Printemps des arts de Monte-Carlo

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Le festival Printemps des Arts de Monte-Carlo organise un événement musical de taille qui réunit des musiciens originaires du monde entier. Sous la direction de Marc Monnet (musicien et compositeur), le festival revisite les grands classiques de la musique tout en accueillant des créations exclusives contemporaines. Depuis plus de 30 ans, sous la présidence de S.A.R, la Princesse de Hanovre, le festival Printemps des Arts de Monte-Carlo vivifie la vie culturelle de la principauté.

Historique[modifier | modifier le code]

Daniel Barenboïm, Ruggero Raimondi, Ileana Cotrubaș furent les premiers solistes à se produire au festival. À partir de 1987 se succèdent Margaret Price, Alicia de Larrocha et une série d’opéras baroques plus ou moins inédits. Pour n’en citer que quelques-uns on découvre les Chinoises de Glück sous la direction de René Jacobs, Le Peintre parisien de Cimarosa, Flavio de Haendel… Au fil des festivals, les affiches ne cessent d’impressionner : Menuhin, Rampal, Marielle Nordmann, Renata Scotto, Montserrat Caballe, Nikita Magaloff, Lazar Berman, le Quatuor Juilliard, Shirley Verret, Yo-Yo Ma, Rostropovitch, Murray Perahia, Vladimir Ashkenazy, Anne-Sophie Mutter, Radu Lupu se succèdent pour des soirs étoilés. En 1993, Luciano Pavarotti s’y produit lui aussi.

Outre les grands noms de la scène classique, de « jeunes pousses » ont fait leur début au Printemps des Arts comme Repin, Vengerov et Cecilia Bartoli. Beaucoup ont été marqués par la découverte du baryton Thomas Quasthoff au corps meurtri et au talent inouï qui aujourd’hui bouleverse et émerveille les grands lieux de concerts.

En parallèle des grands solistes, le Printemps accueillit également des orchestres de renommée mondiale : le philharmonique de Los Angeles dirigée par André Prévin en 1987, le Symphonique de Berlin dirigé par Riccardo Chailly en 1988, la Philharmonique tchèque dirigée par Václav_Neumann en 1990 et le Philharmonia de Londres dirigé par Lorin Maazel en 1997.

Les dernières années du XXe siècle furent marquées par la fin de la série des opéras baroques pour laisser place à des créations d’opéras modernes mais encore bien classiques comme Dorian Gray de Lowell Liebermann en 1996 d’après l’œuvre sur l’homosexualité supposée d’Oscar Wilde, Des Saisons en enfer de Marius Constant en 1999 et encore Cécilia de Charles Chaynes en 2000.

Au cours de ces années, le Printemps des Arts se fraya un chemin du côté du théâtre avec des pièces célèbres. Pierre Dux et Denise Gence se produisirent dans Les Chaises de Ionesco en 1989, Geneviève Casile en 1996, Laurent Terzieff en 1997, le duo Michel Bouquet-Claude Brasseur dans une poignante confrontation imaginaire entre le chef d'orchestre Furtwängler et un officier de l’armée américaine en 2001.

Le Printemps des Arts ne se cantonne pas à la musique et développe l’exposition des arts plastiques pendant un temps : des sculptures furent installées dans les jardins dès 1989 à l’instigation de la galeriste newyorkaise Marisa Del Re. Ainsi, Botero fut à l’honneur en 1999 dans toute la principauté. Le Printemps des Arts avait plus d’un tour dans son sac pour impressionner les amateurs d’art moderne. En 1999, Pogorelich, pianiste yougoslave se produit dans la salle Garnier où il interpréta le récital de Chopin et la célèbre Marche funèbre.

En 1992 Antoine Battaini laissa sa place de directeur artistique à Rainier Rocchi nouveau Directeur des Affaires culturelles. Il mit à l’honneur l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo. Rocchi modernisa le Printemps des Arts en actualisant la programmation et en faisant apparaître du jazz avec notamment Didier Lockwood.

