Siège de Chaves

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Siège de Chaves

Informations générales
Date 1er siège du 10 mars au 12 mars 1809
2e siège du 21 mars au 25 mars 1809
Lieu Chaves (Portugal)
Issue 1er Victoire française
2e Victoire portugaise
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de la Suisse Suisse (présence de contingents suisse)
Drapeau du Royaume du Portugal Royaume de Portugal
Commandants
Jean-de-Dieu SoultBernardim Freire de Andrade
Forces en présence
23 000 soldats réguliers dont 3 000 cavaliers
Cependant seulement un peu plus de deux régiments français participèrent à cette bataille.
5 000
Pertes
Minimes, 2 dragons recensés600 tués ou blessés
Nombreux prisonniers

Guerres napoléoniennes

Batailles

Deuxième campagne de Portugal et du Nord de l'Espagne (1809)

Chaves · Villafranca (1re) · Braga · Amarante · Lugo · Porto (1re) · Vigo · Grijó (en) · Porto (2de) · Ponte Sampaio


Le siège de Chaves se déroule le .

Contexte[modifier | modifier le code]

Cette bataille est aussi appelée prise de Chaves car le but de l'opération était la prise de cette ville portugaise à la frontière espagnole, ceci bien que la bataille se déroula hors des murs.

Cette bataille s'inscrit dans le cadre de la seconde invasion française du Portugal dirigée par le maréchal Soult. Le but de cette invasion était d'assujettir le Portugal à l'Empire français et de le forcer à respecter le blocus économique qu'avait instauré Napoléon sur l'Angleterre. Après le combat de Monterrey contre les Espagnols et la bataille du défilé de Verin où plus de quatre mille Portugais furent chassés de leur position, les Français se dirigent vers Chaves. C'est une des toutes premières bataille — après la défaite portugaise du défilé de Vérin— en territoire portugais.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Les Portugais sont au nombre de cinq mille. Cependant, ces forces n'attaquèrent pas conjointement. Les forces d'invasion françaises sont au nombre de 23 000, mais peu d'entre elles participeront à cette bataille, ceci en raison de la faiblesse des effectifs portugais les affrontant. Le combat se déroule le 10 mars en deux étapes : d'abord par la déroute d'un corps de 2 000 Portugais sur la rive gauche de la Tamega près du village de Feces de Abaxo, enfin par l'offensive d'un détachement de la garnison de Chaves de 3 000 hommes qui est repoussée.

Un détachement ennemi en effet s'est réuni près de Fexes de Abaxo, « fort de 2 000 hommes et occupant une belle position ». Cette troupe fait partie d'un corps d'armée que le général Freire avait réuni et organisé dans la province portugaise de Tras-Los-Montes. Les Français traversèrent la rivière Tamega et « après une charge vigoureuse » mirent en déroute les deux mille Portugais. Pendant ce temps, un autre détachement de trois mille hommes de la garnison de Chaves s'avance sur le flanc droit de l'armée française, ceci tandis qu'une nuée de tirailleurs portugais firent un feu très meurtrier depuis une position retranchée inaccessible à la cavalerie. 50 dragons du 19e régiment mirent pied à terre et chassèrent les tirailleurs.

La garnison de Chaves fut quant à elle attaquée de front par le 17e régiment d'infanterie légère et tournée sur son flanc droit par le 19e dragons. La garnison se débanda et plus de 600 Portugais restèrent sur le champ de bataille.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les Français eurent à déplorer des pertes minimes. La ville de Chaves cependant ne se rendit aux Français que le 12 mars 1809. Forte d'une garnison de six mille hommes, il fallut en effet que Soult menace de passer la garnison au fil de l'épée en cas d'assaut pour que la ville se rende. La garnison portugaise s'enfuit dans la nuit du 11 au 12.

Une fois Chaves prise, les Français se dirigent vers Braga, ce qui donnera lieu à la bataille de Braga.

Les malades, les blessés, et tous les hommes inutiles furent laissés à Chaves sous la protection d'une faible garnison. La faiblesse des effectifs de cette garnison sera préjudiciable ultérieurement aux Français. En effet les troupes coalisées (anglaises mais surtout espagnoles et portugaises) parviendront aisément, une fois que Soult se sera avancé plus au sud, à former des milices puis à reprendre cette ville (ainsi que d'autres points stratégiques), bloquant ainsi les lignes de communications et d'approvisionnement françaises avec la Galice. Ce blocage des lignes associé à une révolte hispano-portugaise dans cette région et accompagné d'un débarquement de troupes anglaises sont les principales raisons qui firent de la deuxième invasion du Portugal un projet avorté (les Français s’arrêtèrent à Porto).

Notes et références[modifier | modifier le code]