Processus de changement

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Chaque changement comme une nouvelle organisation, la perte d'un travail ou d'un être cher... est nécessairement suivi d'un processus psychique, appelé le processus de changement ou de deuil[1]. Il est du à un changement d'habitude, de routine et peut provoquer un sentiment de révolte[2]. Les études sur ce processus ont débuté avec les recherches de Elisabeth Kübler-Ross, qui, elle, s'intéressait au réaction émotionnelle d'une personne en diagnostic de maladie terminale.

Comprendre le processus de changement permet de mieux comprendre la personne et de savoir comment parler de la difficulté[1]. Dans les entreprises, les managers peuvent apprendre ce processus dans le but de comprendre leur employé et les réorienter, ou simplement les aider[3],[4].

Dans le processus de changement, on distingue deux phases. Il y a la première phase: la phase descendante, durant cette phase la personne n'entendra pas les arguments rationnels, elle est submergée par ses émotions. La deuxième phase est la phase ascendante: la personne va chercher à faire face au changement et trouver la solution[1]. On peut aussi le séparer en trois parties[4] :

  1. La fin du passé, c'est-à-dire oublier l'ancienne situation pour pouvoir s'investir dans la nouvelle
  2. Une zone d'entre deux, c'est un moment de confusion.
  3. Le renouveau, l'adoption des nouveaux comportements à adopter[4]...

Dans ces différentes phases et parties, on identifie différentes émotions liées au changement:

Phase 1 : phase descendante

  • Le déni, la sidération : la situation semble irréaliste, elle n'est pas acceptée par la personne.
  • La colère : cela semble injuste et la personne recherche un coupable.
  • La résistance ou le marchandage : la personne préférait la situation avant et a du mal à faire autrement.
  • La tristesse : la décompensation ou l'impuissance, la personne ne pense pas pouvoir changer son habitude et veut abandonner. La tristesse peut être liée à de la culpabilité et de la honte, ainsi la personne a une baisse d'estime de soi-même. Dans certains cas, cette étape peut devenir une dépression.

Phase 2 : phase ascendante

  • La résignation : l'acceptation rationnelle du changement.
  • L'expérimentation : liée à l'envie d'essayer et de savoir comment faire.
  • La décision : la personne redevient positive.
  • L'intégration : c'est le regain d'intérêt pour soi[1].

En particulier pour la phase descendance, la durée est plus ou moins longue en fonction du changement opéré et/ou de chaque individu[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Processus de deuil et résilience », sur www.handipacte-mde.fr (consulté le 28 mars 2019)
  2. Rédaction Capitalrh, « Accompagner le changement, piloter le changement, le processus du changement », sur halliantis (consulté le 28 mars 2019)
  3. « La courbe du changement : Mobiliser les acteurs : La conduite du changement : Flexi-Formation : Entreprises », sur www.flexijobsglobal.com (consulté le 28 mars 2019)
  4. a b et c « Le changement comme processus | Manager in Progress », sur www.managerinprogress.com (consulté le 28 mars 2019)