Mais l’aventure du Printemps des Arts ne faisait que commencer et l’arrivée à la Direction du musicien compositeur Marc Monnet renouvela le festival. Grâce à lui, le festival atteint la notoriété qu’il a aujourd’hui. À partir de 2003, le nouveau directeur changea considérablement la programmation en redéfinissant l'identité sonore du Printemps des Arts : la musique classique côtoie désormais la musique plus contemporaine. Marc Monnet ne se cantonne pas aux salles classiques de concert, mais réquisitionne des lieux nouveaux et parfois insolites comme des musées et même des parkings ! La plus grande originalité est sans conteste la création du « Voyage surprise » qui emmène le public en bus ou en train dans des lieux insolites pour des concerts gardés secrets ! Un des grands noms que l’on peut retenir de ces dernières années du Printemps des Arts est celui de Pierre Boulez qui enchanta la Salle du Sporting avec l'Ensemble intercontemporain qu’il dirigea pour le festival en 2006. Le Printemps des Arts réunit également autour de lui les plus grands orchestres d'Europe : particulièrement en 2012, où le festival a invité le London Symphony Orchestra, le Tonhalle-Orchester Zürich et le Sächsische Staatskapelle Dresden pour jouer les symphonies de Bruckner[1]. Le festival recherche aussi des influences culturelles multiples, avec par exemple la venue du Ballet royal du Cambodge et l'orchestre du théâtre Mariinsky dirigé par Valeri Guerguiev en 2013, l'Orchestre symphonique kimbanguiste en 2013 puis en 2017.

Les programmes depuis 2003[modifier | modifier le code]


2003 (25 avril – 4 mai) « Nouvelles aventures »[modifier | modifier le code]

Lors de cette première édition sous la direction de Marc Monnet, de nombreuses soirées consacrées à des compositeurs centraux de l'histoire de la musique ont été inaugurées sous l'appellation de "portraits" : Portrait de Beethoven, Portrait de Marc Charpentier, Portrait de Janáček, Portrait de la Renaissance avec les œuvres de Lowe, Purcell, Druce, Jenkins et Guy. De même, l'équipe du festival organisa des "Nuits" à thème : Nuit italienne (musiques populaires, musique romantique, musique du XIVe siècle, musique contemporaine) avec en vedette le Stefano Di Battista Quartet. Au cours de la même soirée, six concerts de 30 minutes donnés deux fois présentaient une sélection d'œuvres de Rossini, de Berio, de Nono, de la musique de Ligurie : Le Trallallero, une sélection de compositeurs de musiques populaires de Gênes et enfin toute une suite d'œuvres sur la contemplation amoureuse dans l'Italie du XIVe siècle.
La Nuit de la voix suivi avec les œuvres de Machaut, Mahler, Kurtag, Berio, Mozart et Schumann.

Une commande de la SOGEDA (Société générale des droits d'auteur de Monte-Carlo) et du Printemps des arts fut exécutée autour des œuvres de Bach, Leroux, Kagel, Beethoven, Webern, Feldman, Stravinsky, Schumann et Schubert.
Enfin, le "Monaco Jazz Festival" se mit aux couleurs du Printemps où on a pu écouter le Stefano Bollani Trio, le Louis Sclavis Quartet et le Esbjörn Svensson Trio.

2004 (2 avril – 18 avril) « Découvertes insolites »[modifier | modifier le code]

L'édition 2004 intitulée Découvertes insolites inaugura le concept de « Voyage surprise ». Le principe est simple, le public se laisse porter en bus ou en train vers des lieux insolites en vue d'assister à des concerts tenus secrets. Cette initiative eut un fort succès qui prouvait la dynamique de ce festival.
Parallèlement, les «Portraits» de compositeurs furent renouvelés avec les portraits de Rameau, Mozart, Debussy et Varèse. Il y eut également plusieurs soirées à thèmes : une Nuit indienne, une Nuit baroque, une soirée de jazz insolite à Monaco et une Nuit du quatuor.
Un nouveau concept fut introduit : « les découvertes imprévues » pendant lesquelles on a pu entendre de la musique médiévale et une musique pour luth.
Dans un esprit plus contemporain, trois installations sonores furent installées intitulées : Wagner en tête, "Dropper" et Percussions virtuelles du GMEM.
La création de 2003 ayant connu un grand succès, Marc Monnet programme 7 commandes/créations de : Gérard Pesson, Andrea Cera, Marc Ducret, Ivan Fedele, Ramon Lazkano, Bruno Mantovani et Martin Ma. La danse entra dans le festival avec la création de Jean-Christophe Maillot et des Ballets de Monte-Carlo autour des 7 commandes précédentes.
Enfin toujours dans ce "culte" de l'insolite une soirée de musique tsigane fut programmée.

