Promenade de la Pantiero

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Promenade de la Pantiero
Image illustrative de l'article Promenade de la Pantiero
Vue de la promenade de la Pantiero
depuis la tour du Suquet
Situation
Coordonnées 43° 33′ 05″ nord, 7° 00′ 52″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Ville Cannes
Quartier(s) Centre-ville - Croisette
Tenant Quai Saint-Pierre
Aboutissant Boulevard de la Croisette
Morphologie
Type Promenade
Forme Légèrement incurvée
Histoire
Création 1853
Anciens noms Esplanade de la Marine
Monuments Vieux-Port, gare maritime, allées de la Liberté

Géolocalisation sur la carte : Cannes

(Voir situation sur carte : Cannes)
Promenade de la Pantiero

La Promenade de la Pantiero est une voie du quartier Centre-ville - Croisette de Cannes.

Localisation[modifier | modifier le code]

Située au sud-ouest du quartier Centre-ville - Croisette, la promenade de la Pantiero fait suite à angle droit au quai Saint-Pierre à l'ouest. Son tracé, légèrement incurvé, se termine avec le boulevard de la Croisette qui la prolonge vers l'est. Elle longe, au nord, les allées de la Liberté et au sud la promenade du Vieux-Port. Elle donne accès, au nord-ouest, à la place Bernard Cornut-Gentille, au centre, à la partie de la rue Louis-Blanc située entre l'hôtel-de-ville et le kiosque à musique. La rue du Maréchal-Joffre débouche sur la promenade à son extrémité nord-est.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le Guide touristique de l'Office de tourisme de Cannes donne pour origine du nom de la promenade le nom du « territoire soumis à la juridiction de la douane »[1], ce que confirme le Dictionnaire analogique et étymologique des idiomes méridionaux de Louis Boucoirant qui mentionne, en deuxième définition du terme Pantièro : « Sentier, couloir, issue pour les pâtres ou les douaniers »[2]. Le musée national des douanes indique qu'au XIXe siècle la partie du « rayon », à laquelle sont affectées des brigades avec des pouvoirs spécifiques, est appelée « penthière » et précise que le terme pourrait dériver soit du terme bandière, qui a également donné contrebande, soit du terme pantière, qui désigne le filet utilisé pour la chasse à la palombe, outil de capture des oiseaux utilisé par les chasseurs semblable au dispositif de surveillance mis en œuvre par les douaniers pour attraper les contrebandiers[3].

Historique[modifier | modifier le code]

L'édification du port en 1838 et l'urbanisation qui s'ensuit alentour laisse libre de constructions l'esplanade de la Marine (actuelles allées de la Liberté). L'implantation des maisons suit alors le quai Saint-Pierre et la rue Grande (l'actuelle rue Meynadier), sur le tracé de la « traverse de Cannes », la route de Brignoles à Antibes, jusqu'au ruisseau du Châtaignier qui est alors la limite de la ville. Au-delà ne se trouvent que des terres cultivées et, dans les dunes, la chapelle des pêcheurs, Notre-Dame-de-Bon-Voyage qui fait pendant à la chapelle Saint-Pierre au bout du quai. En 1853, l'esplanade de la Marine est aménagée pour former un lieu de promenades[4].

Au XXe siècle, la « traverse de Cannes » est complétée par la route du bord de mer. Son tracé, suivant celui des allées de la Liberté, du quai Saint-Pierre au boulevard de la Croisette, est baptisé promenade de la Pantiero. Après avoir constitué un tronçon de la route nationale 559 reliant Marseille à Roquebrune-Cap-Martin, renommée route nationale 98 en 1972 puis route départementale 6098 en 2006, la nouvelle voie constitue ainsi une partie de la route du bord de mer reliant le Var à la frontière italienne.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Sa chaussée à deux fois deux voies est séparée par un terre-plein central fleuri et engazonné, planté, comme les allées de la Liberté, de platanes et de palmiers. Il est élargi en promenade et aménagé de bancs, d'une colonne Morris en acier laqué blanc et d'un Abribus dans le même métal face à l'hôtel-de-ville. Des passages piétons traversent la chaussée au débouché de la place Cornut-Gentile, de la rue Louis-Blanc, de la rue du Maréchal Joffre, face à l'hôtel-de-ville, aux abris-bus et à la gare maritime.

Située entre le Vieux-Port et le palais des festivals, la gare maritime, donnant également sur la jetée Albert-Édouard, accueille les bureaux de la douane qui donne sa signification à l'appellation de la promenade. Les bateaux appontés dans le Vieux-Port constituant un pôle d'attraction important pour les touristes, la promenade est très fréquentée notamment à l'occasion du festival international de la plaisance. Elle est aussi empruntée pour rejoindre les points d'embarquement sur les ferries à destination des îles de Lérins, quai Saint-Pierre et quai Max-Laubeuf.

Protection du patrimoine[modifier | modifier le code]

La promenade de la Pantiero forme, avec les allées de la Liberté, un ensemble versé, comme le Vieux-Port[5], à l'Inventaire général du patrimoine culturel de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur au titre du recensement du patrimoine balnéaire de Cannes[6]. Le monument aux morts[7] et le kiosque à musique[8] font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques. L'édifice de la gare maritime, considéré comme représentatif de l'architecture des trente Glorieuses bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle »[9].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Pantiero », dans Guide touristique, Office de tourisme, Cannes, 5 avril 2004, sdis06
  2. « Pantièro », dans Louis Boucoirant, Dictionnaire analogique et étymologique des idiomes méridionaux, Leipzig et Paris, Welter, 1898, Institut d'Estudis Occitans, p. 1001, ieoparis.free.fr
  3. « Les cartes de penthière », Musée national des douanes, musee-douanes.fr
  4. Camille Milliet-Mondon, Cannes, 1835-1914 : villégiature, urbanisation, architectures, Nice, Serre, 1986, 159 p. (ISBN 2-86410-077-0) (notice BnF no FRBNF36624291)
  5. Notice no IA06000585, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Notice no IA06000589, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Notice no PA06000036, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Notice no PA00080930, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Cannes - Gare maritime », Jean-Lucien Bonillo, Raffaella Telese - Laboratoire INAMA / ENSA Marseille, DRAC PACA, culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Paca

Articles connexes[modifier | modifier le code]