Procédure de destitution de Donald Trump

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Des opposants au président américain Donald Trump font valoir, dès le début de son mandat, en 2017, qu’il s’est livré à des activités passibles d'induire sa destitution (impeachment), notamment à la suite de l’affaire du Russiagate. Les démocrates se montrent d’abord assez réticents à déclencher une telle procédure, mais le font finalement en , dans le cadre d’une controverse avec l’Ukraine.

Historique[modifier | modifier le code]

Discours d'Al Green sur l'impeachment du président Donald Trump, le .

La demande de destitution existait avant même que Donald Trump ait pris le pouvoir, mais les débats et requêtes ont gagnés en intensité à partir de du fait du soutien de certains membres républicains du Congrès à cette idée, dans le cadre des soupçons de collusion avec les services secrets russes lors de la campagne présidentielle américaine de 2016[1],[2].

Le , la controverse concernant Donald Trump et l'Ukraine conduit Nancy Pelosi, initialement réticente à cette idée à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, à accepter le déclenchement de la procédure de destitution[3].

Opinion publique[modifier | modifier le code]

De nombreux sondages concernant la destitution sont effectués, les médias jugeant que l'opinion publique peut avoir un impact indirect sur le potentiel d'une procédure de destitution[4],[5]. Une enquête conduite pour CNN en indique que 36 % des Américains souhaitent la destitution de Donald Trump[6]. À la fin septembre, dans le cadre de la controverse avec l’Ukraine, deux sondages (Morning Consult et NPR/PBS/NewsHour/Marista) font état d’un pourcentage quasi identique de sondés soutenant et s'opposant à l’idée d'une procédure de destitution[7],[8]. En , selon un sondage publié par Fox News, 51 % des Américains sont favorables à cette destitution, contre 42 % selon le même sondage réalisé en juillet[9],[10].

Succession potentielle[modifier | modifier le code]

Si Donald Trump était mis en accusation et condamné, les personnes à venir dans l'ordre de succession présidentielle sont le vice-président, actuellement Mike Pence, puis la présidente de la Chambre des représentants, actuellement Nancy Pelosi, puis le président pro tempore du Sénat, actuellement Chuck Grassley. Selon plusieurs spécialistes, une des raisons pour lesquelles l'opposition n'est pas entièrement derrière la procédure, est que les démocrates ne sont guère plus enthousiasmés par Mike Pence, reconnu comme plus conservateur que Donald Trump[11],[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Elizabeth Drew, « Trump : The Presidency in Peril », sur The New York Review of Books (consulté le 28 mai 2017).
  2. « Qui va décider de l'éventuel “impeachment” de Donald Trump ? », 20 minutes, (consulté le 20 mai 2017).
  3. « Nancy Pelosi, lanceuse malgré elle de la procédure de destitution de Trump », sur L'Obs, (consulté le 25 septembre 2019).
  4. (en) « How unpopular is Donald Trump ? », sur FiveThirtyEight (consulté le 16 juin 2017).
  5. (en) « CEOs to Trump : You're failing », sur CNNMoney.com, (consulté le 16 juin 2017).
  6. « Enquête russe : ce qui va changer pour Donald Trump », sur Le Figaro, (consulté le 25 septembre 2019).
  7. (en-US) « Voter Support for Impeachment Grows Amid Ukraine Scandal », sur Morning Consult, (consulté le 6 octobre 2019).
  8. (en) « Poll : Americans Split on House Impeachment Inquiry », sur National Public Radio, (consulté le 6 octobre 2019).
  9. « 51 % des Américains souhaitent la destitution de Trump », sur L'Écho, (consulté le 12 octobre 2019).
  10. « Sondage Fox News inquiétant pour Trump », sur Le Quotidien, (consulté le 12 octobre 2019).
  11. « Qui est vraiment Mike Pence, l'homme qui pourrait remplacer Trump s'il était destitué ? », sur Les Inrocks, .
  12. « Sexiste, homophobe… Et si le vice-président Mike Pence était pire que Trump ? », sur Marianne, .

Articles connexes[modifier | modifier le code]