2005 (1er avril – 17 avril) « Machine Musique »[modifier | modifier le code]

Cette édition s'organisa en 5 cycles de 3 jours contrairement aux années précédentes:
Premier cycle : Fin de semaine des claviers
Deuxième cycle : Machine infernale et French Jazz Machine
Troisième cycle : Fin de semaine classique et romantique
Quatrième cycle : Nocturnes singuliers
Cinquième cycle : Musiques composites de fin de semaine

Au cours de ces concerts le compositeur Mauricio Kagel fit l'honneur de sa présence. Une exposition exceptionnelle de pianos d'époques fut organisée. Parallèlement, de nouvelles créations pour le Printemps des Arts furent jouées (Betsy Jolas, Louis Sclavis, Phebe's (sons et lumières) et les soirées « Portraits » furent consacrées à Haydn et Schumann. Cette édition fut le théâtre de nouveautés comme une Nuit des ténèbres et des lamentations, une Nuit des clowns, 3 Nuits du jazz, une Journée turque, une Journée des enfants et une série « Comprendre » constituée de 4 conférences didactiques.

2006 (1er avril – 23 avril) « Liszt, Ravel et Dutilleux »[modifier | modifier le code]

L'événement de cette édition fut la présence de Pierre Boulez qui a dirigé Pierre Boulez à Monaco lors d'un concert exceptionnel dans la salle des étoiles au Sporting de Monte-Carlo. Deux pianos à queue trônaient de part et d'autre de la magnifique salle et tout un orchestre interprétait les œuvres de Pierre Boulez. Les Ballets de Monte-Carlo ont participé à cette édition également en interprétant une double création. Les portraits furent consacrés à Liszt, Ravel et Dutilleux. De même, le quatuor Phospho fut l'invité d'honneur de cette édition.

Un nouveau concept fut introduit : les « concerts à domicile » illustrant typiquement la musique de chambre. Pour le côté découverte, on organisa les « Trois jours des métamorphoses », une journée de jazz, un carillon mobile et une « Nuit égoïste » autour des invités et des œuvres de Marc Monnet.
Cette année le festival franchit les frontières de Monaco dans le cadre du « Festival hors les murs » en prélude au Festival. Des musiciens se produisirent à Nice et à Menton.


2007 (30 mars – 21 avril) « Voyages des imaginaires et Portraits »[modifier | modifier le code]

Cette édition s'était organisée autour de « Voyages des imaginaires » avec les interprétations des œuvres de Mauricio Kagel, Yan Maresz, Mauro Lanza, Gérard Grisey, Frédéric Durieux, Jonathan Harvey, Georges Aperghis, Magnus Lindberg, Iannis Xenakis. Les portraits furent ceux de Bach, Bartok et Stravinsky.
Une soirée fut consacrée à la musique du sublime avec les compositeurs : Agostini, Cristobal de Morales, Frank Bedrossian, Carlo Gesualdo

2008 (28 mars – 13 avril) « Portrait Janacek et Intégrale des sonates de Beethoven »[modifier | modifier le code]

Chaque édition ayant son événement celui de l'édition 2008 était l'intégrale des Sonates pour piano de Beethoven en dix récitals. De même, il y eut 4 portraits de compositeurs très originaux : Leoš Janáček, Frédéric Chopin, Olivier Messiaen, Arnold Schönberg.
Des thèmes comme une soirée de musique de chambre, un portrait du XVIIIe siècle, un concert « Ars Nova-Ars Antiqua » et une journée de cinéma et de la musique furent organisés dans le cadre du festival.


2009 (31 mars – 18 avril) « 25e anniversaire »[modifier | modifier le code]

Deux nouveautés apparurent dans cette édition : les master classes et les interventions en collaboration avec l'École supérieure d'arts plastiques de Monte-Carlo
Les soirées découvertes furent consacrées aux musiques étrangères d'Allemagne (Hindenith et Reger), d'Italie et d'Espagne (Albéniz, Luigi Dallapiccola) et de France (Schmitt, Chausson et Koechlin)[2]. On put assister également à un Portrait de Schubert et un « Autoportrait » de Marc Monnet. Il y eut également une Nuit du violoncelle avec les œuvres de Bach, Crumb, Magnard, Felix Mendelssohn, Kurtag, Chostakovitch, Berio, Kagel et Boulez. Le Quatuor Zehetmair se produisit et interpréta Mozart, Hendemith, Schumann, Carter, Holliger, Haydn, Bruckner et Beethoven.
Pour fêter les 25 ans du Printemps des Arts une soirée spéciale fut organisée sur deux Nuits, une « Rouge » et une « Éclatée ». La première était consacrée à Stockhausen et la deuxième présentait des œuvres de Paganini, Berio, Denisov, Fauré, Debussy, Franck.

