCI - RI Président
14 juin 2004 7 juin 2009 Alberta De Simone Democratici di Sinistra puis Parti démocrate Président
8 juin 2009 29 décembre 2012 Cosimo Sibilia Il Popolo della Libertà Président
29 décembre 2012 11 octobre 2014 Raffaele Coppola   Commissaire extraordinaire [5]
11 octobre 2014 en cours Domenico Gambacorta Forza Italia Président
Les données manquantes sont à compléter.

Liste des 118 communes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Irpinia et Principauté ultérieure.

L'ancien nom de la région est « Hirpinia » (italien moderne : Irpinia), provenant du terme osque hirpus qui veut dire « loup », un animal qui est encore présent dans le territoire[6].

Dans le Royaume de Naples médiéval, plus tard Royaume des Deux-Siciles , l'aire provinciale correspondait approximativement à la Principauté ultérieure, bien que certains endroits aient été incorporés à la Capitanata ou à la Principauté citérieure. La province moderne a été créée en 1860, après l'unification de l'Italie.

En 1927, les communes de Accadia et de Orsara Dauno-Irpina sont retrocédées à la province de Foggia, puis en 1929, Anzano degli Irpini et Monteleone di Puglia[7], et en 1940, Rocchetta Sant'Antonio.

En 1978, la commune de Sant'Arcangelo Trimonte a été rattachée à la province de Bénévent.

La province d'Avellino a subi un fort tremblement de terre le .

Nature[modifier | modifier le code]

La province comporte sur son territoire deux réserves naturelles protégées par un règlement et divers moyens physiques et procédures de surveillance[3].

Parc régional des monts Picentini[modifier | modifier le code]

Le parc des monts Picentini.

Le parc régional des monts Picentini (it) s'étend sur une surface de 63 000 hectares à travers les provinces d'Avellino et de Salerne et est irrigué par les rivières Calore Irpino, Sélé et Sabato. Plus particulièrement, le nord de la chaîne montagneuse des Monts Picentini (ou Terminio) est délimité par le fleuve Ofanto et par la limite créée par les communes de Lioni, Nusco, Castelvetere sul Calore et Chiusano di San Domenico. Le parc finit à l'ouest avec la Vallée du Sabato jusqu'au village de Serino, avec le torrent Solofrana et la Vallée de l'Irno. Au sud, il se termine avec le fleuve Picentino qui a donné son nom aux montagnes et enfin à l'est avec la Vallée du Sélé[4].

Le parc régional s'étend sur 17 communes de la province d'Avellino (Bagnoli Irpino, Calabritto, Caposele, Castelvetere sul Calore, Chiusano di San Domenico, Lioni, Montella, Montemarano, Montoro, Nusco, Santa Lucia di Serino, Santo Stefano del Sole, Senerchia, Serino, Solofra, Sorbo Serpico, Volturara Irpina) et 13 communes de la province de Salerne (Acerno, Calvanico, Campagna, Castiglione del Genovesi, Eboli, Fisciano, Giffoni Sei Casali, Giffoni Valle Piana, Montecorvino Rovella, Olevano sul Tusciano, Oliveto Citra, San Cipriano Picentino, San Mango Piemonte)[8].

Parc régional du Partenio[modifier | modifier le code]

Le parc régional du Partenio (it) est une zone naturelle protégée instituée en 1993 qui occupe une superficie de 16 650  ha sur les monts du Partenio entre les provinces d' Avellino, Bénévent, Caserte et Naples[9]. Le parc fait partie du Site d'importance communautaire (SIC) « Dorsale dei Monti del Partenio  » qui comprend l'oasis WWF Montagna di Sopra di Pannarano.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au 30 juin 2013, seulement trois communes approchent ou dépassent les 20 000 habitants[10] :

Présence étrangère[modifier | modifier le code]

Au ont compte 10 299 résidents étrangers provenant de 103 états :
Drapeau de la Roumanie Roumanie : 2 650 résidents
Drapeau de l'Ukraine Ukraine : 2 069 résidents
Drapeau du Maroc Maroc : 1 062 résidents
Drapeau de la Pologne Pologne : 717 résidents
Drapeau de l'Albanie Albanie : 635 résidents
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie : 558 résidents
Drapeau de la République populaire de Chine Chine : 557 résidents[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

L'artisanat est très diffusé et transmet un savoir-faire ancestral[12].

Les matériaux principaux travaillés sont le marbre rose de Fontanarosa, le fer et le bronze, transformés dans toute la province, la céramique à Calitri et Ariano Irpino.

Il y a une activité de confection de tapisseries à Bisaccia.

Produits typiques[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Fêtes[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'Irpinia possède des atouts importants : paysages, bourgs, montagnes, lacs permettant une continuité touristique tout au long de l'année, mais qui semble encore sous-valorisée.

