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Projet Artichoke

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Sceau de la CIA (en noir et blanc).

Le projet ARTICHOKE est un programme secret de la CentraI Intelligence Agency (CIA) sur les techniques d'interrogatoire et la manipulation mentale. Issu du projet BLUEBIRD, renommé le , il devient un projet connexe de MKULTRA lorsque celui-ci débute, le .

Dans un contexte de Guerre froide, ses objectifs combinent recherche expérimentale et missions opérationnelles. Dirigées par Morse Allen et Sidney Gottlieb, les expérimentations du projet ARTICHOKE ont lieu principalement à l'étranger, en dehors du cadre légal en vigueur aux États-Unis. Les recherches, encadrées par des scientifiques travaillant avec la CIA ou l'armée, se concentrent sur les effets du LSD, des barbituriques et des amphématines.

En 1956, ARTICHOKE est officiellement clos, selon la CIA, mais certaines des méthodes mises au point (hypnose, privation sensorielle) ont été utilisées pendant des années pour les interrogatoires et le renseignement.

Les archives du projet, partiellement détruites en 1973, ont été redécouvertes au milieu des années 1970, après les enquêtes du Sénat américain.

Le projet ARTICHOKE s'inscrit dans la continuité des recherches sur le contrôle mental menées par l'Office of Strategic Service (OSS) pendant la Seconde Guerre mondiale[1],[2],[3], puis par la marine des États-Unis avec le projet CHATTER (1947-1953)[4],[5]. Ces premières initiatives, liées au renseignement militaire, visent à identifier une substance psychoactive (marijuana, cocaïne, héroïne, LSD) pouvant être utilisée comme « sérum de vérité » lors des interrogatoires[2],[6].

Dans le contexte de la Guerre froide, la CIA craint que l’URSS et la Chine ne développent des techniques avancées de manipulation mentale, et met en place un projet similaire en 1949-1950[2],[3],[4]. Les recherches de BLUEBIRD sont focalisées sur les techniques d'interrogatoire et l'utilisation du LSD pour le renseignement[7],[8]. Des équipes du projet sont déployées en Allemagne de l'Ouest et au Japon pour tester ces méthodes dans des zones exemptes de contrôle juridique américain[3],[9].

Pendant la guerre de Corée, dès , les militaires américains sont confrontés à plusieurs incidents impliquant des soldats faits prisonniers, renforçant les soupçons sur les capacités communistes[10],[11].

En 1951, le journaliste et propagandiste Edward Hunter publie Brainwashing in Red China, qui popularise le concept de « lavage de cerveau » et attise la crainte d'une guerre psychologique[6],[10],[12],[N 1].

Le projet BLUEBIRD devient une priorité de la CIA avec la nomination de Allen W. Dulles au poste de directeur adjoint aux opérations clandestines, puis le recrutement du biochimiste Sidney Gottlieb[6],[13]. En , à la suite d'une réunion avec des représentants de l'armée, le Dr H. Marshall Chadwell de l'Office of Scientific Intelligence (OSI) recommande l'attribution d'un nouveau nom de code pour des raisons de sécurité[8]. Le , le projet BLUEBIRD change d'appellation et devient ARTICHOKE[4],[8],[6].

Généralités

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Le projet est supervisé par un comité réunissant des cadres appartenant à plusieurs sections de la CIA[4],[7],[14]. Initialement dépendant de l'Office of Security (OS) et de son représentant Morse Allen, la direction des recherches est l'objet d'un conflit bureaucratique au sein de l'agence. Les scientifiques de l'OSI s'imposent à la tête du projet en 1951, considérant que les agents du bureau de sécurité n'ont pas les compétences techniques nécessaires pour assumer cette responsabilité[3],[14]. Le , celle-ci est de nouveau confiée à l'OS et son directeur, le colonel Sheffield Edwards[3],[4],[14].

Sidney Gottlieb, qui dirige la division chimie du bureau des services techniques de la CIA (TSS), est chargé du développement des substances utilisées lors des interrogatoires[6],[11].

Dans une note interne, rédigée le , le colonel Edwards liste les principaux objectifs du projet[15] :

  • Perfectionner les techniques utilisant les drogues existantes et l'hypnose pour obtenir des informations ;
  • Fournir des équipes de terrain pour tester et affiner ces techniques sur les agents ennemis dans des conditions de terrain ;
  • En coordination avec le TSS et le personnel médical, organiser la recherche et l'expérimentation pour le développement de moyens permettant de contrôler des individus, qu'ils soient volontaires ou non ;
  • Explorer les moyens, par l'endoctrinement et la formation, d'empêcher l'ennemi de prendre le contrôle des activités et des capacités mentales des membres du personnel de l'agence.

