Projet:Ici passait la ligne de démarcation

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Classes de cycle 3 contributrices sur Wikipédia dans le projet "ici passait la ligne de démarcation"
Type
Création
Classe wikipédia
Pays Drapeau de la France France
Localisation Académie Orléans -Tours

Informations et suivi du projet Wikipédia "ici passait la ligne de démarcation" mis en place avec des classes de cycle 3 (CM1 et CM2) dans l'Académie d'Orléans-Tours par le CLEMI et la DSDEN du Cher.

Description du projet[modifier | modifier le code]

Il s’agit de mettre en place un projet d’écriture collaborative sur Wikipédia avec des élèves de cycle 3 qui permet d’aborder les notions essentielles à la recherche documentaire, notamment sur Internet, à l’écriture collaborative et au développement de l’esprit critique.

Cette action pédagogique a 5 objectifs :

  • apprendre aux élèves à produire de l’information.
  • aider les élèves à évaluer les sources et les contenus.
  • encourager les élèves à intégrer une pratique collaborative.
  • accompagner les élèves dans une co-construction des savoirs.
  • développer l’éducation aux médias dans une démarche cyber-citoyenne.

Pour chaque classe, il s'agit d'améliorer dans un article existant de Wikipédia la rubrique histoire du village concerné en y insérant les informations sur la ligne de démarcation.

Tout au long de l'année scolaire, les élèves travaillent sur des documents d’archives et effectuent des recherches afin d’aborder l’étude de la seconde Guerre Mondiale à l’échelle du département du Cher mais aussi, à travers la découverte de l’existence de la ligne de démarcation. Ils sont aussi amenés à réfléchir sur la vie des villages et sur les conséquences dans la vie quotidienne des gens de l’époque.

Au cours de ce projet, les élèves sont sensibilisés aux droits de publications en ligne et au travail de recherches d’informations ainsi qu’à l’importance des sources de ces informations. Ils sont amenés ainsi à devenir des citoyens responsables sur internet.

Le projet « ici passait la ligne de démarcation » concerne 10 classes des communes traversées par la ligne de démarcation : La Chapelle-Hugon, Grossouvre, Cornusse, Saint-Just, Plaimpied-Givaudins, Trouy, Morthomiers, Quincy, Vierzon, Thénioux.

classes contributrices[modifier | modifier le code]

Encadrant[modifier | modifier le code]

Utilisateur:cdupuy5

Contributions extraites de la rubrique histoire pour chaque commune[modifier | modifier le code]

La Chapelle Hugon[modifier | modifier le code]

La ligne de démarcation séparant la zone libre de la zone occupée passait à La Chapelle-Hugon entre 1940 et 1942. A la fin de l'année 1942, elle ne servait plus à rien quand les Allemands ont envahi la zone libre. La ligne de démarcation longeait la rue des Usages jusqu'au lieu-dit Les Auvergnats. Elle suivait le chemin des vignes jusqu'à la départementale D 920 qu'elle traversait. De là, elle rejoignait le moulin de Chézelles. Rue des Rieaux, il reste une guérite en pierre. Sur le mur du fond, est gravée une croix gammée. C'était un poste frontière allemand. Aujourd'hui, sur la commune, il y a trois panneaux qui matérialisent cette ligne : un aux Usages, un au bord de la D 920 et un à l'écluse de Chézelles.

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Grossouvre[modifier | modifier le code]

La ligne de démarcation séparait la France en deux parties : au nord la zone occupée et au sud la zone libre. Elle a été créée en 1940 et supprimée en 1942. Elle passait au nord de Germigny-l'Exempt, coupant la commune en deux parties. Elle coupait la route entre le lieu-dit Les Vallées et château Gaillard, puis elle passait par le lieu-dit La Grenouille. Elle divisait Germigny-l'Exempt au niveau du lavoir (celui-ci était en zone libre), et passait sur la D43 : une stèle de souvenir est au bord de la route pour montrer où était la ligne de démarcation. À cet endroit-là se trouvait une barrière mobile qui servait à stopper les véhicules afin de contrôler leur Ausweiss. La ligne continuait en direction du lieu-dit la Malandrie, et rejoignait puis longeait le ruisseau des Varennes.