Monuments nationaux[modifier | modifier le code]

Sanctuaire de Montevergine
Couvent San Francesco a Folloni, à Montella.

Quatre lieux sont reconnus comme monuments nationaux :

Églises et lieux de culte[modifier | modifier le code]

La province comporte de nombreux lieux de culte comme le sanctuaire dédié à Saint Gérard Majella, saint patron des mères et des enfants, situé à Materdomini, frazione de Caposele. D'autres édifices remarquables se trouvent dans la commune de Gesualdo, l' Église San Nicola di Bari, en style baroque, conserve une toile Miracle de Notre-Dame-des-Neiges commandée par le prince Carlo Gesualdo et une relique du bras de saint André ainsi que les autels en marbre polychrome et les statues en bois du XVIIIe siècle ; celles du Santissimo Sacramento dite « il Cappellone » avec sa structure architecturale originale, du santissimo Rosario, site où se déroule la traditonnelle manifestation Volo dell'Angelo « Le vol de l'Ange », l' église de Maria SS. Addolorata, avec son orgue à cantoria du XVIIIe siècle av. J.-C. et le cycle de peinture contemporaines de Kathy Toma, le Couvent des Frati Cappuccini qui conserve le retable Perdono di Carlo Gesualdo de 1609, œuvre de Giovanni Balducci, et qui a hébergé en 1909 San Pio da Pietrelcina, alors étudiant en théologie.

À Mugnano del Cardinale se trouve le sanctuaire dédié à Sainte Philomène construit en 1641, qui conserve encore la dépouille de la sainte et à Torre Le Nocelle celui dédié à Cyriaque de Rome, endroit où se pratique encore l'exorcisme.

Musées[modifier | modifier le code]

Le principal musée est le Museo Archeologico Provinciale Irpino, situé à Avellino, qui expose des pièces archéologiques découvertes dans toute la province. Toujours à Avellino, se trouvent la Galleria nazionale dei Selachoidei, qui conserve une collection de poissons cartilagineux, le Musée d'art, dédié l'art moderne et art contemporain[13], [14], qui expose les grands maîtres du novecento.

Autres musées[modifier | modifier le code]

  • Pinacoteca Provinciale, au Carcere Borbonico de Avellino, peintures de l'Ottocento en Irpinia ;
  • Museo Abbaziale del Santuario di Montevergine de Mercogliano, pièces archéologiques et œuvres d'art du sanctuaire ;
  • Museo delle Tecnologie, della Cultura e della Civiltà Contadina dell'Alta Irpinia à Guardia Lombardi[15];
  • Museo Diocesano d'Arte Sacra à Nusco[16] ;
  • Museo Civico Archeologico à Bisaccia[17] ;
  • Museo della Gente Senza Storia à Altavilla Irpina ;
  • Museo degli argenti della Cattedrale à Ariano Irpino ;
  • Museo della Ceramica à Calitri ;
  • Museo di San Francesco dei frati minori di Montella[18] ;
  • Museo Etnografico della Civiltà Contadina « Beniamino Tartaglia »[19] à Aquilonia ;
  • Museo Tesesa Manganiello à Pietradefusi ;
  • Museo Sant'Alberico Crescitelli à Altavilla Irpina.

Infrastructures et transport[modifier | modifier le code]

Autoroutes[modifier | modifier le code]

A16 A16 Autostrada dei Due Mari (Naples - Canosa) La province est traversée sur sa longueur par l'autoroute A16. Les sorties qui desservent la province sont au nombre de 7:

  • Baiano
  • Avellino Ovest
  • Avellino Est : cette sortie mène à zone industrielle de Avellino (Pianodardine), constituant une tangentielle sud de la ville qui traverse la ZI, la ville de Atripalda et rejoint le raccard autoroutier AV-SA se terminant sur la via Nazionale pour Mercogliano.
  • Bénévent, sortie en province d'Avellino, dans la commune de Venticano reliée à Bénévent grâce au raccord autoroutier no 9 de 16 km environ
  • Grottaminarda
  • Vallata
  • Lacedonia

Le raccord autoroutier 2 (route européenne E841) relie la ville de collega la città di Atripalda à Salerne où elle rejoint l'A3 et A30 depuis Caserte. Les communes interesées sont ceux de Serino, Solofra, Montoro Inferiore e Montoro Superiore.

Routes[modifier | modifier le code]

Les Strade statali («SS») « routes d'état » présentes dans la province d'Avellino sont au nombre de 8 :

À partir de cet endroit, la route est connue sous le nom de Ofantina, desservant Volturara Irpina, Montella, Bagnoli Irpino, Lioni, Teora et Sant'Andrea di Conza où elle rejoint la Basilicate atteignant Pescopagano puis se dirige vers Potenza[20].

À partir de Torrette di Mercogliano part le tracé dénommé variante de Avellino qui croise le raccordo autostradale 2 et rejoint la Strada Statale 7 Via Appia dans la commune de Manocalzati à proximité de la sortie Avellino est de l' autoroute A16[20].