2010 (15 mars – 6 avril) « Aimez-vous le Printemps ? »[modifier | modifier le code]

L'édition 2010 se déroule sur 3 semaines avec des concerts tous les jours, plusieurs portraits sont présentés tels que Ravel, Brahms et Lachenmann. Des concerts ont été organisés autour du centenaire des Ballets russes, avec des œuvres de Stravinsky, Ravel et Moussorgsky. D'autres concerts eurent lieu autour de la musique de l'esprit, avec des œuvres de Divitis, Ockeghem, Messe de Toulouse.

2011 (28 mars – 10 avril) « Schumann et Fauré »[modifier | modifier le code]

L'édition 2011 change sa formule avec un festival organisé sur 4 week-ends :
Week-end 1 : Turqueries la Porte de la félicité, derviches tourneurs The Whirling Dervishes of Turkey
Week-end 2 : Portrait Gabriel Fauré ; Portrait Schumann
Week-end 3 : Nuit du violon Bach, Bartok, Mozart, Berio, Ysaÿe, Penderecki, Ton That Tiet ; Event/Existing
Week-end 4 : Portrait Schumann[3]


2012 (16 mars – 8 avril) « Accordéon et Bruckner »[modifier | modifier le code]

L'édition 2012 est marquée par la venue des grands orchestres européens pour interpréter les symphonies de Bruckner:
Week-end 1 : Nuit de l'accordéon
Week-end 2 : Nuit du tambourin ; Musique ancienne ; journée surprenante
Week-end 3 : Cycle Bruckner Tonhalle-Orchester Zürich, Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
Week-end 4 : Cycle Bruckner Sächsische Staatskapelle Dresden, London symphony Orchestra, Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo [4]


2013 (15 mars – 14 avril) « Portrait Beethoven et Portrait Bartok »[modifier | modifier le code]

L'édition 2013 propose un festival organisé sur 5 week-ends et le retour du voyage surprise :
Week-end 1 : Portrait Beethoven
Week-end 2 : Portrait Bartok ; voyage surprise
Week-end 3 : Portrait Bartok ; Ballet royal du Cambodge
Week-end 4 : Portrait Stravinsky ; Nuit du Congo ; Musique dégénérée
Week-end 5 : Portrait Bartok ; Portrait Beethoven [4]


2014 (14 mars – 13 avril) « 30e anniversaire »[modifier | modifier le code]

En 2014, le festival Printemps des Arts de Monte-Carlo fête ses 30 ans. Pour cette occasion, un gala anniversaire réunissant de nombreux artistes a lieu le , un livre anniversaire est édité avec Actes Sud, ainsi qu'un timbre anniversaire aux couleurs du festival :

Week-end 1 : Portrait Scriabine ; Portrait Scriabine ; Nuit Hongroise ; Dimanche en piano

Week-end 2 : Portrait Haydn ; Portrait Scriabine ; Nuit Surprenante ; Jeunes talents ; Nuit Baroque

Week-end 3 : Portrait Haydn ; Week end Japon ; Jeunes talents

Week-end 4 : Portrait Sciabine ; Portrait Haydn ; Journée des enfants ; Jeunes talents ; Journée Anniversaire

Week-end 5 : Portrait Haydn ; Hors les murs ; Journée Marocaine

2015 (20 mars – 12 avril) « Bach et Sibelius »[modifier | modifier le code]

© Alain Hanel Pour cette édition, trois portraits de compositeurs sont à l'honneur Bach, Sibelius et Donatoni. Cette année, le festival se déroule sur 4 week-ends et reçoit deux grands orchestres l'Orchestre Philharmonique de Radio France et le BBC Symphony Orchestra.

2016 (19 mars – 10 avril) « Portrait Mahler et musiques au temps du Roi Soleil »[modifier | modifier le code]

© Alain Hanel En 2016, le festival rend hommage à Gustav Mahler avec 8 symphonies interprétées par 4 orchestres allemands (le Deutshes Symphonie-Orchester, l'Orchestre symphonique de Bamberg, l'Orchestre symphonique de la radio de Stuttgart, le NDR Radiophiharmonie Hannover et par l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo. Une exposition monographique retraçant la vie et l’œuvre de Gustav Mahler lui est consacré. Cette édition propose une programmation autour de la musique au temps de Louis XIV, ainsi qu'une journée dédiée aux musiques et danses bretonnes .


