Progrès social

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Le progrès social est la recherche d'une amélioration des conditions de vie de l'être humain par un changement dans l'organisation sociale. Le progrès social est essentiellement une notion contemporaine parce qu'il est associé aux conditions de vie de l'être humain dans la société moderne.

Définition[modifier | modifier le code]

Il se présente sous plusieurs aspects :

  • capacité de discussion entre groupes d’intérêts divergents ;
  • augmentation du temps libre pour les travailleurs, amélioration des conditions de travail (diminution des accidents du travail — voir ergomotricité) ;
  • augmentation du confort des personnes : système de santé performant et accessible à tous (gestion de la souffrance des patients par les hôpitaux), système d’éducation, mise en réseau des personnes isolées, reconnaissance des identités minoritaires, protection de l’enfance… ;
  • démocratisation et transparence des pouvoirs institués ;
  • liberté de choix et d’opinion.

Il se concrétise dans des institutions officielles : ONU, ONG, partis politiques multiples, syndicalisme, Sécurité sociale, assurances/mutuelles, Conseil constitutionnel, Cour des comptesetc.

Le progrès social a permis non seulement la mise en place de la Sécurité sociale, payée par les cotisations des travailleurs et qui englobe les allocations familiales, les pensions, le chômage, le remboursement des soins de santé, les congés payésetc. mais a également permis l'instauration en France du RMI (revenu minimum d'insertion) devenu le RSA (revenu de solidarité active) en 2009 et en Belgique du revenu d'intégration sociale qui, financés par les impôts, sont un dernier filet avant l'indigence. Le droit au logement, la gratuité de la scolarité… Tous ces droits fondamentaux sont dus au progrès social.

Contrairement à une idée très répandue selon laquelle le progrès social découle forcément d'un affrontement entre patrons et salariés, celui-ci est surtout dû au progrès économique. D'ailleurs, de nombreuses réformes considérées aujourd'hui comme des « acquis sociaux », ont été votées par des libéraux, afin d’entériner une situation permise grâce à la croissance économique. On peut ainsi citer la première limitation du travail des enfants, décidée en 1841 par le libéral François Guizot, premier ministre pendant la Monarchie de Juillet, ou encore l'abolition du délit de coalition par le député libéral Émile Ollivier.

Les progrès sociaux peuvent être obtenus de différentes façons, parfois par :

  • le développement du niveau de vie, fortement tributaire du développement économique ;
  • la négociation au sein de la société, de la branche, de l'État, ces négociations sont en général obtenues par l'action des syndicats ;
  • la voie législative : un parti politique au pouvoir décide d'un progrès social et vote une loi en ce sens, c'est souvent la formalisation d'une négociation passée, mais parfois des progrès sociaux se font sans l'aide des syndicats.

Critiques[modifier | modifier le code]

La capacité de la société actuelle de suivre une ligne de progrès social a été critiquée, sur différents aspects comme la montée du narcissisme; le fait de dépendre de ressources limités, le financement des élections parlementaires,[1].

Presse[modifier | modifier le code]

Un quotidien national, en format papier, porte également le nom "Le Progrès Social". Il est lancé par des militants associatifs, syndicaux ou politiques engagés dans la construction du progrès social et dans l’éducation populaire au premier trimestre 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]