Prise d'otages du vol 8969 Air France

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Prise d'otages du vol 8969 d'Air France
Description de cette image, également commentée ci-après

L'Airbus A300 F-GBEC, assurant le vol Air France 8969, à l’aéroport de Londres-Heathrow en 1982.

Informations générales
Date 24 -
Lieu Aéroport d'Alger - Houari Boumédiène, puis
Aéroport de Marseille Provence
Issue Libération des otages
Belligérants
Drapeau de la France France GIA
Commandants
Denis Favier Abdul Abdallah Yahia
Forces en présence
30 hommes du GIGN 4 hommes
Pertes
9 blessés
(dont un grièvement)
4 morts
229 otages délivrés
16 blessés civils (13 passagers et 3 membres de l'équipage)
3 otages exécutés

Guerre civile algérienne

La prise d'otages du vol Air France 8969 (AF8969, AFR8969), vol d'Air France reliant Alger à Paris, par quatre membres du Groupe islamique armé (GIA), se déroula du 24 au .

La prise d'otage commence à Alger, où l'appareil, un Airbus A300 de 220 passagers, stationne deux jours ; l'avion décolle ensuite vers Paris mais doit faire une escale à Marseille pour un ravitaillement en carburant, au cours de laquelle l'assaut réussi du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) met fin au détournement. Seize personnes sont blessées lors de l'assaut.

À la suite de l'assaut du GIGN à Marseille, la prise d'otage se solde par la mort des quatre terroristes islamistes algériens et par celle de trois passagers, exécutés auparavant pour faire pression lors des négociations avec les gouvernements algérien puis français. L'objectif présumé des terroristes était de faire exploser l'avion en vol sur la tour Eiffel ou la Tour Montparnasse[1]. Le plan du GIA semble préfigurer les attentats du 11 septembre 2001, sept ans plus tard.

Cet événement a entraîné l'arrêt des vols d'Air France vers l'Algérie jusqu'en 2003.

Contexte[modifier | modifier le code]

Durant la guerre civile algérienne, le Groupe islamique armé (GIA) s'en prend régulièrement aux ressortissants français. Ainsi le 24 octobre le 1993, Djamel Zitouni enlève trois fonctionnaires du consulat de France qui sont finalement libérés, porteurs d'un message du GIA en forme d'ultimatum. Il « enjoint aux étrangers de quitter le territoire national [algérien] avant le 1er décembre [1993] »[2]. Le 3 août 1994, trois gendarmes et deux employés de l'ambassade française sont tués[3].

Dans cette prise d'otage, les quatre algériens membres du commando font partie du GIA. Le meneur est Abdul Abdallah Yahia, alias « l'Émir », 25 ans, ancien marchand de légumes et proche de Djamel Zitouni[4],[5]. Les trois autres se nomment Mustafa Chekienne, Makhlouf Benguetaff et Salim Layadi[6]. Ils sont surnommés par les passagers le tueur (celui qui abattra les deux premiers otages), le maboule et Bill, en raison de leur comportement[7]. L'enquête sur le détournement de l’Airbus établira que le commando avait des complicités au niveau de l'aéroport et que l'un des quatre pirates avait de solides connexions avec l'ambassade de France à Alger : son frère était l'un des chauffeurs de l'ambassade[8].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Début de la prise d'otage à Alger[modifier | modifier le code]

Le , à l'aéroport Houari Boumedienne d'Alger, grâce à la complicité d'un inspecteur de la police des frontières, quatre hommes armés, arrivent au pied de l'appareil dans un véhicule portant le label Air France. Ils entrent à 11 h 5 dans l'avion, un Airbus A300 de 220 passagers, lors de l'embarquement du vol AF8969 et se présentent à l'équipage de cabine comme policiers, puis vérifient les passeports des passagers. Les autorités algériennes, s'inquiétant de l'immobilisation de l'avion, envoient le Groupement d'intervention spécial (l'équivalent algérien du GIGN, dont les membres sont surnommés « ninjas ») près de l'avion. Constatant leur approche, les quatre hommes les désignent comme « impies » en arabe, puis prennent le contrôle de l'avion, déclarant être des mujâhidîn et brandissant des armes et des explosifs. Ils exigent des femmes de se voiler et de ne pas s'asseoir à côté des hommes ; certaines sont contraintes de répéter trois fois la chahada, la phrase rituelle de profession de foi musulmane, sans valeur sous la contrainte[9].