2017 (17 mars – 8 avril) « Portrait Berlioz et Concept piano »[modifier | modifier le code]

Pour l'édition 2017, le festival propose divers thèmes à son public : un portrait Hector Berlioz ; Événement Congo ; Musiques de la Renaissance ; Concept piano ; Voyage surprise à Monaco ; Journée des conservatoires ; Jeunes talents ; Monaco Music Forum.


2018 (16 mars - 29 avril) « Mozart et Ives »[modifier | modifier le code]

C'est autour de ces deux grands compositeurs, Mozart et Ives, que s'est articulée l'édition 2018. L'un classique, l'autre moderne, le credo du festival est clair. Le génie de Mozart est mis à l'honneur, de ses œuvres incontournables aux partitions inachevées. Les concertos pour cor ont été brillamment interprétés par l'Orchestra of the Age of Enlightenment dirigé par l’un des plus grands spécialistes de cette musique, Roger Norrington. Les pages inachevées de Mozart, rarement interprétées, ont pu créer une œuvre inédite, le temps d’une soirée.

Ives, pionnier de la musique américaine expérimentale, a créé un « nouveau monde » fait de nouvelles harmonies et de mélodies étrangement instables. Le grand soliste Bertrand Chamayou a notamment interprété avec Tamara Stefanovich Three Quarter-Tone Pieces pour deux pianos accordés avec un quart de ton de différence.

Cette année, Berio était également le fil d’Ariane du festival. En prélude des concerts, ses 14 Sequenze ont été jouées, plongeant le public dans la découverte des richesses de chaque instrument.

Week-end 1 : Musiques américaines ; Musiques de Trouvères ; Monaco Music Forum

Week-end 2 : Jeunes talents ; Musiques américaines et Mozart ; Musiques lettones et américaines ; Musiques américaines

Week-end 3 : Jeunes talents ; Mozart inachevé ; Musiques américaines ; Nuit Morton Feldman ; Mozart ; Voyage surprise ; Workshop IanniX

Week-end 4 : Musiques américaines ; Jeunes talents ; L'opéra d'aujourd'hui ; La clarinette dans tous ses états

Week-end 5 : Danse

2019 (15 mars – 14 avril) « Beethoven et Kagel »[modifier | modifier le code]

La 35ème édition du Festival Printemps des Arts de Monte-Carlo s’est déroulée du 14 mars au 15 avril 2019. Plus de vingt concerts, un film, des rencontres et master-classes ont ponctué cette édition qui mettait à l’honneur les compositeurs Beethoven et Kagel.


Le ton est donné dès l’ouverture du festival : l’orchestre Sinfonia Varsovia et Francois-Frédéric Guy au piano et à la direction présentent l’intégralité des concertos pour piano de Ludwig van Beethoven. Marc Monnet, le conseiller artistique du festival a souhaité rendre hommage à l’œuvre monumentale de Ludwig van Beethoven avant le 250ème anniversaire en 2020. En parallèle, des œuvres de Mauricio Kagel sont présentées en prélude à de nombreux concerts.

Éléments phares de cette édition :

·      3 orchestres : Sinfonia Varsovia, BBC Symphony Orchestra, Orchestre philharmonique de Monte-Carlo

·      4 quatuors : Quatuor Diotima, Quatuor Parker, Quatuor Renaud Capuçon, Quatuor Signum

·      Une Nuit du piano

·     4 concerts présentant les CD du label Printemps des Arts

·     Oktophonie de Stockhausen : la création monégasque de l’œuvre !

·     Musiques et chants traditionnels de Touva avec l’Ensemble Chirgilchin


Week-end 1 : Kagel, Beethoven

Week-end 2 : Debussy, Beethoven, Markeas / Mendelssohn, Brahms; Voyage Surprise

Week-end 3: Britten, Van Dijk, Beethoven, Bartók

Week-end 4 : Reubke, Liszt, Schütz, Stockhausen, Brahms

Week-end 5 : Stravinsky, Kagel, Nuit du piano, musiques et chants traditionnels de Touva   


"Avant" et "Pendant" le festival[modifier | modifier le code]

Outre les concerts et les manifestations artistiques, le festival offre de nombreux événements autour des œuvres jouées, des compositeurs présentés et des artistes. Ainsi, des musicologues interviennent au cours de conférences réalisées avant les concerts.
Un mois avant le lancement du festival, le Printemps des Arts organise les "Jeudis du Printemps". Jusqu'à l'édition 2011, ces "Jeudis" se déroulaient à la Fondation Hartung à Antibes jusqu'à cette année où ils se déroulent à la Galerie Marlborough sur le port à Monaco. Trois Jeudis préludent au festival pour donner un avant-goût des principaux artistes qui se produiront au cours du festival.

