Prix Montesquieu

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Le prix Montesquieu est un prix scientifique international qui vise à récompenser la meilleure thèse d'histoire des idées politiques en langue française. Il est décerné uniquement tous les deux ans par l'Association française des historiens des idées politiques (A.F.H.I.P.).

Histoire[modifier | modifier le code]

Institué en 1989 par l'Association française des historiens des idées politiques, le prix Montesquieu rend hommage au penseur éponyme qui a profondément marqué l'histoire du droit, des institutions et des idées politiques. Cette récompense honore des travaux d'excellence, rédigés en français, concernant toutes les périodes de l'histoire. Initialement décerné chaque année, le prix est depuis 2005 attribué uniquement tous les deux ans.

Jury[modifier | modifier le code]

Le jury est composé d'universitaires et de spécialistes d'histoire des idées politiques. Le processus d'évaluation et de sélection s'étend sur plusieurs mois. Le prix donne lieu à la remise d’un diplôme lors d'une cérémonie à l'Université d'Aix-en-Provence et est doté de 1.500 €.

Lauréats[1][modifier | modifier le code]

Années Lauréats Travaux récompensés
1989 Marc Péna Le stoïcisme et l’Empire romain. Historicité et permanences.
1990 Philippe-Jean Quillien Histoire et politique de Paul Valéry.
1991 Christophe Boutin Politique et tradition. L'Œuvre de Julius Evola (1898-1974).
1992 Éric Gasparini La pensée politique d'Hippolyte Taine : entre traditionnalisme et libéralisme.
1993
  • Philippe Claret
  • Edouard Richard
  • La notion de personnalité nationale. Essai d'analyse comparée des théories modernes françaises et anglo-saxonnes.
  • Ernest Renan, penseur traditionaliste ?
1994 Patrick Charlot La démocratie dans l'œuvre de Charles Péguy.
1995 Non attribué
1996 Brigitte Verel Magistère catholique et libéralisme de Grégoire XVI à Pie X. L'aspect français.
1997 Éric Gojosso Le concept de République en France (XVIe-XVIIIe siècles).
1998 Olivier Tholozan Henri de Boulainvilliers : l'anti-absolutisme aristocratique légitimé par l'histoire.
1999 Edouard Tillet La constitution anglaise, un modèle politique et institutionnel dans la France des Lumières.
2000 Anne-Sophie Chambost Proudhon, un anarchiste et le droit.
2001 Aurélie Du Crest Pouvoir monarchique et modèle familial (XVI-XVIIIe siècles).
2002 Florence Laget La pensée politique de Jean-Baptiste Say. Droit et politique au service de l'ordre libéral.
2003 Ahmed Slimani La modernité du concept de nation au XVIIIe siècle (1715- 1789) : apport des thèses parlementaires et des idées politiques du temps.
2004 Non attribué
2005-2006 François Quastana La pensée politique de Mirabeau (1771-1789) : républicanisme classique et régénération de la monarchie.
2007-2008 Anthony Mergey L'Etat des physiocrates : autorité et décentralisation.
2009-2010 Julien Broch L'école des Politiques (1559-1598) et la construction de l'Etat royal.
2011-2012[2] Sébastien Le Gal Origines de l’état de siège en France.
2013-2014 Thomas Branthôme La genèse des libertés sociales. Le droit de s’associer face à l’impératif d’ordre.
2015-2016 Raphaël Cahen Friedrich Gentz (1764-1832) : Penseur post-Lumières et acteur du renouveau de l’ordre européen au temps des révolutions.
2017-2018[3] Thérence Carvalho La physiocratie dans l’Europe des Lumières. Circulation et réception d’un modèle de réforme de l’ordre juridique et social.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Prix Montesquieu », sur cerhiip.univ-amu.fr (consulté le 19 novembre 2018)
  2. Yann-Arzel Durelle-Marc, « Nomôdos: AFHIP Prix Montesquieu », sur Nomôdos, (consulté le 19 novembre 2018)
  3. Florent Garnier, « Prix Montesquieu 2018 », Hi-D. Carnet de recherche pour la valorisation de la formation et de la recherche en histoire du droit et des idées politiques,‎ (lire en ligne, consulté le 19 novembre 2018)