Prochaines élections législatives françaises
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| Prochaines élections législatives françaises | ||||||||||||||
| 577 députés de l'Assemblée nationale (majorité absolue : 289 sièges) | ||||||||||||||
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| Avant le | ||||||||||||||
| Type d’élection | Élections législatives | |||||||||||||
| Assemblée nationale sortante
Par groupes | ||||||||||||||
| Gouvernement | ||||||||||||||
| Sortant | ||||||||||||||
| Sébastien Lecornu EPR (RE, MoDem, HOR, PRV) |
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Les prochaines élections législatives françaises sont prévues au plus tard le pour le premier tour et le pour le second tour. Néanmoins, au vu du contexte politique, une dissolution de l'Assemblée nationale est envisagée en 2025 mais n'a pas eu lieu. L'éventualité subsiste pour 2027 après l'élection présidentielle.
Contexte
[modifier | modifier le code]Depuis les élections anticipées de 2024, l'Assemblée nationale est fragmentée sans majorité claire. Cela mène à une crise politique avec une période de deux mois sans gouvernement, chose inédite en France depuis la monarchie de juillet. De plus, le gouvernement Barnier est censuré après seulement trois mois d'exercice du pouvoir en raison d'une motion de censure en vertu de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution (Michel Barnier ayant engagé la responsabilité de son gouvernement sur le budget). Son successeur, François Bayrou réussit à faire passer un budget en février 2025 en raison de l'abstention des députés RN, UDR et PS lors du vote de la motion de censure consécutive à l'engagement de la responsabilité du gouvernement. Le Premier ministre annonce rapidement son intention de mettre en place un scrutin proportionnel pour les futures élections législatives, chose inédite en France depuis 1986.
Le , François Bayrou annonce la convocation d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale le suivant afin de soumettre son gouvernement à un vote de confiance, selon les dispositions de l'article 49 alinéa 1 de la Constitution, sur l'adoption de son plan budgétaire. Si le gouvernement ne reçoit pas la confiance de la majorité des suffrages exprimés, il devra démissionner[1].
Les principales formations d'opposition (RN, LFI, PS, LÉ et PCF) ont immédiatement annoncé qu’elles voteraient contre la confiance. Le , le vote de confiance est perdu par le Premier ministre à 364 voix contre, 194 voix pour et 15 abstentions[2], et François Bayrou annonce remettre sa démission le lendemain[3]. Le gouvernement Bayrou est ainsi le cinquième à tomber en moins de vingt mois, illustrant une crise politique profonde pouvant donner lieu à des nouvelles législatives anticipées à l'automne, bien que cette issue ne soit pas privilégiée par le Président de la République[4],[5].
Dans les jours qui suivent, les partis politiques se positionnent. Le RN se prononce pour la dissolution de l'Assemblée nationale[6], et des personnalités politiques de droite, comme Nicolas Sarkozy et Édouard Philippe, la jugent inévitable[7],[8]. François Ruffin[9] ou Éric Zemmour[10], entre autres, ajoutent que le Président de la République devrait démissionner. LFI appelle également à la démission d'Emmanuel Macron, le jugeant responsable de la situation[11], et annonce déposer une nouvelle motion de destitution du président dès le [12]. Le Parti socialiste, par la voix de son premier secrétaire, annonce être prêt à gouverner, en excluant l'éventualité de ministres "insoumis"[13]. Les partis qui participaient au gouvernement Bayrou soutiennent sa démarche même si Les Républicains réclament une discussion sur la suppression de deux jours fériés dans le plan d'économie présenté par le Premier ministre pour le budget 2026[14].
Système électoral
[modifier | modifier le code]L'Assemblée nationale est composée de 577 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans autant de circonscriptions[15].
Est élu au premier tour le candidat qui réunit la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits dans la circonscription, soit 25 %. Si aucun des candidats ne satisfait ces conditions, un second tour est organisé entre les candidats ayant réuni un nombre de voix au moins égal à un huitième des inscrits, soit 12,5 %. Les deux candidats arrivés en tête du 1er tour se maintiennent néanmoins par défaut si un seul ou aucun d'entre eux n'a atteint ce seuil. Au second tour, le candidat arrivé en tête est déclaré élu[16],[17].
Le seuil de qualification, basé sur un pourcentage du total des inscrits et non des suffrages exprimés, rend plus difficile l'accès au second tour lorsque l'abstention est élevée, mais permet en revanche celle de plus de deux candidats s'ils franchissent ce seuil. Les candidats en lice au second tour peuvent ainsi être trois, un cas de figure appelé « triangulaire ». Les second tours où s'affrontent quatre candidats, appelés « quadrangulaire » sont également possibles, mais beaucoup plus rares[15],[18].