Parallèlement, pendant le festival des master classes sont ouvertes aux musiciens avec rtistes qui se produisent au festival.

Les salles[modifier | modifier le code]

Le festival réquisitionne pour ses manifestations plusieurs salles de Monaco et des villes voisines mais aussi des lieux insolites.

À Monaco[modifier | modifier le code]

Musée océanographique[modifier | modifier le code]

Principal musée de la principauté, il ouvre les portes de ses jolies salles d'exposition à des concerts insolites.

Parking des pêcheurs[modifier | modifier le code]

Réorganisé en espace de concert, le Parking des pêcheurs se situe sous le Rocher de la Princ qui ac

Salle Garnier[modifier | modifier le code]

Située au sein de l'Opéra de Monte-Carlo la Salle Garnier offre un décor somptueux pour accueillir les grands récitals de piano et de violon.

Auditorium Rainier III[modifier | modifier le code]

Situé en Bord de mer, l’Auditorium Rainier III se trouve sous le Monte Carlo Grand Hôtel à proximité du Casino de Monte-Carlo et du Port Hercule. C’est une grande salle de concert qui accueille généralement les orchestres philharmoniques.

Salle des Étoiles[modifier | modifier le code]

Située au Sporting d'été, la salle des étoiles est un complexe de spectacles, concerts, évènements qui peut accueillir 1500 spectateurs.

Salle des Princes[modifier | modifier le code]

Située au Grimaldi Forum, la Salle des Princes peut accueillir 1800 spectateurs.

Galerie Marlborough[modifier | modifier le code]

Galerie d'art qui a été inauguré pour la première fois en 1946 à Londres, la galerie Marlborough est un lieu culturel dynamique et riche qui offre des expositions d'arts tout au long de l'année. Elle offre un lieu privilégié pour des rencontres entre artistes et public avant et tout au long du festival.

Théâtre des Variétés[modifier | modifier le code]

Le Théâtre des Variétés est une salle de spectacle moyenne dans laquelle se joue essentiellement du théâtre. Situé dans le quartier de La Condamine à Monaco, elle offre un cadre authentique pour les concerts du festival.

Yacht Club[modifier | modifier le code]

Le festival investit ce magnifique bâtiment aux allures de navire, le temps d'un concert. Le Yacht Club de Monaco est situé sur le quai Louis II.

Conseil National[modifier | modifier le code]

Situé sur le rocher, place de la visitation, le Conseil National se transforme pour l'occasion en salle de concert pour accueillir les musiciens du festival.

Tunnel Riva[modifier | modifier le code]

Normalement utilisé pour le stockage des bateaux Riva, le tunnel devient un lieu insolite et chaleureux le temps d’une soirée.

Grimaldi Forum[modifier | modifier le code]

Situé face à la mer Méditerranée, le centre culturel dispose de 3 salles,1 théâtre, 22 salles de conférences et 3 espaces de restauration. Un lieu pouvant accueillir 3000 personnes !

Dans les villes voisines[modifier | modifier le code]

De nombreuses soirées sont organisées en coproduction avec les villes voisines de Monaco. C'est ce qu'on appelle les concerts "hors les murs". Ainsi, les villes de Beausoleil, Cap d'Ail, Beaulieu, La Turbie, Nice et Menton ont accueilli des concerts du festival.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Programme 2012 » [PDF] (consulté le 21 juin 2018).
  2. « Programme 2009 » [PDF] (consulté le 21 juin 2018).
  3. « RETROSPECTIVE DES OEUVRES JOUEES | HISTORIQUE | Festival Printemps des Arts de Monte-Carlo », sur www.printempsdesarts.mc (consulté le 18 juillet 2017)
  4. a et b « Edition 2017 | Festival Printemps des Arts de Monte-Carlo », sur www.printempsdesarts.com (consulté le 18 juillet 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]