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Cornusse[modifier | modifier le code]

La ligne de démarcation à Cornusse[modifier | modifier le code]

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Morthomiers[modifier | modifier le code]

En 1939, l’Allemagne attaque la Pologne. La France, qui est son alliée, déclare alors la guerre à l’Allemagne. Pendant les premiers mois, il y a très peu de combats puis Hitler attaque la France en 1940. Quelques mois après, la France est vaincue. Le chef du gouvernement, Philippe Pétain, demande l’armistice qui est signé le 22 juin 1940. Les 2/3 du pays sont alors occupés par les armées allemandes. La France est divisée en 2 zones : l’une occupée, située au nord et à l’ouest, l’autre dite libre au sud où l’on trouve le gouvernement, à Vichy. La Ligne de démarcation (France) est une ligne imaginaire qui a servi de limite et même de frontière entre ces 2 zones. Mise en place début juillet 1940, elle était longue de 1 200 km et passait par 13 départements. Elle a traversé le département du Cher d’est en ouest sur 130 km, suivant d’abord le cours de l’Allier (limite entre le Cher et la Nièvre) puis le chemin de fer et d’autres cours d’eau comme le Cher de Sainte-Thorette à Thénioux en passant par Vierzon. Dans la zone occupée (nord) représentant les 3/5 du département, il y avait notamment 2 aéroports (Bourges et celui de la base militaire d’Avord), 2 grandes gares (Bourges et Vierzon), les usines d’armement et de constructions aéronautiques. Les armées allemandes sont arrivées dans le département à la mi-juin. Après des combats, la ligne a été mise en place. Elle est d’abord passée par St Florent/Cher, puis, venant du Subdray par le chemin vicinal n°1, elle a traversé Morthomiers, empruntant les actuelles rues des Varennes, rue du Pissereau, rue des Petites Vallées et enfin la route de Villeneuve. La commune était donc presque totalement en zone occupée. Cette ligne séparait le peuple français en 2 et constituait une véritable frontière, supprimant la liberté de circulation des personnes et des marchandises. Beaucoup de villes et de villages étaient divisés en 2. Des familles étaient séparées. Les gens avaient des difficultés pour exercer leur métier ou se rendre à leur travail, pour s’approvisionner dans les commerces, pour accéder à différents services (poste, préfecture, gare…). Sur la commune, la ligne traversait la voie de chemin de fer Bourges-Montluçon. En 1942, le trafic marchandises et voyageurs a été sérieusement gêné et même interrompu pendant quelques temps entre Bourges et St Florent. Pour la franchir, il fallait obligatoirement faire la demande d’un Ausweis (laissez-passer) : les premiers, sur papier, peu détaillés et sans photo, étaient délivrés par le maire et validés par l’administration allemande. Puis ils ont évolué en carte frontalière cartonnée, avec une photo et des renseignements sur l’identité et le physique de la personne.On devait la présenter aux postes de contrôles allemands. L’un de ces postes se situait au passage à niveau entre Le Subdray et Morthomiers. Ce document était difficile, et même parfois impossible à obtenir car il fallait présenter des papiers officiels (carte d’identité, certificat de travail…). Alors, certaines personnes se procuraient des faux papiers ; et puis il y avait des passeurs, qui, connaissant bien le terrain, aidaient des prisonniers de guerre évadés, des aviateurs français et alliés, des résistants, des réfugiés, des juifs persécutés…, à franchir la ligne clandestinement au péril de leur vie. La ligne a disparu en mars 1943 car tout le pays a été occupé mais les contrôles se sont poursuivis jusqu’à la fin de la guerre. {{Boîte déroulante|titre=Année scolaire 2015-2016|contenu= Cette seconde année a permis de développer le projet avec 6 classes du département du Cher : Cuffy, Epineuil le Fleuriel, Trouy, Berry Bouy, Henrichemont.

Quincy[modifier | modifier le code]

Le pont de Quincy passe au dessus du Cher. L’ancien pont avait été construit en 1925 pour remplacer un pont de bois. Celui-ci était fabriqué en arceaux de béton. Pendant la construction de ce pont, l’ancien était encore utilisé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce pont matérialisait la ligne de démarcation de juin 1940 à 1943. Le pont actuel a été construit en 1993.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après la défaite de la France, les Allemands imposent leurs règles. Dès 1940, ils décident d’occuper une partie de la France et établissent la ligne de démarcation qui sépare la France en deux zones : une zone occupée au Nord et une zone libre au Sud. Certains villages comme Quincy sont divisés en deux parties avec le bourg en zone libre et certains hameaux en zone occupée (Villalin). Les habitants de Quincy rencontraient de nombreux problèmes pour se rendre au travail, comme par exemple les agriculteurs ou les viticulteurs qui avaient leurs champs en zone occupée…

D’autre part, Quincy dépendait des autres villes Bourges, Vierzon et Mehun-sur-Yèvre, situées en zone occupée où il y avait différents services comme la Poste, la préfecture, la perception et la gare. Pour pouvoir circuler d’une zone à l’autre il fallait posséder un laissez–passer. Au départ, les « sauf-conduits » étaient délivrés par le maire de la commune puis validés par les Allemands. Ensuite il fallait obtenir une carte frontalière appelée « Ausweis », qui était délivrée par les autorités allemandes. Ces documents devaient contenir des informations personnelles (nom, date et lieu de naissance…), une description physique et une photo d’identité.

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Annexes[modifier | modifier le code]