Les objectifs évoluent au rythme des progrès accomplis lors des projets précédents et connexes, permettant d'explorer des capacités plus offensives que la simple collecte d'informations[6],[12]. Dans une note adressée au chef du service médical de la CIA en 1952, une question de Paul F. Gaynor illustre l’élargissement des perspectives et des enjeux du projet :

« Pouvons-nous prendre le contrôle d’un individu au point qu’il nous obéisse contre sa volonté et même contre les lois fondamentales de la nature comme l'auto-préservation ? »

— Paul F. Gaynor, extrait traduit d'une note déclassifiée ()[14],[16]

Des experts issus de plusieurs agences fédérales sont mobilisés par le directeur de l'OSI, H. Marshell Chadwell, et le chef du service médical de l'agence (OMS)[14]. En raison de la nature des expérimentations, contraires à l'éthique, peu d'universitaires acceptent de participer au projet sans que certaines conditions ne soient réunies[3],[16].

Les premières directives d'ARTICHOKE prévoient que les interrogatoires soient menés dans un local sécurisé comportant deux pièces adjacentes : une pour les dispositifs d'enregistrement et une salle de bain (afin de gérer les effets secondaires comme les nausées, vomissements ou autres symptômes induits par les méthodes du projet)[6],[14].

Depuis les premières expérimentations du projet BLUEBIRD, les équipes d'interrogatoires bénéficient du soutien des scientifiques de la division des opérations spéciales (SOD) de l'U.S. Army Chemical Corps, basée à Fort Detrick[9],[17]. Ils sont responsables de la production des substances chimiques utilisées et de la maintenance des systèmes opérationnels[4],[6]. En , un accord formalise cette coopération entre l'armée et le bureau des services techniques de la CIA[4],[17],[18].

Les services de renseignement de l'U.S. Navy, de l'U.S. Army et de l'U.S. Air Force sont invités à rejoindre le comité de supervision du projet, tandis que le Federal Bureau of Investigation (FBI) de J. Edgar Hoover refuse de s'impliquer[3],[14]. Les données sur les techniques d'interrogatoires et de contrôle du comportement sont partagées avec les gouvernements canadien et britannique[3],[12].

Expérimentations

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De 1951 à 1953 : avant le projet MK-ULTRA

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Continuité des recherches et des expérimentations

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Entre 1951 et 1953, plusieurs méthodes sont testées lors des expérimentations : induction d'une dépendance aux opiacés puis son sevrage forcé, électrochocs, privation sensorielle et hypnose. Elles sont utilisées en complément de différentes combinaisons de drogues pouvant induire une amnésie, des hallucinations ou d'autres états seconds exploitables sur le long terme[5],[6],[12],[19]. En plus du LSD, la mescaline, le tétrahydrocannabinol, les amphétamines, les barbituriques, la cocaïne et l'héroïne sont étudiés[6],[7],[20].

En , Morse Allen s'entretient avec un psychiatre réputé, consultant pour l'agence, afin de recueillir ses conclusions sur l'utilisation des électrochocs lors des interrogatoires. Peu de temps après la remise de son rapport, l'OSI recommande qu'une subvention de 100 000 $ soit versée à ce même psychiatre pour développer ces techniques[3].

La lobotomie suscite également l'intérêt des officiers du bureau de sécurité, qui rencontrent des chirurgiens et réalisent une analyse approfondie des travaux menés au Boston Psychopathic Hospital ainsi qu'à l'université Columbia (New York)[14]. En , l'OSI alloue 100 000 dollars au développement de « techniques neurochirurgicales » visant à obtenir des informations pertinentes[3],[19].

« Nous sommes maintenant convaincus que nous pouvons maintenir un sujet dans un état contrôlé pendant une période beaucoup plus longue que celle que nous avions auparavant cru possible. De plus, nous pensons qu'en utilisant certains produits chimiques ou combinaisons, nous pouvons, dans un très grand nombre de cas, produire des informations pertinentes. »

— Extrait traduit d'une note déclassifiée ()[7]

Déploiement des équipes interrogatoires

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Des équipes d'interrogatoire sont déployées à l'étranger pour mener des expérimentations sur des prisonniers ou des agents soupçonnés de collusion avec l'ennemi, notamment en Allemagne de l'Ouest, en France, au Japon et en Corée du Sud[5],[6],[14].