Cinq des huit strade statali de la province d'avellino (SS 7 Via Appia, SS 90 delle Puglie, SS 303 del Formicoso, SS 425 di Sant'Angelo dei Lombardi, SS 400 di Castelvetere), se greffant l'une dans l'autre, forment une sorte de quadrilatère qui entoure l'Irpinia.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Pont Principe di Piemonte, Lapio, voie ferrée Avellino-Rocchetta Sant'AntonioPonte.

Le réseau ferroviaire de la province d'Avellino est peu développé par manque de flux.

La ligne Avellino - Rocchetta Sant'Antonio qui reliait la ville chef-lieu à Rocchetta Sant'Antonio dans la province de Foggia et qui desservait de nombreux bourgs a été finalement arrêtée en septembre 2010 car sous-utilisée.

La ligne Cancello-Bénévent relie le chef-lieu avec les villes de Bénévent et Salerne, desservant les communes de la vallée de la rivière Sabato et des zones de Solofra. La ligne est peu développée.

La ligne Napoli-Nola-Baiano gérée par l'Ente Autonomo Volturno date de 1885. Baiano, située à l'extrémité ouest de la province reste l'unique territoire à être relié directement à Naples.

La partie nord-orientale de la province est traversée par la voie ferrée Naples-Foggia, la seule d'importance nationale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it) « Données Istat - 31/12/2014 », sur istat.it
  2. (it) « Provincia di Avellino », sur tuttitalia.it
  3. a, b, c, d, e, f et g (it) Camera di Commercio di Avellino, « Profilo dell'Irpinia », sur camcom.gov.it,‎ 2014 (consulté le 7 octobre 2015).
  4. a, b, c et d (it) Sabino Aquino, Libro dei Sentieri (Parco Regionale dei Monti Picentini), Club alpin italien,‎ 2006 (lire en ligne) pages 3 à 5.
  5. (it) « Scioglimento del Consiglio provinciale di Avellino e nomina del commissario straordinario », sur gazzettaufficiale.it
  6. (it) « Info et histoire de l'Irpinia », sur Irpinia.info
  7. (it) Regio Decreto Legge 24 gennaio 1929, n. 106, art. 1
  8. (it) Organisme du Parc des Monts Picentini, « Parco Regionale Monti Picentini », sur Parks.it,‎ 2015 (consulté le 7 octobre 2015)
  9. (it) « Liste des parcs », sur Minambiente.it
  10. (it) « Dati Istat - Popolation résidente au 30/06/2013 », sur istat.it
  11. (it) « Dati Istat - Population résidente au 31/12/2009 », sur istat.it
  12. (it) Artigianato in Irpinia
  13. (it) « Museo », sur artit.it
  14. (it) Info sul Museo d'Arte
  15. (it) Museo delle Tecnologie, della Cultura e della Civiltà Contadina - Guardia Lombardi
  16. (it) Museo diocesano di Arte Sacra di Sant'Angelo dei Lombardi-Conza-Nusco-Bisaccia
  17. (it) Museo Civico Archeologico di Bisaccia
  18. (it) Musei in Irpinia
  19. (it) Museo Etnografico "Beniamino Tartaglia"
  20. a, b, c, d, e, f et g (it) « Consistenza », sur Stradeanas.it

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) A.A.V.V., Tra arte e scienza. I musei privati di Avellino, ACO Avellino,‎ , p. 12.
  • (it) Associazione Culturale ACO, Musei Avellino 2007, Avellino,‎ , p. 4.
  • (it) Gabriele Crepaldi, Musei d'Italia - Avellino, Arnoldo Mondadori,‎ , p. 244.
  • (it) Francesco De Franchi, Avellino illustrata da' santi e da' santuari, Naples, Forni,‎ .
  • (it) Felice De Maria, Dizionario dialettale della provincia di Avellino, Bologne, Forni.
  • (it) Giampiero Galasso, Avellino. Storia e immagini, De Angelis,‎ .
  • (it) Michelina Femina et Lauretana Carbone, L'Irpinia dei Musei, Avellino, MZO Edizioni,‎ .
  • (it) Carlo Muscetta, Le Chiese di Avellino, Avellino, E.P.T.,‎ .
  • (it) Stefano Orga et Michelina Femina, Musei da esplorare ad Avellino, Avellino, MZO Edizioni,‎ .
  • (it) Gabriella Pescatori Colucci, Errico Cuozzo et Francesco Barra, Storia illustrata di Avellino e dell'Irpinia, Sellino & Barra,‎ .
  • (it) Serafino Pionati, Ricerca sull'istoria di Avellino, Forni,‎ 1828-1929.
  • (it) Francesco Scandone, Storia di Avellino dalle origini alla fine della dominazione Longobarda, M. d'Auria,‎ .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]