Profession : Pigiste

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Profession : Pigiste est une association loi 1901 créée, en France, le . Elle a pour but de fédérer et de défendre les journalistes pigistes. Elle participe à la promotion des droits des pigistes et de leur travail auprès des éditeurs de presse. En 2017, elle comptait quatre cents adhérents.

Historique[modifier | modifier le code]

L'association Profession : Pigiste est fondée le , en France, sur le constat d'une absence de représentation des pigistes au sein des organisations syndicales de journalistes françaises[1],[2]. Fin 2008, l'association loi de 1901[3] participe aux États généraux de la presse écrite[4]. Au début des années 2010, elle rassemble une centaine de journalistes travaillant pour des éditeurs de la presse écrite[1]. En 2017, elle compte plus de quatre cents membres[4]. Trois ans plus tard, elle fête ses vingt ans d'activité[5].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Profession : Pigiste a pour but de rassembler les journalistes pigistes[6],[3], afin de promouvoir leur travail auprès des éditeurs de presse et d'informer de leurs droits ces travailleurs indépendants souvent précaires[1],[5],[4]. Elle a pour ambition d'animer la réflexion sur la profession de pigiste et de favoriser les échanges entre journalistes rémunérés à la pige[1].

Activités[modifier | modifier le code]

L'association Profession : Pigiste tisse et entretient des relations avec les organisations professionnelles des métiers du journalisme, des écoles de journalisme et des institutions[4]. Elle organise des rencontres et diffuse de l'information, notamment sur son site web : pigiste.org, et dans son magazine Pigiste[1],[4],[3].

Chaque année, depuis 2011, Profession : Pigiste réunit plus de deux cents personnes lors des 48H de la Pige. L'événement, qui se déroule dans une ville de France (Montpellier en 2016, Rennes en 2017, Bordeaux en 2018 et Rouen l'année suivante), dure deux jours, au cours desquels se tiennent des débats sur le journalisme et des rencontres entre professionnels du milieu journalistique[5],[2]. Malgré les restrictions sanitaires instaurées pour faire face à la pandémie de Covid-19, sa dixième édition a eu lieu à Paris, fin juin 2021[2],[5]. Annulées en 2020, en raison de la crise sanitaire, les 48H de la Pige ont réuni, fin juin 2021, 140 pigistes[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Olivier Pilmis et Cyril Lemieux (dir.), « L'impossibilité d’asseoir la vocation sur une critique sociale », dans La subjectivité journalistique : onze leçons sur le rôle de l'individualité dans la production de l'information, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, , 315 p. (ISBN 9782713222641, OCLC 691067106, présentation en ligne), p. 171-179.
  2. a b et c Kim Gaborieau, « La 10ème édition des 48h de la Pige sous le signe de la délivrance », sur Club de la Presse de Bordeaux, (consulté le ).
  3. a b et c « Réseaux de journalistes - Réseaux et syndicats de métiers », sur www.placedesreseaux.com, (consulté le ).
  4. a b c d et e Thierry Butzbach, « Travailler en réseau et jouer collectif : Les communautés de pigistes », dans Profession journaliste indépendant, Eyrolles, , 288 p. (ISBN 9782212138078 et 2212138075, OCLC 972899764, notice BnF no FRBNF45095501).
  5. a b c et d « L'association Profession Pigiste a 20 ans », Press club de France, (consulté le ).
  6. Laure Croiset, « Les pigistes mobilisés contre la réforme assurance chômage », Challenges, (consulté le ).
  7. Quentin Guillon, « Les 48 heures de la pige, le (gros) coup de boost ! », sur Club de la Presse de Bordeaux, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]