Le commando exige la libération de deux responsables du Front islamique du salut : Abbassi Madani et Ali Belhadj. Devant le refus des autorités algériennes, les preneurs d'otage exécutent à 14 heures un premier passager, qu'ils ont identifié comme un officier de police algérien car il a exhibé une carte officielle de la Sûreté algérienne, sur la passerelle avant de l'avion. Quelques minutes après, ils reprennent contact avec la tour de contrôle de l'aéroport et exigent des autorités qu'elles laissent l'avion décoller, menaçant d'exécuter d'autres passagers en cas de refus — l'avion étant bloqué parce qu'une passerelle d'embarquement y était encore attachée. Les terroristes demandent ensuite que les « ninjas » s'écartent de l'avion et reculent la passerelle d'embarquement, mais les autorités algériennes refusent. À contrario, la cellule de crise des autorités françaises à Paris, en contact avec les autorités algériennes, estime qu'il est préférable de laisser décoller l'avion. Les autorités algériennes font intervenir la mère du chef du commando, en lui faisant prendre contact par radio pour le supplier de se rendre. Cette action, loin d'émouvoir Abdul Abdallah Yahia atteint de complète dépersonnalisation, le met en colère et l'incite à faire abattre un second passager, Bui Giang To, un conseiller commercial de l’ambassade du Vietnam, dont le cadavre repose également en haut de la passerelle[9].

Le Premier ministre français, Édouard Balladur, négocie alors la libération des femmes et des enfants en échange de l'autorisation de décoller pour Paris. Le commando accepte et libère 63 passagers. Mais quand l'ordre est donné au colonel des « ninjas » de reculer la passerelle, celui-ci refuse[10].

Les négociations entre les terroristes et les gouvernements français et algérien se terminent dans une impasse. À 21 h 30, le 25 décembre, un des otages, Yannick Beugnet[11], 28 ans, cuisinier de l'ambassade de France à Alger, est choisi parmi les passagers pour envoyer un message radio à la tour de contrôle, l'informant que si l'avion ne peut décoller immédiatement, tous les passagers seront exécutés. La situation avec les autorités algériennes restant au point mort, il est abattu à 22 h d'une balle dans la tête et son corps jeté hors de l'avion. Le commando envoie un nouveau message à la tour de contrôle, en menaçant de tuer un passager toutes les trente minutes si l'autorisation de décoller pour Paris n'est pas donnée.

Édouard Balladur propose alors l'intervention du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) sur l'aéroport d'Alger, mais le gouvernement algérien refuse. Denis Favier, le chef du GIGN, reçoit l'ordre de « projeter » ses hommes sur Majorque, île espagnole la plus proche d'Alger, sans risquer un incident diplomatique pour cause d'ingérence. L'unité d'élite, acheminée sur place dans un « sister-ship » (Airbus en tout point semblable pour se familiariser avec l'appareil et préparer l'intervention), reste 17 heures clouée sur le tarmac de l'aéroport de Palma avant de redécoller vers la métropole[12].

À la suite de l'assassinat du jeune Français, le Premier ministre exige et obtient le décollage de l'avion, en menaçant de rendre l'Algérie officiellement responsable de la mort des otages aux yeux de la communauté internationale et d'arrêter l'aide financière donnée à l'Algérie dans sa guerre civile. Entre-temps, le commando abat un quatrième otage, un vieil homme en train de craquer au fond de l'avion. Le à 2 heures du matin, près de quarante heures après le début de la prise d'otage, le vol AF 8969 est autorisé à quitter Alger sous la pression du gouvernement français. Les contrôleurs aériens reçoivent secrètement l'ordre de dire aux preneurs d'otages que leur réserve de carburant est trop entamée pour aller jusqu'à Paris. La ville de Marseille est alors choisie comme escale pour effectuer un plein de carburant. Le commando du GIGN quitte l'Espagne (de Majorque où il s'était positionné) et rejoint l'aéroport de Marseille-Marignane, vingt minutes avant le vol 8969[12].

Atterrissage à Marseille[modifier | modifier le code]

Le vol AF 8969 se pose à Marseille le 26 décembre à h 12 du matin. Fatigués par la prise d'otage, le commando maintient le silence radio et en profite pour dormir.

Durant le trajet de l'avion, les services du ministre de l'Intérieur Charles Pasqua — parmi lesquels figurent Jean-Charles Marchiani et Bernard Guillet — sont informés de l'objectif probable des preneurs d'otages (via un appel anonyme reçu par le consulat de France à Oran) et décident que l'avion ne doit pas quitter Marseille, quel qu'en soit le coût[12].

