Progrès et Travail
الزراعة والتطوير
קדמה ועבודה
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Progrès et Travail (hébreu : קידמה ועבודה, Kidma VeAvoda, arabe : الزراعة والتطوير) était un parti politique israélien.
Contexte
[modifier | modifier le code]Au moment de la naissance d’Israël a lieu le nettoyage ethnique de la Palestine ou Nakba, où 90 % des Arabes du futur État d’Israël sont expulsés ou fuient. Après la fin de la guerre, les Palestiniens vivant en Israël sont soumis à la loi martiale israélienne.
Bien que les Palestiniens d’Israël aient le droit de vote, le Mapaï, parti dominant en Israël, mettait en place à leur destination des listes qui lui étaient affiliées, dites listes satellites (qualifiées de clientélistes par Alain Dieckoff[1]De plus, certains opinions politiques (nassérisme, nationalisme arabe) étaient interdites[1]. Jusqu’à la fin du régime militaire, les partis sionistes ou les listes satellites recueillaient 70 % du vote arabe[2]. Ainsi, il y avait un choix pour les électeurs, et le parti sioniste dominant récoltait tous les sièges. Il n’y eut pas de parti arabe avant les années 1960, et ceux qui naquirent à ce moment-là eurent tous une brève existence[3] ou ne purent se présenter aux élections[1].
Histoire
[modifier | modifier le code]Le parti Progrès et Travail était une organisation arabe israélienne formée pour participer aux élections législatives de 1951. Comme d'autres formations arabes israéliennes, il était associé au Mapaï de David Ben Gourion, ce dernier souhaitant inclure les Arabes israéliens dans le fonctionnement de l’État afin de prouver la possibilité de la coexistence pacifique et productive entre Juifs et Arabes.
Lors de ces élections, le parti remporta un seul siège, occupé par son chef Salah-Hassan Hanifes. Grâce à son affiliation avec le Mapaï, le parti participa à la coalition gouvernementale pour les quatre gouvernements de la deuxième session de la Knesset. Lors de élections législatives suivantes en 1955, le parti remporta deux sièges à la Knesset. Saleh Suleiman occupa ce deuxième siège, et le parti fit à nouveau parti de la coalition gouvernementale.
En 1959, à la suite d'un désaccord entre Salah-Hassan Hanifes et le Mapaï, le premier créa un nouveau parti afin de participer aux élections, la Faction indépendante pour les Arabes israéliens. Les deux partis échouèrent à dépasser le seuil électoral, Progrès et Travail obtenant 0,5 % des suffrages, la Faction indépendante 0,4.
Lors des élections législatives de 1961, le parti obtint 0,4 % des suffrages. Ce second échec provoqua sa disparition.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Progress and Work » (voir la liste des auteurs).
- Alain Dieckhoff, « La maturation politique d'une minorité ethnique : le cas des Arabes en Israël », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 1993, no 68-69, p. 100.
- ↑ Dieckoff, op. cit., p. 102.
- ↑ Ben Mendales, « A house of cards: the Arab satellite lists in Israel, 1949-77 », Israel Affairs, juin 2018, Vol. 24, no 3.
Lien externe
[modifier | modifier le code]- (en) Progrès et Travail sur le site de la Knesset.