Sondages
[modifier | modifier le code]Passage à un scrutin proportionnel
[modifier | modifier le code]En , d'après une enquête d’opinion réalisée par Mascaret pour l'institut Odoxa pour Public Sénat, 74 % des Français sont favorables à l'entrée en vigueur d'un scrutin proportionnel intégral pour les futures élections législatives[19].
Intentions de vote
[modifier | modifier le code]| Sondeur | Date | Échantillon | EXG | NFP | DVG | ENS | DVC | DVD | LR | RN et alliés | DLF | REC | Autres | ||||
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| LFI | LÉ | PCF | PS | UDR | RN | ||||||||||||
| Sébastien Lecornu est à nouveau nommé Premier ministre (10 octobre 2025). | |||||||||||||||||
| Ifop | 7-8 octobre 2025 | 1 386 | 1 % | 24 % | 4 % | 14 % | — | 3 % | 12 % | 35 % | 1 % | 4 % | 2 % | ||||
| 1 % | 10 % | 17 %[20] | 3 % | 13 % | — | 2 % | 11 % | 36 % | 1 % | 4 % | 2 % | ||||||
| 1 % | 8 % | 19 %[20] | 3 % | 13 % | — | 2,5 % | 11 % | 36 % | 1 % | 3,5 % | 2 % | ||||||
| OpinionWay | 6-7 octobre 2025 | 1 012 | 2 % | 24 % | — | 16 % | — | — | 13 %[21] | 34 % | — | 5 % | 6 % | ||||
| 2 % | 13 % | 13 % | — | 15 % | — | — | 13 %[21] | 33 % | — | 5 % | 6 % | ||||||
| 2 % | 9 % | 18 % | — | 14 % | — | — | 12 %[21] | 33 % | — | 6 % | 6 % | ||||||
| Sébastien Lecornu présente sa démission à Emmanuel Macron, qui l'accepte (6 octobre 2025). | |||||||||||||||||
| Sébastien Lecornu est nommé Premier ministre (). | |||||||||||||||||
| Le gouvernement Bayrou tombe après la non-confiance de l'Assemblée nationale (). | |||||||||||||||||
| Ifop | 5-8 septembre 2025 | 1 089 | 1 % | 9 % | 19 %[20] | 3 % | 14 % | — | 2 % | 12 % | 33 % | 2 % | 4 % | 1 % | |||
| 1,5 % | 24 %[20] | 5 % | 14 % | — | 2,5 % | 12 % | 34 % | 2 % | 3,5 % | 1,5 % | |||||||
| Cluster17 | 5-7 septembre 2025 | 1 010 | 1 % | 25 %[20] | 5,5 % | 14 % | 1 % | 2 % | 13 % | 29 % | 1,5 % | 4 % | 4 % | ||||
| 1 032 | 1 % | 11 % | 16 %[20] | 3 % | 13 % | 1 % | 2 % | 13 % | 29 % | 1,5 % | 4,5 % | 5 % | |||||
| 1 040 | 1 % | 14 % | 14 %[20] | 3 % | 12,5 % | 1 % | 3 % | 12 % | 29 % | 1,5 % | 4 % | 5 % | |||||
| Harris | 4-5 septembre 2025 | 2 017 | 1 % | 10 % | 19 % | 4 % | 15 % | — | — | 10 % | 33 % | — | 5 % | 3 % | |||
| 1 % | 26 % | 6 % | 16 % | — | — | 10 % | 33 % | — | 5 % | 3 % | |||||||
| Ifop | 29 août-1er septembre 2025 | 1 369 | 1 % | 11 % | 15 %[20] | 4 % | 15 % | — | 3 % | 13 % | 32 % | 1,5 % | 3,5 % | 1 % | |||
| 1 % | 25 %[20] | 5 % | 15 % | — | 2 % | 13 % | 33 % | 1,5 % | 4 % | 0,5 % | |||||||
| Elabe | 28-29 août 2025 | 1 563 | 2 % | 23,5 % | 6,5 % | 14 % | — | 2,5 % | 10,5 % | 31,5 % | — | 5 % | 4,5 % | ||||
| 1,5 % | 10 % | 16,5 % | 5 % | 13,5 % | — | 3 % | 10,5 % | 31 % | — | 4,5 % | 4,5 % | ||||||
| François Bayrou annonce se soumettre à un vote de confiance de l'Assemblée nationale le 8 septembre 2025 (). | |||||||||||||||||
| Elabe | 3-5 juin 2025 | 1 610 | 2 % | 21 % | 6,5 % | 15,5 % | — | 3,5 % | 10 % | 32,5 % | — | 3 % | 6 % | ||||
| 1,5 % | 10 % | 16 % | 3,5 % | 15,5 % | — | 3 % | 10,5 % | 33 % | — | 2,5 % | 4,5 % | ||||||
| Ifop | 3-4 juin 2025 | 1 500 | 0,5 % | 9 % | 5 % | 3 % | 12 %[20] | 3 % | 16 % | — | 2 % | 10 % | 0,5 % | 34 % | 1 % | 2,5 % | 1,5 % |
| 1 % | 11 % | 13 %[20] | 4 % | 18 % | — | 1,5 % | 11 % | 0,5 % | 35 % | 1,5 % | 2 % | 1,5 % | |||||
| 0,5 % | 21 %[20] | 7 % | 18 % | — | 2 % | 11 % | 1 % | 35 % | 1 % | 2 % | 1,5 % | ||||||
