Prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science

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Logo du programme « Pour les Femmes et la Science ».

Les prix L’Oréal - UNESCO « Pour les Femmes et la Science » ont été créés en 1997[1] par L'Oréal et l'UNESCO afin de récompenser des chercheuses accomplies ayant contribué au progrès scientifique dans les domaines des sciences de la vie et de la matière[2],[3]. Ils ont pour objectif d'améliorer la représentation des femmes dans les carrières scientifiques en reconnaissant et en mettant en lumière leurs contributions aux progrès de la science. Le programme permet ainsi de sensibiliser les jeunes femmes à la vocation scientifique[4],[5].

Depuis 2000, 5 chercheuses, une par continent, sont distinguées chaque année. Depuis leur création, les prix sont remis lors d'une cérémonie qui se déroule à Paris.

Parmi les lauréates, quatre ont reçu le prix Nobel :

Le même partenariat entre L'Oréal et l'UNESCO attribue également des Bourses internationales pour les talents jugés prometteurs parmi les jeunes chercheuses des différents continents.


Lauréates[modifier | modifier le code]

1998[modifier | modifier le code]

2000[modifier | modifier le code]

2001[modifier | modifier le code]

2002[modifier | modifier le code]

2003[modifier | modifier le code]

2004[modifier | modifier le code]

2005[modifier | modifier le code]

2006[modifier | modifier le code]

2007[modifier | modifier le code]

2008[modifier | modifier le code]

2009[modifier | modifier le code]

2010[modifier | modifier le code]

2011[modifier | modifier le code]

  • Faiza Al-Kharafi (Koweït): "for her work on corrosion, a problem of fundamental importance to water treatment and the oil industry; for her notable contributions to electrochemistry with particular emphasis on corrosion and catalysis".
  • Vivian Wing-Wah Yam (Asia-Pacific): "for her work on light-emitting materials and innovative ways of capturing solar energy; for her pioneering contributions in the molecular design of photo-active materials that are particularly relevant to solar energy conversion".
  • Anne L'Huillier (France): "for her work on the development of the fastest camera for recording the movement of electrons in attoseconds (a billionth of a billionth of a second); for her pioneering experimental and theoretical contributions to harmonic light generation as a base technology for attosecond science".
  • Silvia Torres-Peimbert (Mexique): "for her work on the chemical composition of nebulae which is fundamental to our understanding of the origin of the universe; for her fundamental contribution to the studies of nebulae that have led to a better understanding of the chemical evolution of galaxies and the universe".
  • Jillian Banfield (Australie/États-Unis): "for her work on bacterial and material behavior under extreme conditions relevant to the environment and the Earth; for pioneering achievements in environmental science integrating chemical, biological, mineralogical, and proteogenomic influences".

2012[modifier | modifier le code]

  • Jill Farrant (Afrique du Sud) : "Pour la découverte des mécanismes qui permettent aux plantes de survivre dans des conditions de sécheresse".
  • Ingrid Scheffer (Australie) : "Pour l’identification des gênes impliqués dans certaines formes d’épilepsie".
  • Frances Ashcroft (Royaume-Uni) : "Pour ses contributions à la compréhension de la sécrétion d’insuline et du diabète chez le nouveau-né".
  • Susana López Charretón (Mexique) : "Pour avoir identifié le mode d’action des rotavirus, responsable chaque année de 600 000 décès d’enfants".
  • Bonnie Bassler (États-Unis) : "Pour la compréhension du langage chimique par lequel les bactéries communiquent entre elles, ouvrant la voie vers de nouveaux traitements des infections"[6].