En , une équipe du projet est envoyée au Pamana pour interroger Dmitri Dimitrov, un homme potilique bulgare, chef d'un parti politique basé en Grèce. Déjà en contact avec la CIA, ce dernier envisage de travailler avec les services de renseignement français. Après plusieurs de mois de détention et de torture, en Grèce puis à Fort Clayton, au Panama, le bureau de sécurité de l'agence ordonne une opération visant à modifier le comportement et l'allégeance de Dmitri Dimitrov[6],[20].

Pendant l'été 1952, des membres de l'armée et de la CIA se rendent plusieurs fois en Allemagne de l'Ouest pour tester les méthodes du projet sur des prisonniers soviétiques. C'est le cas du « "A" Treatment » ("A" pour « ARTICHOKE »), une technique consistant à administrer une combinaison de sodium pentothal et de benzédrine, puis à utiliser l’hypnose pour manipuler le sujet et induire une amnésie. Les expérimentations ont lieu dans une base militaire, à Oberursel, et au sous-sol d'une maison à Kronberg[5],[6],[12],[21].

Intérêt pour les champignons hallucinogènes

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Des agents de la CIA sont envoyés dans différentes régions du monde pour collecter des échantillons d'herbes et de plantes rares, dans le but d'identifier de nouvelles substances utilisables pour les interrogatoires[7],[8]. Les résultats de l'une de ces missions sont consignés dans un document intitulé « Exploration of Potential Plant Resources in the Caribbean Region »[7].

En , Morse Allen découvre la datura, une plante mexicaine dont les graines ont des propriétés hypnotiques, utilisées traditionnellement par les Indiens lors de rituels divinatoires[22],[23]. Un agent de la CIA est envoyé au Mexique pour collecter des échantillons de datura et de toute autre plante, herbe ou champignon ayant « une forte valeur narcotique et toxique ». Au cours de son voyage, il entend parler d'un « champignon magique » aux effets hallucinogènes puissants, le psilocybe mexicana, que les Aztèques appelaient « chair de Dieu » (teonanactl en nahuatl)[22],[23],[24].

Les récits historiques et les mythes concernant ce « champignon magique » intéressent fortement les responsables du projet, qui font analyser les échantillons dans des laboratoires[22],[23]. À la recherche d'un scientifique pour isoler et étudier les substances obtenues à partir des plantes rapportées, la CIA engage le Dr James Moore en [22],[24].

Un couple de mycologues amateurs, R. Gordon Wasson et Valentina Pavlovna Wasson, sont aussi à la recherche du psylocybe mexicana. Ils se rendent au Mexique pour la première fois durant l'été . Après deux premières expéditions infructueuses, ils atteignent Huautla de Jimenez le , dans l'Etat de Oaxaca, où ils rencontrent la chamane mazatèque María Sabina. Gordon et Valentina Wasson sont initiés aux effets hallucinogènes du champignon lors d'une veillée rituelle, avant de repartir du Mexique avec plusieurs spécimens récoltés un grand nombre de photographies prises par Allan Richardson[22],[23],[24].

Un botaniste installée à Mexico informe la CIA du déroulement de ce voyage[22],[24]. Le , James Moore contacte Gordon Wasson pour organiser une nouvelle expédition. En , accompagnés du mycologue français Roger Heim et de l'anthropologue Guy Stresser-Péan, ils retournent à Huautla de Jimenez dans le cadre du projet MKULTRA (sous-projet 58)[22],[23],[24].

De 1953 à 1956 : projet connexe de MK-ULTRA

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En , Sidney Gottlieb envisage la création d'un nouveau projet regroupant l'ensemble des recherches et des activités de la CIA concernant le contrôle mental. Il est soutenu par Allen W. Dulles et Richard Helms, respectivement devenus directeur de la CIA (DCI) et directeur adjoint aux opérations clandestines (DDP)[12],[6],[18]. Le , le projet MKULTRA et son financement exceptionnel sont approuvés par Dulles. ARTICHOKE devient un projet connexe, conservant son appellation d'origine[18],[25],[26].

Programmation d'un assassin

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Morse Allen milite pour le perfectionnement des techniques d'hypnose appliquées lors des interrogatoires, qui ouvrent de nouvelles perspectives pour les opérations clandestines. Avec l'accord de sa hiérarchie, il teste ces méthodes sur de jeunes secrétaires de la CIA, les amenant à voler des documents classifiés, provoquer des incendies et obéir à des ordres compromettants[6],[27].

En , un comité d'experts évalue la possibilité d'utiliser l'hypnose pour manipuler l'esprit d'une personne et lui faire commettre un assassinat[27],[28],[29].