| Marine Le Pen est condamnée à une peine d'inéligibilité de 5 ans avec exécution provisoire (). | |||||||||||||||||
| Ifop | 5-6 février 2025 | 1 377 | 1 % | 14 % | 13 %[20] | 2 % | 15 % | — | 1 % | 13 % | 1 % | 35 % | 1 % | 3 % | 1 % | ||
| 1,5 % | 8 % | 19 %[20] | 2,5 % | 15 % | — | 1 % | 12 % | 0,5 % | 35 % | 1 % | 3 % | 1,5 % | |||||
| Résultats | N/A | 1,14 % | 28,06 % | 1,53 % | 20,04 % | 1,22 % | 3,60 % | 6,57 % | 3,96 % | 29,26 % | — | 0,75 % | 5,09 % | ||||
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Vote de confiance le 8 septembre : François Bayrou va engager la responsabilité du gouvernement ; les partis d'opposition prévoient de ne pas voter pour. Retrouvez les informations des 25 et 26 août », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Chute du gouvernement : l'Assemblée nationale a refusé la confiance à François Bayrou | LCP - Assemblée nationale », sur lcp.fr (consulté le )
- ↑ La rédaction, « Chute du gouvernement: François Bayrou présentera sa démission ce mardi, un nouveau Premier ministre nommé "dans les tout prochains jours"... Suivez notre direct », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ « Budget 2026 : Emmanuel Macron peut-il dissoudre l'Assemblée nationale dès cet automne ? », sur TF1 INFO, (consulté le )
- ↑ « Dans sa première réaction lapidaire, Macron écarte une nouvelle dissolution immédiate », sur Le HuffPost, (consulté le )
- ↑ « A Matignon, Le Pen et Bardella demandent une « dissolution ultrarapide » », sur 20 Minutes, (consulté le )
- ↑ « Nicolas Sarkozy au Figaro : «Il n’y aura pas d’autre solution que la dissolution» », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Emmanuel Macron apporte son « soutien total » à la « démarche » de François Bayrou ; Edouard Philippe juge « assez inéluctable » une dissolution en cas de blocage », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jean-François Monier, « François Ruffin demande la démission d'Emmanuel Macron | TV5MONDE - Informations », sur information.tv5monde.com, (consulté le )
- ↑ « Comme LFI, Zemmour prône la démission de Macron face à la crise politique », sur 20 Minutes, (consulté le )
- ↑ « LFI va déposer une motion de destitution contre Macron si Bayrou n'obtient pas la confiance », sur euronews, (consulté le )
- ↑ « LFI déposera une motion de destitution du président de la République "pour débloquer la situation", assure Manuel Bompard », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ « Le PS se dit « prêt à gouverner » et réclame Matignon pour la gauche et les écologistes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Vote de confiance : reçu à Matignon, Gabriel Attal dit vouloir « chercher le compromis » avec « d’autres forces politiques » », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- « Législatives 2024 : l'essentiel en questions-réponses », sur vie-publique.fr (consulté le ).
- ↑ Articles L126 et L162 du code électoral
- ↑ « Législatives 2024 : dates, mode de scrutin, enjeux… tout savoir sur l'élection des députés », La Provence, (lire en ligne
)
- ↑ Camille Kress, « Triangulaire, quadrangulaire : Pourquoi certaines circonscriptions auront à choisir entre plus de deux candidats dimanche ? », sur Les Surligneurs, (consulté le ).
- ↑ Hélène Roué, « 74 % des Français favorables à la proportionnelle intégrale pour les législatives, selon un sondage », sur lejdd.fr, (consulté le ).
- Avec Place publique
- Avec l'UDI