2013[modifier | modifier le code]

  • Marcia Barbosa (Brésil) : "for discovering one of the peculiarities of water which may lead to better understanding of how earthquakes occur and how proteins fold which is important for the treatment of diseases."
  • Deborah S. Jin (États-Unis) : "for having been the first to cool down molecules so much that she can observe chemical reactions in slow motion which may help further understanding of molecular processes which are important for medicine or new energy sources."
  • Francisca N. Okeke (Nigeria): "for her significant contributions to the understanding of daily variations of the ion currents in the upper atmosphere which may further our understanding of climate change."
  • Reiko Kuroda (Japon) : "for discovering the functional importance of the difference between left handed and right handed molecules which has wide applications including research on neurodegenerative diseases such as Alzheimer's."
  • Pratibha L. Gai (Royaume-Uni) : « for ingeniously modifying her electron microscope so that she was able to observe chemical reactions occurring at surface atoms of catalysts which will help scientists in their development of new medicines or new energy sources. »

2014[modifier | modifier le code]

2015[modifier | modifier le code]

2016[modifier | modifier le code]

2017[modifier | modifier le code]

  • Niveen Khashab (Arabie Saoudite) : Pour sa contribution au développement de matériaux hybrides intelligents destinés à améliorer le ciblage des médicaments et pour le développement de nouvelles techniques pour suivre l’activité d’antioxydants au cœur des cellules.
  • Michelle Simmons (Australie) : Pour sa contribution révolutionnaire à l’électronique quantique et atomique, du transistor atomique à l’ordinateur quantique
  • Nicola Spaldin (Suisse) : Pour son travail pluridisciplinaire avant-gardiste de prédiction, de description et de création de nouveaux matériaux aux propriétés magnétiques et ferroélectriques commutables
  • Zhenan Bao (États-Unis) : Pour ses travaux exceptionnels et sa maîtrise du développement de polymères fonctionnels extensibles utilisés pour l’électronique grand public, le stockage d’énergie et les applications biomédicales
  • María Teresa Ruiz (Chili): Pour sa découverte de la première naine brune et ses travaux pionniers sur les étoiles de faible luminosité, y compris les étoiles en fin de vie (naines blanches)[7]

2018[modifier | modifier le code]

  • Heather Zar (Afrique du Sud) Médecine et sciences de la santé/pédiatrie, pour le programme de recherche de pointe sur la pneumonie, la tuberculose et l'asthme, sauvant la vie de nombreux enfants dans le monde entier.
  • Meemann Chang (Chine) Sciences biologiques/Paléontologie, pour ses travaux pionniers sur les fossiles, qui ont permis de mieux comprendre comment les vertébrés aquatiques se sont adaptés à la vie sur terre.
  • Caroline Dean (Royaume-Uni) Sciences biologiques/biologie moléculaire, pour ses recherches novatrices sur la façon dont les plantes s'adaptent à leur environnement et au changement climatique, ce qui conduit à de nouvelles façons d'améliorer les cultures.
  • Amy Austin (Argentine) Écologie et sciences de l'environnement, pour sa contribution remarquable à la compréhension de l'écologie des écosystèmes terrestres dans les paysages naturels et modifiés par l'homme.
  • Janet Rossant (Canada) Sciences biologiques/biologie du développement, pour ses recherches exceptionnelles qui ont permis de mieux comprendre comment les tissus et les organes se forment dans l'embryon en développement[8].

2019[modifier | modifier le code]

  • Najat Saliba (Liban) Chimie analytique et atmosphérique. Récompensée pour ses travaux pionniers dans l’identification d’agents cancérigènes et autres substances toxiques présentes dans l’air des pays du Moyen-Orient, et dans les nouveaux diffuseurs de nicotine et narguilés.
  • Maki Kawai (Japon) Chimie / Catalyse. Récompensée pour son travail précurseur dans la manipulation de molécules séparées à l’échelle atomique pour transformer la matière et créer des matériaux innovants.
  • Karen Hallberg (Argentine). Physique / Physique de la matière condensée. Récompensée pour le développement d’approches informatiques de pointe permettant de comprendre la physique de la matière quantique.
  • Ingrid Daubechies (Belgique / États-Unis) Mathématiques / Physique mathématique. Récompensée pour sa contribution exceptionnelle au traitement numérique de l’image et du signal, fournissant des algorithmes courants et polyvalents pour la compression de données.
  • Claire Voisin (France) Mathématiques / Géométrie algébrique. Récompensée pour ses travaux exceptionnels en géométrie algébrique. Ses découvertes pionnières lui ont permis de résoudre des questions fondamentales sur la topologie et les structures de Hodge des variétés algébriques complexes[9].