« Il a été proposé qu'un individu d'origine (censurée), âgé d'environ 35 ans, bien éduqué, maîtrisant l'anglais et bien établi socialement et politiquement dans le gouvernement (censuré) soit amené sous ARTICHOKE à accomplir un acte, contre sa volonté, de tentative d'assassinat contre un éminent politicien (nationalité censurée) ou, si nécessaire, contre un fonctionnaire américain. »

— Extrait traduit d'un rapport déclassifié ()[28],[29]

Plusieurs failles sont identifiées par Allen et son équipe, en particulier la question de l'élimination du sujet une fois l'assassinat perpétré et la durée nécessaire pour conditionner efficacement un individu[27],[29].

Le , Morse Allen se lance dans une tentative simulée en hypnotisant une secrétaire, parvenant à la convaincre de la nécessité de tirer sur une collègue pour la réveiller. Malgré sa peur des armes à feu, la jeune femme finit par tirer avec un pistolet déchargé[27],[30]. Cependant, Allen estime que le cadre expérimental de son expérience est trop différent d'un contexte opérationnel pour garantir l'efficacité de ces techniques[27].

Il poursuit ses tests sur des prisonniers et des transfuges, cherchant à exploiter les tendances dissociatives de certains sujets pour isoler des parties de leur personnalité[27]. En , Morse Allen et Paul F. Gaynor planifient une série de tests complexes, qui doivent être menés par une équipe du projet ARTICHOKE[27],[30].

Effets de la privation sensorielle

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En , Morse Allen correpond avec le Dr Maitland Baldwin des National Institutes of Health (NIH), qui a mené récemment une expérimentation éprouvante sur la privation sensorielle. Un volontaire de l'armée fut placé dans un caisson d'isolation pendant près de deux jours, avant de s'en échapper par la force après une heure de détresse et de pleurs. Baldwin est convaincu que cette méthode peut briser n'importe quel individu, indépendamment de sa force mentale. Il avertit toutefois Allen que prolonger l’isolement au-delà de six jours risquerait de causer des dommages irréversibles[10],[12].

Fin du projet

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La CIA affirme que le projet ARTICHOKE s'est achevé en 1956[4]. Cependant, des éléments de l'enquête menée par la commission Church (1975-1976) suggèrent que l'Office of Security et l'Office (OS) of Medical Services (OMS) ont continué à utiliser des « techniques d'interrogatoire spécial » pendant plusieurs années[4].

En , Sidney Gottlieb, alors directeur de la division des services techniques (TSD) de la CIA, détruit une grande partie des archives sur le contrôle de l'esprit et les expérimentations de moyens biochimiques pour les interrogatoires (incluant les documents des projets BLUEBIRD, ARTICHOKE et MKULTRA)[4],[31],[32]. Ainsi, les détails concernant ces projets restent peu connus jusqu'en , lorsque des milliers de pages de documents sont déclassifiés et transmis au Sénat des États-Unis[32],[33].

Notes et références

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  1. Dans un article de Miami News paru le , Edward Hunter emploie pour la première fois le terme « brainwashing ». Il s'agit de la première occurrence imprimée de cette expression formée à partir du chinois hsi-nao (Marks 1979, chap. 8),(Kinzer 2019, chap. 4).

