Projet Loon

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Le projet Loon est un projet de la société X (anciennement Google X Lab ou Google X, devenue filiale d'Alphabet) visant à développer l’accès à l’Internet dans les zones les plus reculées de la planète[1].

Posant le constat que « deux tiers de la population mondiale n’ont toujours pas accès à une connexion rapide et bon marché », Google a lancé un projet utilisant des ballons stratosphériques gonflés à l’hélium[1],[2].

Le projet, issu du laboratoire de recherches dirigé par le cofondateur de Google Sergey Brin[3], tire son nom du mot « Loon », diminutif de « balloon » (ballon en français) ou synonyme en anglais de « fou », « dingue »[1],[4].

Techniquement, Google est aidé par l'agence spatiale française, le CNES, depuis 2014 pour la réalisation et le vol des ballons stratosphériques permettant de suspendre des relais captant des signaux venant du sol et les renvoyant à d'autres centres de données au sol[5]. Le CNES est en effet un des spécialistes mondiaux de la conception, de la fabrication et des données scientifiques des ballons atmosphériques, depuis plus de 50 ans.

Chaque ballon, de quinze mètres de diamètre, flotte à une vingtaine de kilomètres d’altitude (soit deux fois plus haut que les avions de ligne[4]) et peut, grâce à ses panneaux solaires, voler 187 jours soit de quoi faire neuf fois le tour du monde[2].

Il permet une connexion sur 40 kilomètres autour de lui, avec des débits équivalents à de la 3G[3],[4] et même à de la 4G[2],[6].

Les trente premiers ballons ont été lancés le 15 juin 2013 depuis la Nouvelle-Zélande. Après la Nouvelle-Zélande, Google souhaite étendre l’expérimentation dans des pays à la même latitude, comme l’Afrique du Sud, l’Uruguay, l’Australie ou encore le Chili[3],[1].

Chaque ballon peut maintenant relayer la 4G sur un rayon de 80 kilomètres[7].

Google a déjà signé des accords avec les gouvernements sri-lankais et indonésien pour couvrir les territoires de ces deux pays d'un accès à Internet grâce à cette technologie[6].

Un des buts, à long terme, poursuivi par ce projet est de créer un anneau de connectivité continue autour du monde[6].

À Puerto Rico[modifier | modifier le code]

À la suite du passage de l'ouragan Maria en 2017, les infrastructures de télécommunications de Puerto Rico sont endommagées. Alors que 83 % de la population n'a pas accès à Internet en octobre, la société Alphabet reçoit l'autorisation de déployer ses ballons[8]. Les ballons Loon sont alors lâchés afin de remédier au problème, et proposent un accès basique à 100 000 personnes en novembre 2017[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Projet « Loon » : les ballons gonflables de Google décollent en Nouvelle-Zélande », Rue89 - Nouvel Observateur, .
  2. a, b et c G Comme Google Loon, revue 01net no 824 du 8 juillet 2015.
  3. a, b et c « Loon de Google: le projet "dingue" pour recevoir Internet via des ballons stratosphériques », SudInfo.be,
  4. a, b et c « Loon, le nouveau projet fou de Google », L'Expansion - L'Express, .
  5. https://cnes.fr/fr/web/CNES-fr/11603-gp-loon-le-cnes-et-google-collaborent-pour-connecter-le-monde-a-internet.php
  6. a, b et c « Projet Loon : les ballons de Google arrivent en Indonésie », sur lesnumeriques.com, (consulté le 4 mars 2016).
  7. « Projet Loon : les ballons de Google peuvent désormais relayer la 4G », Futura-science, .
  8. Morgan, « Les ballons LTE du Projet Loon de Alphabet autorisés à décoller pour reconnecter Puerto Rico », sur ubergizmo, (consulté le 6 janvier 2018)
  9. Christian D., « Google : à Porto Rico, les ballons du Project Loon connectent 100 000 personnes à Internet », sur génération NT, (consulté le 6 janvier 2018)