Prix Martorell

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Le Prix Martorell d'archéologie (en espagnol Premio Martorell de Arqueología) était un prix décerné tous les cinq ans par un jury de cinq membres désignés par la municipalité de Barcelone à une œuvre, manuscrite ou imprimée, traitant d’archéologie espagnole et doté de 20 000 pesetas, provenant du legs de Francesc Martorell Peña en 1878.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les candidats devaient déposer leur mémoire à la mairie de Barcelone avant le 15 octobre de l’année précédente.

Selon la qualité des travaux présentés, le jury avait trois options :

  • décerner le prix ;
  • décerner le prix et des accessits ;
  • ne pas décerner le prix mais seulement des accessits (dont le montant est fixé par la mairie de Barcelone en fonction de l’importance de l’œuvre et des possibilités financières de la fondation Martorell).

Son verdict était rendu public le 23 avril, fête de Saint Georges, patron de la Catalogne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Francesc Martorell Peña (1822-1878), agent de change et commerçant, passionné d’archéologie, léga à la ville de Barcelone une somme de 125 000 pesetas dont les intérêts accumulés devaient servir à instituer un prix quinquennal de 20 000 pesetas, destiné à récompenser l’auteur, espagnol ou étranger, de la meilleure œuvre traitant d’archéologie espagnole.

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1887 :
    • Prix décerné à Henri et Louis Siret : Les premiers âges du métal dans le Sud-Est de l’Espagne. Publié à Anvers en 1887.
    • Accessit (10 000 pesetas) : Emil Hübner : La Arqueología de España. Publié à Barcelone en 1888.
  • 1892 :
    • Le prix n'est pas décerné.
    • 3 accessits :
      • Rudolph Beer (5 000 pesetas) : Scriptorum Hispaniense Medii Aevi.
      • Louis Siret (5 000 pesetas) : L’Espagne préhistorique (non publié)[1].
      • Jorge Bonsor (1 000 pesetas) : Carte du Guadalquivir de Cordoue à Séville. Exploration archéologique des rives du fleuve en 1890. (Publié par la Hispanic Society of América).
  • 1902 :
    • Prix décerné à Pierre Paris : Essai sur l’Art et l’industrie de l’Espagne primitive. Publié en 1904 à Paris.
    • Accessit (5 000 pesetas) : Josep Gudiol Cunill (ca) : Nocions d’Arqueologia Sagrada Catalana. Publié à Vich en 1908.
  • 1912 :
    • Prix décerné à égalité à:
      • Enrique de Aguilera Gamboa, marquis de Cerralbo : Páginas de la Historia Patria por mis excavaciones arqueológicas (5 vol.) (autre titre d'après la Mairie de Barcelone: Estudio de protohistoria Española)[2].
      • Ferran de Sagarra i de Siscar (es) : Sigilografía Catalana. Publié par la mairie de Barcelone en 1916 et 1922[2].
  • 1917 (en raison de la guerre mondiale, le prix a été décerné en 1919) :
    • Prix décerné à Josep Gudiol Cunill (ca) : Arqueología litúrgica de la Provincia Eclesiástica Tarragonina.
  • 1922 :
    • Prix décerné à R. Domènech y Muntaner : Armorial Històrich de Catalunya.
  • 1932 : Pas de prix décerné.
  • 1937 : Probablement pas de concours en raison de la guerre civile.
  • 1957 :
    • Prix décerné à Domingo Fletcher Valls, Enrique Pía Ballester et José Alcacer Grau : La bastida de Les Alcuses y el problema ibérico.

Sur le web :

  • Prat Puig, Francisco aurait reçu le prix Martorell par l’Institut d'Estudis Catalans en 1935 (ce qui est curieux comme date), sans plus de précision.
  • Beltrán Martínez, Antonio aurait reçu le prix Martorell en 1971 (logiquement ce devrait être en 1972) pour Los grabados del Barranco de Balos, Canarias. Publié en 1974.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1921, mettant de l’ordre dans ses archives, Louis Siret écrit en avant-page d’une copie de son manuscrit, conservée au Musée Archéologique National de Madrid :
    « Cette étude a été présentée au concours Martorell de 1892. Le jury n’a pas décerné le grand prix ; il a accordé : un accessit de 5000 ptas au présent mémoire, un accessit de 5000 ptas au mémoire présenté par le Dr Rudolf Beer de la Bibliothèque impériale de Vienne, et un accessit de 1000 ptas à Mr. Georges Bonsor. L’ayuntamiento imposait comme condition que les manuscrits devaient rester sa propriété. Je n’ai pas accepté cette condition (le manuscrit comportait deux volumes de planches) ; on l’a remplacée par l’obligation de remettre à l’ayuntamiento soixante exemplaires de l’ouvrage quand il serait publié. N’ayant jamais publié, je n’ai pas touché le montant de l’accessit qui est resté honorifique. Le présent mémoire est un résumé trop succinct.
    Herrerías, 26 Avril 1921. Louis Siret. »
  2. a et b (es) « Páginas de la Historia. Una obra inédita », sur museocerralbo.mcu.es, Museo Cerralbo (consulté le 5 mai 2015)
  3. (ca) Francisco Garcia Alonso, Arqueologia i Política : La gestió de Martín Almagro Basch al capdavant del Museu Arqueològic Provincial de Barcelona (1939-1962), Barcelone, éd. Université de Barcelone, , 408 p. (ISBN 978-84-475-3628-3), p. 187

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]