Promptuarium iconum insigniorum

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Lucius Vitellius Maior, père de l'empereur Vitellius. Figure en médaille tirée du Promptuarium et gravée apparemment d'après une statue ou une médaille antique, mais plus vraisemblablement imaginaire.

Le Promptuarium iconum insigniorum (titre complet : Prima pars promptuarii iconum insigniorum à seculo hominum, subiectis eorum vitis, per compendium ex probatissimis autoribus desumptis), est un ouvrage latin d'iconographie réalisé par Guillaume Rouillé, publié à Lyon en 1553.

Éditions[modifier | modifier le code]

Le privilège royal concédait à Rouillé le droit de publier l'ouvrage en quatre langues : latin, français, italien et espagnol.

Il publia à Lyon en 1553, les versions latine, française, Promptuaire des médailles des plus renommées personnes qui ont esté depuis le commencement du monde, et italienne, Prontuario de le medaglie de piu illustri e fulgenti huomini e donne dal principio del mondo infino al presente tempo.

La version espagnole, Prontuario de las medallas de todos los más insignes varones que ha habido desde el principio del mundo, fut publiée en 1561.

Présentation[modifier | modifier le code]

L'ouvrage contient 950 portraits conçus comme des médailles. Dans sa préface, l'auteur fait remarquer qu'afin qu'on ne lui reproche pas d'avoir répandu dans le public de la fausse monnaie, nul n'étant tenu à l'impossible, les figures des hommes ayant vécu avant le déluge ou avant l'invention de l'art de peindre ou de graver sont fictives et inventées, mais dessinées selon les caractéristiques de leurs pays, de leurs exploits ou de leurs personnalités[1].

Malgré cette mise en garde, on peut également considérer comme imaginaires les nombreuses figures de personnages historiques dont il ne reste de nos jours aucune trace iconographique attestée. Quant au reste, les portraits seraient faits d'après des peintures médiévales, des collections numismatiques, sigillographiques ou d'intailles antiques auxquelles le graveur aurait eu accès. Ils sont dus au calame d'un graveur inconnu et il est erroné d'attribuer ces gravures de niveau moyen au peintre talentueux Corneille de Lyon comme l'avait suggéré jadis Henri Bouchot[2] en 1892.

Le livre contient aussi de courtes biographies des personnages les plus importants, à commencer Adam et Ève.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Gulielmus Rovillius lectori", p. 4 : « Cæterum qui lege Corneliana nos falsi arguat, quod commentitias, seu facticias quasdam figuras velut adulterina numismata in publicum sparserimus : concedatur confessioni venia : εις το γαρ αδυνατον ουτις αναρτωται. Priscorum enim hominum qui ante diluvium et ante inventas pingendi et scalpendi artes vixisse memorantur. Ut Adæ, Abrahæ, et Patriarcharum εικωνας non negamus à nobis fuisse per imaginationem effictas : et cum nullum haberemus Prototypum ex descripta eorum Natura, moribus, ætate, regione et rebus gestis φανταστικως fuisse conformatas ».
  2. Henri Bouchot, Les Clouet et Corneille de Lyon, d'après des documents inédits, Paris : Librairie de l'Art, 1892, pp. 50-51.

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