Le commando prend contact avec la tour de contrôle marseillaise et exige 27 tonnes de carburant. Huit tonnes auraient suffi pour rejoindre Paris, ce qui conforte le gouvernement français dans l'idée que leur intention est de transformer l'avion en bombe volante. De son côté, le commando explique qu'il souhaite rejoindre Paris pour y donner une conférence de presse. Les autorités lui répondent que personne ne veut apporter l'essence, que tous les journalistes sont à Marseille et donc qu'il ne sert à rien d'aller jusqu'à Paris. La solidité de l'argument perturbe le commando, qui accepte l'organisation d'une conférence. Il tombe alors dans le piège imaginé par le GIGN qui propose de dégager l'avion de l'avant pour la tenue de cette conférence de presse : le commando accepte, vide l'avant de l'avion de ses passagers, ceux-ci étant amenés vers l'arrière de l'appareil. L'organisation de la conférence doit permettre non seulement de gagner du temps pour préparer l'offensive et vérifier que les portes de l'avion ne sont pas piégées avec des explosifs mais aussi d'accentuer la fatigue du commando[9].

L'assaut du GIGN[modifier | modifier le code]

Illustration reproduisant l'assaut du GIGN du Vol Air France 8969.

En début d'après-midi, le GIGN est prêt à intervenir, mais à 15 h 45, le chef du commando terroriste, exaspéré par l'attente, exige du commandant de bord de l'Airbus A300 de déplacer l'avion vers la tour de contrôle, peut-être pour y faire sauter l'avion. Ce mouvement impromptu perturbe le GIGN, qui doit se réorganiser. La conférence de presse est alors à nouveau repoussée, sous le prétexte que les journalistes ne sont pas prêts ; le commando a définitivement perdu patience et l'un de ses membres ouvre une fenêtre latérale du cockpit et mitraille la tour de contrôle au point que le PDG d'Air France, Christian Blanc, est contraint de se jeter à terre[9].

À 17 h 12, le commandant du GIGN, Denis Favier, donne alors le signal de l'assaut qui peut être suivi en direct sur LCI[13]. Trois passerelles motorisées s'approchent de l'avion, deux vers les portes arrière avec 11 hommes de chaque côté, et une passerelle de 8 hommes à l'avant de l'appareil. Ils ouvrent avec difficulté la porte avant droite, car la passerelle est trop haute et bloque l'ouverture de la porte[14]. Elle est reculée puis avancée à nouveau une fois la porte ouverte, blessant un homme du GIGN. Les membres du commando réfugiés dans le cockpit tirent à travers la cloison, les gendarmes ripostent avec leurs Manurhin .357 Magnum, HK MP5 et leurs grenades paralysantes. Le premier gendarme à pénétrer dans l'avion est Eric Arlecchini, dit « Arlé »[15],[16] qui se met en appui face à l'arrière de l'appareil pour couvrir le reste du groupe. Il est suivi de Thierry Prungnaud qui s'approche du cockpit et parvient, sous l'effet de la surprise, à tuer un terroriste et à blesser le chef du commando, avant de recevoir un feu nourri des deux autres terroristes au moment même où il s'apprête à en neutraliser un troisième. Une rafale de Kalachnikov AK-47 le touche à l'avant-bras et lui fait rater sa cible, une seconde rafale le touche encore à l'avant-bras et vient déchiqueter le kevlar de son gilet pare-balles, une troisième rafale d'Uzi le touche à la poitrine et se termine par une balle brisant la visière de son casque, le projetant en arrière[17]. L'échange de tirs se poursuit entre les hommes du GIGN et le dernier preneur d'otages, caché sous la tablette de navigation. Celui-ci lance une grenade qui atterrit près de Thierry Prungnaud, toujours au sol, qui a le réflexe de tourner le dos à l'objet pour se protéger de l'explosion.

À 17 h 18, l'ensemble des passagers et du personnel navigant commercial est évacué par les portes arrière de l'appareil via les toboggans de secours. Malgré la violence de la fusillade, moins de trente personnes sont blessées. Avec les sirènes des ambulances comme fond sonore, le commandant Favier envoie un message radio laconique à la tour de contrôle : « Opération terminée, pertes limitées »[13].

Les caméras de télévision sont braquées sur l'avion lorsqu'un membre d'équipage (le copilote Jean-Paul Borderie) se jette du cockpit par un hublot latéral qu'il ouvre pour fuir la fusillade ; dans sa chute, il se casse le bras et le fémur. Dans l'avion reste toujours l'OMN (Officier Mécanicien Navigant) et le commandant de bord, ainsi que le dernier preneur d'otage. Ce dernier oppose une forte résistance et blesse des gendarmes du GIGN, épargnant les deux derniers membres d'équipage de l'avion.

À 17 h 29, soit vingt minutes après le début de l'assaut, le dernier terroriste est abattu d'une balle dans le cœur. Plus de 1 000 balles ont été tirées au cours de l'assaut[9].

Note : le film L'Assaut, tout comme le livre de Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h sur lequel il est basé[18], indique que le troisième pirate de l'air n'a pas été abattu par Thierry Prungnaud, mais par un tireur d'élite placé hors de l'avion.