Références

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  1. (en) « Description du matériel BLUEBIRD/ARTICHOKE », CIA-RDP81-00261R000300050005-3 [PDF] (rapport), sur CIA FOIA Electronic Reading Room, déclassifié le 01/05/2002
  2. a b et c (en) John M. Crewdson et Jo Thomas, « Files Show Tests For Truth Drug Began in O.S.S. », The New York Times,‎ (lire en ligne [archive du ])
  3. a b c d e f g h i et j Marks 1979, chap. 2 « Cold War on the Mind », p. 18-26
  4. a b c d e f g h i et j (en) Commission Church - Sénat des États-Unis, 94e Congrès, 2de Session, Book I : Foreign and Military Intelligence, Washington, U.S. Government Printing Office, , 659 p. (lire en ligne), partie XVII, p. 385-410
  5. a b c et d Marks 1979, chap. 3 « The Professor and the "A" Treatment », p. 27-38
  6. a b c d e f g h i j k l m n et o Kinzer 2019, chap. 4 « The Secret That Was Going to Unlock the Universe »
  7. a b c d e et f (en) Martin A. Lee et Bruce Shlain, « In The Beginning There Was Madness … », dans Acid Dreams : The Complete Social History of LSD: The CIA, The Sixties, and Beyond, Grove Press, , 268 p. (ISBN 0-802-13062-3)
  8. a b c et d Albarelli 2009, Book Two - chap. 2 « Bluebird »
  9. a et b Kinzer 2019, chap. 3 « Willing and Unwilling Subjects »
  10. a b et c Marks 1979, chap. 8 « Brainwashing », p. 93-109
  11. a et b (en) Ted Gup, « The Coldest », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  12. a b c d e f et g (en) Alfred W. McCoy, chap. 2 « Mind Control », dans A Question of Torture : CIA Interrogation, from the Cold War to the War on Terror, New York, Henry Holt and Company, (ISBN 978-0-8050-8248-7), p. 21-59
  13. Jean-Christophe Piot, « Sidney Gottlieb, chimiste empoisonneur, mandaté par la CIA pour manipuler les cerveaux », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès limité)
  14. a b c d e f g h et i Albarelli 2009, Book Two - chap. 3 « Artichoke »
  15. (en) Sheffield Edwards (Colonel), « ARTICHOKE, Restatement of Program », CIA-RDP83-01042R000800010008-6 [PDF], sur CIA FOIA Electronic Reading Room, (consulté le )
  16. a et b (en) Nicholas M. Horrock, John M. Crewdson, Boyce Rensberger, Jo Thomas et Joseph B. Treaster., « PRIVATE INSTITUTIONS USED IN CIA EFFORT TO CONTROL BEHAVIOR », The New York Times,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  17. a et b Albarelli 2009, Book One - chap. 5 « Special Operations Division Camp Detrick, 1950-1953 »
  18. a b et c Marks 1979, chap. 4 « LSD », p. 39-54
  19. a et b (en) Bill Richards, « CIA Project Eyed Lobotomy, Electric Shock Techniques », The Washington Post,‎ (lire en ligne [PDF])
  20. a et b (en) Jeffrey Kaye et Hank P. Albarelli Jr., « The Real Roots of the CIA’s Rendition and Black Sites Program », Truthout,‎ (lire en ligne)
  21. (en) Annie Jacobsen, « What Cold War CIA Interrogators Learned from the Nazis », The Daily Beast,‎ (lire en ligne)
  22. a b c d e f et g Marks 1979, chap. 7 « Mushrooms to Counterculture », p. 80-92
  23. a b c d et e Kinzer 2019, chap. 9 « The Divine Mushroom »
  24. a b c d et e Aureliano Tonet, « Quand la CIA testait les champignons hallucinogènes », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant)
  25. Albarelli 2009, Book Two - chap. 6 « MKULTRA »
  26. (en) Jan Goldman, The Central Intelligence Agency : An Encyclopedia of Covert Ops, Intelligence Gathering, and Spies, ABC-CLIO, , 911 p. (ISBN 1610690915), p. 26
  27. a b c d e f et g Marks 1979, chap. 11 « Hypnosis », p. 137-145
  28. a et b (en) « ARTICHOKE Report », DOC_0000140399 [PDF], sur CIA FOIA Electronic Reading Room, (consulté le )
  29. a b et c (en) Nicolas M. Horrock, « C.I.A. Documents Tell of 1954 Project to Create Involuntary Assassins », The New York Times,‎ , p. 17 (lire en ligne [archive du ])
  30. a et b Albarelli 2009, Book Two - chap. 4 « Magic, Hypnosis, and High Strangeness »
  31. (en) Nicholas M. Horrock, « Destruction of LSD Data Laid to C.I.A. Aide in '73 », The New York Times,‎ (lire en ligne [archive du ])
  32. a et b Marks 1979, chap. 12 « The Search for the Truth », p. 146-162
  33. Kinzer 2019, chap. 14 « I Feel Victimized »

Bibliographie

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  • (en) John D. Marks, The Search for the Manchurian Candidate : The CIA and Mind Control, Times Books, , 162 p. (ISBN 0-8129-0773-6)
  • (en) Hank P. Albarelli Jr., A Terrible Mistake : The Murder of Frank Olson and the CIA's Secret Cold War, Trine Day, , 912 p. (ISBN 9780984185887, LCCN 2009934693), partie II, chap. 3 (« Artichoke »)
  • (en) Stephen Kinzer, Poisoner In Chief : Sidney Gottlieb and the CIA Search for Mind Control, New York, Henry Holt & Company, , 320 p. (ISBN 9781250140449, LCCN 2019007076)

Articles connexes

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Liens externes

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(en) « Documents déclassifiés du projet », CIA-RDP83-01042R000800010008-6 [PDF], sur CIA FOIA Electronic Reading Room (consulté le )