Propagande des États-Unis

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American Progress de John Gast, vers 1872, représentation allégorique de la « Destinée manifeste ».

Les actions de propagande des États-Unis jalonnent l'histoire de ce pays, depuis la « Conquête de l'Ouest »[réf. nécessaire] jusqu'à la récente « guerre contre le terrorisme ».

Certains emblèmes restent à peu près constants : Oncle Sam ou Columbia.

Personnages de propagande[modifier | modifier le code]

Uncle Sam (Oncle Sam).

Ces figures sont des personnages conceptuels : elles représentent une idée, et ne sont pas inspirés par un individu ayant réellement existé.

Oncle Sam[modifier | modifier le code]

Oncle Sam, figure allégorique utilisée pour appeler à s'engager dans l'armée, ou à soutenir l'effort de guerre.

Columbia[modifier | modifier le code]

Columbia est le pendant féminin d'Oncle Sam. Et symbolise aussi Ishtar. Tout comme la Statue de la liberté.

Conquête de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Lors de la conquête de l'Ouest, la « Destinée manifeste » était un des principaux outils de la propagande du gouvernement. Elle utilise une notion de mission divine de répandre la démocratie et la civilisation vers l'Ouest, les Amérindiens n'étant pour la population venue d'Europe pas une population civilisée.[réf. nécessaire]

Sur certaines représentations, comme dans la peinture American Progress de John Gast, Columbia est la personnification des États-Unis au XIXe siècle, porte la lumière de la civilisation à l'Ouest avec les colons américains.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Oncle Sam demandant la vengeance pour l'attaque de Pearl Harbor.
Pour une description plus détaillée, lire l'article en anglais American propaganda during World War II.

La propagande lors de la Seconde Guerre mondiale appelle la population à soutenir l'effort de guerre. Les héros de bande dessinée célèbres tels que Popeye le marin[1] et Superman sont utilisés dans des dessins animés de propagande militaire[2]. Les ennemis d'alors, Allemagne nazie et Japon, sont caricaturés, avec une composante raciste envers les Japonais. Durant cette période, le régime nazi a interdit toute production cinématographique américaine dans les pays qu'il occupait.

La radio Voice of America diffusait la perception américaine sur la guerre.

Guerre froide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : United States Information Agency.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors de la guerre froide, une lutte de propagande acharnée commence entre les pays du Bloc de l'Est, communistes en Europe de l'Est et Asie et les pays de l'OTAN, capitalistes, en Europe de l'Ouest et Amérique du Nord pour étendre l'influence idéologique.

Opération Northwoods[modifier | modifier le code]

En 1962, l'Opération Northwoods était un projet d'opération sous faux pavillon (false flag) qui n'a pas dépassé le stade de la planification. Pour justifier et soutenir une agression militaire de Cuba, cette opération prévoyait des actions de propagande et d'intoxication de l'opinion publique américaine. Étaient envisagés à cette fin des attentats terroristes sur le territoire des États-Unis.

Après la guerre froide[modifier | modifier le code]

Casus belli concernant l'Irak en 2002[modifier | modifier le code]

Exemple d'argumentaire remis aux analystes avant leurs émissions : les éléments de discours à placer dans l'échange y sont rappelés précisément.

Au début de l'année 2002, le DoD (département de la Défense américain) a lancé une opération d'information domestique[3]. Le but de cette opération était de « déployer l'argumentation de l'Administration au travers de briefings télévisés délivrés par des commandants de l'armée à la retraite, dans les émissions télévisées du cable et de la diffusion hertzienne », alors que ces intervenants avaient été présentés comme des analystes indépendants[4].

Lire l'article en anglais Pentagon military analyst program.

Cette manipulation gouvernementale visait, bien entendu, à fournir des arguments visant à tourner l'opinion publique en faveur du déclenchement de l'invasion de l'Irak, dans un contexte de débats continuels sur le plan politique entre les Doves et les Hawks.

Après la révélation par le New York Times, le 22 mai 2008, de l'existence de ce programme de type belliciste, la Chambre des représentants a légiféré pour interdire de telles pratiques au pouvoir exécutif[5].

Journalistes embarqués[modifier | modifier le code]

Journaliste civil prenant des photos de soldats US pendant une intervention à Panama en 2007.

Durant l'invasion d'Irak en 2003, les journalistes embarqués (embedded journalism), c'est-à-dire véhiculés par l'armée, soumettent leurs images au contrôle de l'armée. À ce titre, la question de leur indépendance est mise en cause par l'existence de ces rapports.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le DVD « Popeye the Sailor: 1933-1938, Vol. 1 » regroupe les dessins animés de propagande utilisant Popeye durant la Seconde Guerre mondiale
  2. Animation et propagande, Les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale de Sébastien Roffat, éditions L'Harmattan, ISBN
  3. article de David Barstow du 20 avril 2008, New York Times.
  4. article de David Sessions du 20 avril 2008 dans Slate.
  5. article de de David Barstow du 24 mai 2008, New York Times.

Articles connexes[modifier | modifier le code]