Bilan[modifier | modifier le code]

  • À Alger, trois passagers ont été tués par les terroristes (un policier algérien, le diplomate vietnamien Bui Giang To, et le français Yannick Beugnet).
  • À Marseille, neuf membres du GIGN ont été blessés, dont un grièvement, ainsi que treize passagers et trois membres de l'équipage. Tous les terroristes ont été tués.
  • L'Airbus A300 (F-GBEC), trop endommagé par les tirs et les explosions, ne put être remis en service et fut réformé par Air France.

À ce jour, cette délicate opération anti-terroriste est considérée comme l'une des plus grandes réussites du GIGN. Après cette mission, le Groupe recevra d'ailleurs des compliments de nombreuses autres unités d'intervention, notamment des SAS britanniques, pourtant habituellement avares en la matière[19].

Les quatre membres du commando sont inhumés en France, leurs familles n'ayant pas réclamé leurs corps[9].

Alger fut déclarée « zone à risque » ce qui isola encore plus l'Algérie[réf. souhaitée]. Cet événement entraîna aussi l'arrêt des vols réguliers d'Air France vers l'Algérie jusqu'en 2003.[réf. souhaitée]

Nationalité Passager Équipage Total
Algérie 100 0 100
France 75 12 87
Allemagne 10 0 10
Irlande 5 0 5
Norvège 5 0 5
Royaume-Uni 5 0 5
Etats-Unis 5 0 5
Pays-Bas 3 0 3
Vietnam 1 0 1
Total 209 12 221

Équipage[modifier | modifier le code]

Il y avait à bord douze membres d'équipages, tous volontaires pour effectuer ce vol « sensible » en Algérie[9] :

  • Commandant : Bernard Delhemme
  • Co-pilote : Jean-Paul Borderie
  • Mécanicien : Alain Bossuat
  • Stewards et hôtesses : Christophe Morin, Claude Burgniard, Gilles Dunis, Christiane Adenot, Nicole Chauvin, Silviane Bidault, Anne Dufrène, Richard Cleret et Ludovic Ulmer

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux, Éditions Toucan, , p. 221
  2. « grands-reporters.com/ », sur grands-reporters.com,‎ .
  3. Frédéric Pons, Algérie, le vrai état des lieux, Calmann-Lévy, , p. 303.
  4. L'Express, Partie 3, Presse-Union, 1996.
  5. Revue militaire suisse, Volume 141, 1996.
  6. Fabrice Drouelle, Affaires sensibles : 40 ans d'histoires qui ont secoué la France, Robert Laffont, , p. 73.
  7. Mayday-Dangers dans le ciel, saison 2 ép. 3
  8. Nicolas Marmié, « Les connexions des pirates de l’Airbus », sur jeuneafrique.com,‎ .
  9. a, b, c, d, e, f et g Christophe Hondelatte, émission Hondelatte raconte sur Europe 1, 21 octobre 2016.
  10. Gilbert Thiel, Solitudes et servitudes judiciaires, Fayard, , p. 128.
  11. « Le film L'Assaut sort mercredi: la femme d'un otage tué se souvient », Philippe Chapleau, blog « Lignes de défense » sur Ouest-france.fr, 8 mars 2011 (consulté le 21 mai 2016).
  12. a, b et c Christophe Cornevin, « 54 heures d'angoisse, 16 minutes de guerre », sur lefigaro.fr,‎ .
  13. a et b « Vol AF-8969 : "On entendait passer les balles" », sur Europe 1,‎
  14. Le GIGN s'est en effet entraîné sur un avion vide, alors que l'avion plein est affaissé de quelques cm.
  15. L'assaut de Marignane raconté par Thierry P., sur le site du GIGN, gign.org.
  16. Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h, L'Assaut, p. 247.
  17. Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h, L'Assaut, p. 248.
  18. Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h, L'Assaut p. 270.
  19. Site non officiel du GIGN

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Bertaud, 54 heures d'angoisse : Noël 94-l'Airbus d'Alger : une hôtesse témoigne, Paris, Éditions Jean-Claude Lattès, (ISBN 2-709-61831-1)
  • Zahida Kakachi et Christophe Morin, Le vol Alger-Marseille : Journal d'otages, Paris, Editions Plon, (ISBN 2-259-20375-2)
  • Roland Môntins, Gilles Cauture et Denis Favier, L'assaut : GIGN, Marignane, 26 décembre 1994, 17 h 12, Paris, Éditions Riaux, (ISBN 2-849-01063-4) (Roland Môntins a participé à l'assaut de l'Airbus).
  • Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h, L'assaut, le GIGN au cœur de l'action, Paris, Oh! éditions, (ISBN 978-2-915-05676-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [vidéo] Video de l'assaut - Video de l'assaut du GIGN sur l'avion (Archives INA).
  • [vidéo] Interview - Interview (Archives INA).