2020[modifier | modifier le code]

  • Abla Mehio Sibai (Liban) Médecine et sciences de la santé . Récompensée pour ses travaux pionniers et son engagement en faveur de l’amélioration du vieillissement en bonne santé dans les pays à faible et moyen revenu et pour leur impact sur les politiques et programmes sanitaires et sociaux.
  • Esperanza Martínez-Romero (Mexique) Écologie et sciences de l’environnement. Récompensée pour ses recherches pionnières sur l'utilisation de bactéries respectueuses de l'environnement pour favoriser la croissance des plantes afin d'augmenter la productivité agricole tout en réduisant l'utilisation d'engrais chimiques.
  • Kristi Anseth (États-Unis) Sciences biologiques. Récompensée pour sa contribution exceptionnelle à la convergence de l'ingénierie et de la biologie afin de développer des biomatériaux innovants aptes à promouvoir la régénération tissulaire et un ciblage plus efficace des médicaments.
  • Firdausi Qadri (Inde) Sciences biologiques. Récompensée pour ses travaux exceptionnels dans la compréhension et la prévention des maladies infectieuses touchant les enfants des pays en voie de développement, pour la mise en place d'un diagnostic précoce et d'une campagne de vaccination ayant un impact sur la santé mondiale.
  • Edith Heard (Royaume-uni) Sciences biologiques. Distinguée pour ses découvertes fondamentales sur les mécanismes régissant les processus épigénétiques permettant aux mammifères de réguler l’expression correcte des gènes essentiels à la vie[10].

Bourses internationales pour les talents prometteurs[modifier | modifier le code]

Le même partenariat entre L'Oréal et l'UNESCO attribue également des Bourses internationales UNESCO-L'Oréal, offrant jusqu'à 40 000 $ US sur deux ans à quinze jeunes femmes scientifiques engagées dans des projets de recherche exemplaires et prometteurs[11]. L'attribution de bourses a débuté en 2000[12] avec une bourse d'un an de 20 000 $ US et dix bourses ont été décernées annuellement jusqu'en 2003. En 2003, le nombre de bourses est passé à 15, puis en 2006, la période de subvention a été portée à deux ans et le montant de la bourse a été porté à 40 000 $ US. En 2015, l'intitulé Talents prometteurs de demain (Rising Talent) a été adopté[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation des prix Helena Rubinstein « Pour les Femmes et la Science », UNESCO, 12 décembre 1997
  2. Vidéo: "La tendance philanthropique: Focus sur le programme L'Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science" , 13 juin 2016 sur BFM Business
  3. "L'oreal Unesco awards honorees hope to raise the voice of the female scientific community an octave"
  4. Présentation du Prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science sur le site Futura-sciences.com
  5. Présentation vidéo du Prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science
  6. 14e Prix L’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science, 2012
  7. La Fondation L’OREAL et l’UNESCO révèlent le palmarès 2017 de la 19e édition du Prix pour les femmes et la science
  8. « La Fondation L’OREAL et l’UNESCO révèlent le palmarès 2018 de la 20e édition du Prix pour les femmes et la science », sur Unesco,
  9. « Pour les femmes et la science: ouverture du prix aux mathématiques et à l'informatique », sur L'Oréal,
  10. « Le Prix international L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science distingue cinq chercheuses dans les sciences de la vie », sur Unesco (consulté le 12 février 2020)
  11. « Bourses coparrainées Unesco/L’Oréal pour les jeunes femmes se consacrant à l'étude des Sciences de la vie », sur Portal.unesco.org
  12. « Sciences et égalité des genres. Bourses Internationales UNnesco-L’Oréal, 2012 », sur Unesco,
  13. « Talents prometteurs de demain 2015 », sur Unesco,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]