Protestantisme au Québec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Article principal : Religion au Québec.

Le protestantisme au Québec est un mouvement chrétien, issu de la Réforme, qui représente 27 % de la population canadienne [1]. Dans ce nombre, on remarque une baisse pour les protestants traditionnels [2], mais les évangéliques connaissent une croissance [3] [4] [5] [6],[7]. Pour le Québec, on parle de plus de 500 000 protestants en 2011[8].


Histoire[modifier | modifier le code]

Nouvelle-France[modifier | modifier le code]

En Nouvelle-France, l'édit de Fontainebleau fut appliqué rigoureusement dans les mandements de l'État, ce qui signifiait que seuls les catholiques étaient admis dans la colonie.

Dans les faits, les émigrés huguenots n'ont pas eu le droit de s'établir dans les territoires français et ont dû s'implanter dans l'État de New York et dans la Caroline du Sud.

Toutefois, avant la mise en place de la politique anti-protestante de Louis XIV, le protestant Pierre du Gua de Monts avait exploré la colonie. Brouage, le village natal de Champlain, avait été imprégné par le protestantisme, ce qui a fait dire à l'historien Marcel Trudel que les traces du protestantisme en Nouvelle-France sont méconnues.

Régime britannique[modifier | modifier le code]

Sous le régime britannique, la situation change rapidement et la liberté religieuse est immédiatement accordée aux protestants, qui forment bientôt l'élite du nouveau régime.

De nombreux débats éclatent à propos de l'acte de Québec concernant le rapport entre le catholicisme et le protestantisme alors que la province of Quebec est sous contrôle du Royaume-Uni qui, rappelons-le, avait massivement adhéré au protestantisme depuis la Réforme anglaise au XVIe siècle.

Les tergiversations du pouvoir royal autour de l'acte de Québec furent l'une des causes de la Révolution américaine, qui vit un soulèvement des protestants américains contre les privilèges accordés aux « papistes » canadiens. Les évêques canadiens ont alors prôné une politique de conciliation à l'égard de Londres.

Dominion du Canada[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, Montréal est la plus grande ville du Canada et est en grande partie composée de protestants. Elle est à la fois une ville commerciale et prospère et une ville aux cent clochers.

Alors que les Irlando-Canadiens et les Canadiens français sont majoritairement catholiques, les Canadiens écossais adhèrent au presbytérianisme tandis que les autres Canadiens britanniques sont le plus souvent anglicans, unitariens, luthériens, baptistes ou autres.

Toutefois, de nouvelles mesures gouvernementale, après la conquête, permettent une recrudescence du protestantisme francophone [9]. Dès 1830, des missionnaires protestants suisses et de français contribuent à l'évangélisation de la province. Malgré l'opposition de l'Église catholique, les Québécois sont plus de 30 000 à devenir protestants, à la fin du XIXe siècle.

Actuellement[modifier | modifier le code]

Les évolutions sociales des dernières années ont affecté aussi bien les catholiques que les protestants. Toutefois, les protestants ont été beaucoup plus rapides à accepter les changements sociaux comme la contraception puisque leur confession prône l'absence de hiérarchie et la liberté de conscience. Toutefois, les protestants traditionnels ressentent comme les catholiques les effets de la baisse de la pratique religieuse. Certains bâtiments ont ainsi été fermés et vendus [10], [11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C.W. Baird, Histoire des réfugiés huguenots en Amérique, 1880, p. 51
  • E.H. Broadbent, 1985. L'Église ignorée. La Collection Le Chrétien d'Or, Éditions Copiexpress, 4
  • R. Larin, Brève histoire des protestants en Nouvelle-France et au Québec, Éditions la Paix 1998,
  • Richard Lougheed, 1999, La conversion controversée de Charles Chiniquy, Québec, La Clairière, 322 p.
  • N. Thomson, 1988, « The Socio-Religious Context of Quebec : French-Canadian Baptist Perceptions, 1868-1914 », dans Jarold Zeman (dir.), Costly Vision, Burlington, Welch, p. 167-180.
  • J. Zuidema, « Marginalisation et ‘raison d’être’ du chrétien réformée francophone du Québec, » Revue Farel 2 (2007) : 1-19.
  • Collectif sous la direction de Marie-Claude Rocher, Marc Pelchat, Philippe Chareyre, Didier Poton -Préface de Philippe Joutard : Huguenots et protestants francophones au Québec, fragments d'histoire. ed Novalis.Ca- (ISBN 978-2-89688-084-3)

Sources[modifier | modifier le code]